Quand un Airbus atterrit à la surface d’une rivière…
Un récapitulatif en clips vidéos d’un des événements marquants de 2009, alors que le pilote Chesley B. ”Sully” Sullenberger (67 ans) a réussi à faire atterrir son Airbus A320 sur la rivière Hudson, en plein New York, tout juste après le décollage. Des oiseaux étant entrés en collision avec les moteurs de l’appareil ont rendu ceux-ci inopérants. Les 155 personnes à bord s’ent sont sorti indemnes:
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Deus soldats, deux époques…vraiment?

source: Records of the U. S. Marine Corps
En mars dernier, je publiais cette photographie d’un Marine américain prise le 3 août 1965 à Da Nang, au Vietnam, pendant la guerre qui y sévissait. Ce qui nous frappe avant tout sur cette photographie est le jeune âge de ce soldat.

photo: Michael Yon
source: michaelyon-online.com
Cette photographie a été publiée par l’auteur le 12 octobre dernier. Elle a été prise à Nargarkot, au Népal. Ici, ce qui nous frappe est, non seulement le jeune âge de cet autre soldat, mais la ressemblance des traits du visage de celui-ci et de ceux du Marine américain!
Life as in Tehran | December 26, 2009
source: YouTube via iran.blog.lemonde.fr
Voici une vidéo intéressante prise depuis un bus qui nous montre le grand nombre de forces de l’ordre, à pied et en moto, présentes aujourd’hui dans le centre de Téhéran. Puis, en apercevant un manifestant se faire arrêter, les passagers du bus commencent à huer, et scandent :
“Ce mois est celui du sang, Yazid est renversé”
source: iran.blog.lemonde.fr
26 décembre 2009: suivez en direct les manifestations en Iran
Aujourd’hui et demain ont lieu en Iran les commémorations religieuses de Tassoua et de l’Ashoura, en hommage à la mort en martyr de l’Imam Hossein il y a 1300 ans, Imam adulé en Iran et symbole de la résistance contre le despotisme. Une nouvelle fois, l’opposition iranienne à la réélection du présidence Ahmadinejad a décidé de détourner cette événement officiel en manifestation contre le gouvernement iranien. D’autant plus qu’aujourd’hui, cette date tombe en même temps que le 7è jour suivant la mort du Grand Ayatollah dissident Montazeri, jour célébré dans l’Islam chiite. Ses funérailles, lundi dernier, avaient donné lieu à des affrontements entre opposition et forces de l’ordre. Je vous propose donc de suivre en direct, comme si vous y étiez, les manifestations qui frappent aujourd’hui le pays.
source: iran.blog.lemonde.fr
lien en direct: Dentelles et tchador
Débris célestes
Pollution spatiale en orbite basse.
illustration: NASA
Depuis le début de la conquête spatiale en 1957, l’activité humaine a entraîné la production dans l’espace d’un très grand nombre d’objets de toutes les tailles. Quelques 34,000 objets d’une taille supérieure à 10cm ont été observés au moins une fois. Pendant longtemps, les acteurs du domaine spatial ont considéré que l’immensité de l’espace autorisait d’y abandonner sans précaution des objets comme les étages supérieurs, les satellites en fin de vie et des objets divers tels que des boucliers, boulons….
Depuis 1957, il y a eu:
- plus de 4600 lancements
- plus de 200 explosions en orbite
Les évaluations récentes comptabilisent ainsi environ 13000 objets d’une taille supérieure à 10 cm qui sont suivis régulièrement par des capteurs, 200 000 objets d’une taille comprise entre 1 et 10 cm, et 35 000 000 d’objets d’une taille comprise entre 0.1 et 1 cm. Les particules d’une taille inférieure à 0.1 cm sont bien sûr encore plus nombreuses.
Pour les objets d’une taille inférieure à 0.001cm et d’une taille supérieure à 0.1 cm, la pollution créée par l’Homme est maintenant devenue supérieure à l’environnement naturel dû aux météorites.
Comme l’activité spatiale a connu et connaît encore un développement important, le nombre d’objets en orbite ne cesse de croître. L’évolution de la population est guidée à la fois par le rythme des lancements par an (entre 60 et 100) engendrant un nombre d’objets par an pouvant atteindre environ 200, par les explosions en orbite et par les projets de constellations et de micro-satellites.
Cette population d’objets a désormais atteint un niveau, qui sans être dramatique, justifie la mise en place de mesures permettant de préserver l’avenir de l’activité spatiale.

24 juillet 1996 : La première collision répertoriée a eu lieu en 1996 entre le satellite français Cerise et un débris issu d’une explosion d’un étage supérieur d’Ariane .
illustration: CNES
Ajoutons à cela que les débris spatiaux représentent également un risque potentiel sur Terre… Si la plupart des matériaux disparaissent sous l’effet d’un échauffement très important lors de la rentrée atmosphérique, certains éléments peuvent survivre à ces conditions et atteindre le sol.

Jean-Jacques Velasco portant un débris du satellite russe Cosmos 1984 retombé sur Terre le 13 février 1989, et retrouvé en France.
photo: Alain Felix
La production croissante de débris spatiaux produits par les engins automatiques, lanceurs et satellites, est sans doute un des défis majeurs de la prochaine décennie. L’explosion de troisièmes étages de lanceurs, la multiplication des satellites cadavres, génèrent des débris dangereux pour les vols habités et pour les autres satellites opérationnels.
Une réglementation internationale plus sévère se met en place pour empêcher ou du moins réduire cette croissance, pouvant à terme perturber gravement l’activité spatiale.
source du texte: CNES
Pollution spatiale en orbite géostationnaire.
illustration: NASA
D’après le bulletin trimestriel “Orbital Debris Quarterly News” de la NASA, quelques 14,967 objets ou débris se trouvent actuellement en orbite terrestre (données en date du 30 septembre 2009). Ces objets sont suivis par des radars et des télescopes situés sur la Terre, ainsi que par des capteurs spécifiques embarqués sur des satellites ou sur la Station Spatiale .
Les débris et autres objets répertoriés ne sont ni plus ni moins que les satellites, les étages de lanceurs, des débris résultant du détachement de différents éléments de satellites et la dislocation d’engins spatiaux qui tournent autour de la Terre. Certains entrent en collision, formant d’autres débris: d’autres finissent par retomber sur Terre en brûlant dans l’atmosphère. Mais la plupart ont une durée de vie de plusieurs dizaines d’années et posent un réel problème pour l’activité humaine en orbite basse.
La plupart de ces objets (5,565) sont de fabrication russe. Les États-Unis arrivent en deuxième position avec 4,780 objets. Viennent ensuite la Chine (3,153 objets), la France (462 objets), le Japon (188 objets) et l’Inde (171 objets). Enfin, 648 objets appartiennent à d’autres pays.
texte adapté de: flashespace.com
pour plus d’informations: CNES/débris spatiaux
ainsi que: CNES/dossier thématique
“Je me suis servi de pinceaux vivants pour peindre.”
photo: (inconnu)
Lorsque Yves Klein exécute ses “Anthropométries” en 1960, il disait “qu’il peignait avec des pinceaux vivants, en d’autres termes du corps nu de modèles vivants enduits de peinture, ces pinceaux vivants étant constamment placés sous mes ordres, du genre : “un petit peu à droite ; et maintenant vers la gauche ; de nouveau un peu à droite”, etc. Pour ma part, j’avais résolu le problème du détachement en me maintenant à une distance définie et obligatoire de la surface à peindre”
Le 23 février 1960, à son domicile, Yves Klein réalise les empreintes de Rotraut et de Jacqueline qui déposent les traces bleues de leur corps sur une grande feuille de papier blanc fixée au mur en présence de Pierre Restany. L’œuvre est nommée par les participants Célébration d’une nouvelle Ère anthropométrique. Avec ces traces inscrites sur le support, Klein veut fixer dans leur fugacité les marques des “États-moments de la chair”.
“[...] J’ai donc pris des modèles. J’ai essayé. C’était très beau. La chair ; la délicatesse de la peau vivante, sa couleur extraordinaire et si paradoxalement incolore en fait me fascinait… Un jour, j’ai compris que mes mains, mes outils de travail pour manier la couleur ne suffisaient plus. C’était avec le modèle lui-même qu’il fallait brosser la toile monochrome bleue. Non, ce n’était pas de la folie érotique. C’était très beau. J’ai jeté une grande toile blanche par terre. J’ai vidé vingt kilos de bleu au milieu et la fille s’est ruée dedans et a peint là mon tableau en se roulant sur la surface de la toile dans tous les sens. Je dirigeais, en tournant rapidement autour de cette fantastique surface au sol tous les mouvements et déplacements du modèle qui, d’ailleurs, pris par l’action et par le bleu vu de si près et en contact avec sa chair, finissait par ne plus m’entendre lui hurler “encore un peu à droite !”, “là ! revenez en roulant sur le ventre et sur le dos”, “vers ce côté‚ là!”, “écrasez votre sein droit seulement sur cet endroit-là, précis”… et voilà”
Le 9 mars 1960, au 253 rue Saint-Honoré à Paris, sous la direction d’Yves Klein et pendant l’exécution de la Symphonie Monoton-Silence, trois modèles nus s’enduisent de peinture bleue et apposent les empreintes de leur corps sur des papiers blancs, disposés sur les murs et le sol de la galerie. Une gestuelle complexe, mise en scène par Klein, anime les figures d’un étrange ballet, dans lequel les actrices se roulent ou se traînent par les mains sur le sol, sous les yeux de l’assistance. Le public, en habit de soirée, est nombreux, composé d’artistes, de collectionneurs, de critiques et après la performance, un débat général s’ouvre avec la participation de Georges Mathieu et de Pierre Restany.
merci au clown lyrique pour sa précieuse collaboration
Souvenir d’Auschwitz
Ce numéro de tatouage nous apprend que l’homme qui le porte est arrivé à Auschwitz le 27 août 1943 dans un convoi RSHA d’environ 1,500 personnes Juives (hommes, femmes et enfants) du ghetto de Zawierc (Pologne). Les SS ont directement envoyé la moitié de ces déportés aux chambres à gaz.

Arrivée au camp de concentration d’Auschwitz.
photo: (inconnu)
Auschwitz (au sens large: les trois camps principaux -Auschwitz Stammlager, Birkenau et Monowitz- et les sous camps) est le seul camp dans lequel le numéro du prisonnier était tatoué dans la chair. Cela s’explique par l’immensité du camp et par son objectif : la mort des prisonniers à plus ou moins brève échéance.
La décision de tatouer les prisonniers d’Auschwitz et Birkenau, qui n’a pas été décidée ni pratiquée dans d’autres camps (où les matricules attribués étaient essentiellement cousus sur les vêtements) semble avoir été prise du fait de l’immensité du camp, du grand nombre de prisonniers, mais aussi de sa considérable mortalité, en particulier à Birkenau. Cela indique à la fois comment le prisonnier ne devenait que du simple bétail que l’on marquait, mais aussi que chacun était par principe voué à une mort proche même s’il n’avait pas été directement dirigé vers une chambre à gaz. Cela montre aussi la liberté dans la gestion de leurs camps respectifs qu’avaient les commandants.

Prisonniers Juifs tatoués, après leur libération.
photo: (inconnu)
En effet, les déportés arrivant au camp qui étaient immédiatement sélectionnés pour la chambre à gaz n’étaient bien évidemment pas tatoués. Aucun numéro ne leur était attribué : ils devaient disparaître sans laisser de “trace comptabilisable”. Après avoir utilisé différentes méthodes, et après différents incidents (évasions, entre autres), il fut décidé au début de 1943 de tatouer tous les prisonniers.
Le 22 février de cette année, la Kommandantur du camp décide et informe par écrit que désormais devront être tatoués sur l’avant-bras gauche tous les détenus, hommes et femmes. Le lendemain, un transport d’environ 1,000 Juifs, hommes, femmes et enfants, arrive de Breslau. Six hommes sont sélectionnés pour entrer dans le camp et tatoués (n° 104.027 à 104.032). Tous les autres sont envoyés à la chambre à gaz…
La technique utilisée pour le tatouage des numéros sera par aiguilles, chaque chiffre étant tatoué séparément, par une série de piqures individuelles, en général en sur la face externe de l’avant-bras gauche (bien que certains prisonniers, et notamment des femmes, aient été tatoué(e)s sur la face interne). Marcel Stourdze, prisonnier n°157.242 témoigne du procédé: “Pour faire le tatouage, un porte-plume avec, au lieu d’une plume, une épingle […] Vous avez 20 trous pour faire un chiffre”.
source: sonderkommando.info
André Rogerie
photo: (inconnu)
André Rogerie est un jeune résistant qui, après avoir été emprisonné dans 6 camps de concentration différents (en 1943-1944), a été ensuite conduit à Auschwitz-Birkenau en avril 1944. Après sa libération, il témoigna de ces années dans un livre intitulé “Vivre c’est vaincre”, terminé en octobre 1945 et qui a été réédité depuis.
Devenu Général, André Rogerie a reçu en 1994 le prix “Mémoire de la Shoah” de la Fondation Buchmann. Le 16 janvier 2005, à l’Hôtel de Ville de Paris, à l’occasion de la commémoration de la libération du camp d’extermination d’Auschwitz, il fut, avec Madame Simone Veil, l’un des deux rescapés des camps à témoigner.
source: anciens-st-paul-angouleme.org
merci à Leana pour sa précieuse collaboration en me fournissant les précisions concernant l’ homme de la première photographie, ainsi que pour m’avoir aiguillé sur le Général Rogerie.
Mélancolique Liverpool

photo tirée du documentaire de Terence Davies, “Of Time and the City”
Qui suis-je? – 2
Deux photographies et vous n’y arrivez pas? Il s’agit de Jodie Foster, mais oui!
Qui suis-je? – 1
Je ne vous laisse pas chercher plus longtemps, il s’agit du réalisateur de la célèbre série des films Star Wars et des non moins célèbres Indiana Jones, George Lucas, photographié avant qu’il tourne son premier film, ”THX 1138”.




































