John F. Kennedy: frame 313
source: photos tirées du film 8mm d’Abraham Zapruder, le 22 novembre 1963
Version rehaussée du film d’Abraham Zapruder dont sont tirées les photos du haut.
source: YouTube
Annonce télévisée de l’assassinat de Kennedy et entrevue avec Abraham Zapruder dans les minutes qui ont suivi l’assassinat.
source: YouTube
Selon l’information disponible, cette copie du film de Zapruder a été faite avant que Life Magazine endommage certaines des images sur sa propre copie.
source: YouTube
Quand la mort s’est abattue sur le Rwanda
Pour l’historique du génocide du Rwanda, je reprendrai en partie ici ce que je publiais dans le premier billet de citizen zoo, le 22 février dernier (voir ”Génocide au Rwanda: un survivant”):
Le génocide du Rwanda débuta le 6 avril 1994 et se termina le 4 juillet suivant. Il fut commis dans le cadre d’une guerre civile opposant le gouvernement rwandais, qui s’était auto-proclamé Hutu Power, et le Front patriotique rwandais (FPR), accusé par les autorités d’être essentiellement Tutsi.
L‘ONU estime que quelques 800 000 Rwandais, en majorité Tutsi, ont trouvé la mort durant ces trois mois. Ceux qui, parmi les Hutu, se sont montrés solidaires des Tutsi ont été tués comme traîtres à la cause Hutu.
source: Wikipedia
(article complet ici en français et ici en anglais)
lecture recommandée: ”J’ai serré la main du diable: la faillite de l’humanité au Rwanda” par le Lieutenant-Général Roméo Dallaire
site du Lieutenant-Général Dallaire (en anglais): ici
Pèlerinage au mausolée de Sun Yat-Sen
Le mausolée de Sun Yat-Sen à Nanjing (province du Jiangsu).

photo: Library of Congress
photographie originale en noir et blanc, coloriée par Militaryace
Sun Yat-sen (1866-1925) était un leader révolutionnaire et un homme d’État chinois qui est considéré comme ”le père de la Chine moderne”. Il a eu une influence significative dans le renversement de la dynastie Qing et l’émergence de la République de Chine. Sun Yat-sen, l’un des fondateurs du Kuomintang, a été le premier président de la République de Chine en 1912 et, entre 1917 et 1925, dirigea plusieurs gouvernements basés dans le sud de la Chine qui visaient à réunifier le pays alors en proie aux seigneurs de la guerre. Il a développé une philosophie politique connue sous le nom des Trois principes du peuple (nationalisme, démocratie et bien-être du peuple).
source: Wikipédia
article complet en français ici
”Le premier homme” d’Albert Camus
Le 4 janvier 1960, l’écrivain Albert Camus, prix Nobel de littérature, trouvait la mort dans un accident de voiture. Il avait dans sa sacoche un manuscrit inachevé: ”Le premier homme”, qui consistait en 144 pages écrites à la main. Le manuscrit fut retrouvé dans la carcasse de la Facel-Vega dans laquelle Camus et son éditeur, Michel Gallimard, trouvèrent la mort. Il fallut attendre l’accord de sa fille, Catherine Camus, pour que le manuscrit paraisse enfin en 1994.
Le texte manquait par endroits de signes de ponctuation et des notes débordaient dans les marges. Pour rendre publiable le manuscrit de son mari, Francine Camus s’était appliquée au travail difficile de le dactylographier. Le livre publié se fonde sur le manuscrit original et sur le travail de Francine Camus. ”Le premier homme” était destiné à être le premier volume d’une trilogie qui ne fut évidemment jamais achevée et est, à bien des égards, un roman à part dans l’œuvre d’Albert Camus. Ce roman est avant tout une esquisse d’un roman encore à venir et qui ne connaîtra jamais son aboutissement.
Le manuscrit donne à voir la façon dont Camus travaillait. Au vu du manuscrit et des nombreuses notes qui nous sont parvenus, il apparaît que Camus travaillait par écritures successives. Si certaines phrases sont très abouties et que le texte dans son ensemble présente une cohérence globale, il n’en reste pas moins que Camus émaillait son écriture de notes, de remarques, d’interrogations. Il ne cessait de se questionner sur le choix des mots, les passages à améliorer ou à développer, les détails à approfondir. Travail par constructions successives dont nous n’avons ici que la strate initiale avec toutes ses imperfections.
Certaines phrases sont restées bancales, suspendues à une révision qui ne vint jamais. Le roman se termine d’ailleurs alors que tant de choses restent à dire et que le propos de l’auteur est incomplet. Pourtant ce récit est le plus autobiographique de Camus. Il se déroule intégralement en Algérie, dans la classe la plus pauvre de la population européenne des colons.
Jacques, l’enfant qui constitue le personnage central de ce roman à part, est orphelin de son père qui fut tué au début de la guerre de 1914-1918, victime parmi des milliers d’autres des tirs qui décimèrent les tirailleurs africains repérables à des kilomètres avec leurs uniformes bleu et rouge. Il est élevé par deux femmes : l’une, sa mère, effacée, absente et silencieuse, qu’il aime profondément et dont il va découvrir progressivement l’amour qu’elle lui porte. L’autre est sa grand-mère maternelle, maîtresse femme, brutale, entière, laissant peu de place aux sentiments, avare de mots et d’argent, nécessité oblige.

source: La liberté, 5 janvier 1960

source: La liberté, 5 janvier 1960
Le moment crucial du roman se situe lorsque Jacques, devenu un adulte de quarante ans, se rend sur l’insistance de sa mère, à moitié sourde et illettrée, sur la tombe de ce père qu’il ne connut jamais. Il réalise alors avec toute la brutalité possible l’ironie injuste qui fait de lui un adulte plus âgé que son père, fauché à 29 ans.
De cette révélation va jaillir l’impérieux besoin de comprendre pourquoi et comment on peut être plus âgé que son père, non pas en cherchant à comprendre qui ce père inconnu fut mais on retraçant ce que sa propre vie d’adulte a été jusqu’ici. Qu’est-ce qui en a été le fil conducteur, pourquoi les chemins suivis ont-ils été pris, qui compta et pourquoi ?
Ce roman est le roman du ”qui suis-je” en tant qu’homme adulte et responsable. Qui suis-je au sens des évènements qui ont fait de moi l’être social que je suis, du libre arbitre dont j’ai pu faire preuve, des choix qui m’ont été imposés. De qui ai-je subi l’influence et pourquoi? Malgré une langue imparfaite puisque seulement esquissée, Camus se laisse découvrir en tant que lui-même et nous invite à nous poser les questions sur nos racines, nos choix raisonnés ou non, notre filiation familiale.
”Le premier homme” est un roman d’archéologie qui mérite d’être découvert pour sa dimension profondément humaine.
Publié aux Editions Gallimard – 331 pages
texte adapté de: Thierry Collet et de helsinki.fi
Cycle de la Seymaz – Genève

photos: © C. Walder
source: pyrotechnic.ch
Nouveau cycle de la Seymaz (Genève, Suisse), inauguré pour la rentrée 2007. Le bâtiment est fabriqué en bois, en métal et en verre.
Les élèves de la 904 A y ont créé un blogue qui nous permettra de les suivre pendant leur année scolaire par le biais de leurs compositions de français et des anecdotes de leur vie quotidienne entre les murs de l’école. Ils forment un petit monde dans le monde de l’éducation sur la planète et ils partageront avec nous les hauts et les bas de cette vie qui les mène vers la vie adulte. Nous leur souhaitons bonne chance et vous invitons à visiter leur blogue et à les encourager:
lien:
le Blogue de la 904 A






























