Quand la police de Montréal joue de la matraque…
pour aller sur wyzed.net
Québec | une crise sociale en images

publicité: La Fédération autonome de l’enseignement

photo: Édouard Plante-Fréchette

photo: Édouard Plante-Fréchette
De l’utilisation de la matraque…
photo prise lors du Sommet du G20 de Toronto en 2010
photo: (inconnu)
Nous nous répétons : le gouvernement du Québec attend-il qu’il y ait des morts avant de solutionner le conflit étudiant ?

photo: Édouard-Plante Fréchette
Jean Charest,
le premier ministre du Québec,
attend-il qu’il y ait des morts avant de solutionner le conflit étudiant ?
Et comme responsable des dossiers jeunesse au Conseil des ministres du Québec, qu’attend-il pour écouter les doléances de cette jeunesse ?
Un mort ?
Des morts ?
Le gouvernement du Québec attend-il qu’il y ait des morts avant de solutionner le conflit étudiant ?

Francis Grenier, étudiant gravement blessé par une grenade assourdissante lancée par un policier qui aurait explosé tout près de son visage. Le choc a été violent et le sang a giclé.
Deux mois plus tard, il ne distingue que des taches et des couleurs. «Je ne peux pas lire plus de quelques lignes avant d’avoir des maux de tête, dit-il. Une page et j’ai des nausées.» Le jeune homme, qui souhaite devenir artiste visuel, craint de devoir abandonner son rêve.
source: httpfiles.gestionradioqc.com
texte adapté de lapresse.ca
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“Bâton cinétique”, communément appelé “balle de caoutchouc”
source: lapresse.ca

Une étudiante, Dominique Laliberté, vient d’être blessée par un bâton cinétique lancé par un policier.
photo: (inconnu)

Dominique Laliberté (et son ami Pierre Léveillé), attend des secours qui seront longs à venir.
photo: Carl Lapriz
source: YouTube
Une vidéo montrant la longue attente avant que Dominique Laliberté reçoive des soins.

Résultats de l’impact du bâton cinétique: une multiple fracture de la mâchoire et plusieurs dents perdues. L’étudiante a subi une intervention chirurgicale afin de lui fixer des plaques et des vis sur la zone blessée. Elle devra aussi se faire poser des implants dentaires afin de remplacer les dents qu’elle a perdues. Une facture de 10 000 $ au bas mot.
photo: Patrice Laroche
texte adapté de lapresse.ca
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Alexandre Allard a subi un traumatisme crânien léger, une fracture au visage, une fracture au crâne et une contusion cérébrale. Suite à ces blessures, il a été entre la vie et la mort pendant les heures qui ont suivi l’incident.
Il n’est pas encore possible à ce jour de connaître la nature exacte du projectile qu’il a reçu à la tête. Il pourrait s’agir d’une boule de billard, d’un morceau d’asphalte ou d’une balle de caoutchouc lancée par un policier.
photo: Marie-Eve Doré
texte adapté de flutrackers.com
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Maxence L. Valade, un étudiant qui, après avoir été atteint d’un projectile, s’est retrouvé avec des fractures importantes aux os du visage et au crâne, une commotion cérébrale et un hématome, en plus d’avoir perdu l’usage d’un oeil.
Maxence est ici traité par les ambulanciers avant son transport à l’hôpital.
photo: Michel Desbiens
texte adapté de lapresse.ca
Manifestations contre la hausse des frais de scolarité universitaire | le Québec et ses étudiants éclopés
source: YouTube
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Gabrielle Duchaine La Presse |
(extrait de l’article paru sous le titre: “Le conflit étudiant a fait des centaines d’éclopés”)
la vidéo a été ajoutée par citizen zoo
En trois mois, la grève étudiante aurait fait plusieurs centaines d’éclopés. Si la plupart n’ont subi que des ecchymoses, des éraflures ou des irritations aux yeux, certains garderont à jamais des séquelles du conflit.
«Je n’ai jamais vu autant de blessés dans un mouvement de contestation au Québec», affirme l’avocat Alain Arsenault, spécialiste des cas de brutalité policière.
Bien que le bilan des blessés soit imprécis, il reste particulièrement lourd. Une équipe d’infirmiers bénévoles affirme avoir fait quelque 400 interventions seulement lors de l’émeute de Victoriaville, vendredi soir, dont près de 200 pour traiter des gens incommodés par les gaz. La Sûreté du Québec dénombre pour sa part 12 blessés graves, 6 dans son camp et 6 dans celui des manifestants, dont 4 ont été hospitalisés. Parmi ceux-ci: Maxence Valade, 20 ans, élève au cégep de Saint-Laurent, qui a perdu l’usage d’un oeil et subi une opération de huit heures après avoir reçu un projectile au visage, et Alexandre Allard, 20 ans, étudiant à l’Université Laval, dont on a craint pour la vie à la suite d’un traumatisme crânien causé par un projectile.
photo: Édouard Plante-Fréchette
«Ce que j’ai vu était horrifiant», dit l’infirmière Sophie Vallée-Desbiens, 32 ans, membre du groupe Infirmières contre la hausse, visiblement secouée de son week-end militant. «J’ai travaillé aux urgences et en Afrique et, en huit ans de carrière, je n’ai jamais vu chose pareille.» Son équipe d’une dizaine de premiers répondants et elle ont traité des centaines de personnes durant les trois heures de l’émeute. S’ils ont vu beaucoup de cas de brûlures aux yeux et à la peau à cause du gaz poivre et aidé de nombreux manifestants en panique, ils ont aussi secouru des gens qui ont eu les dents fracassées par des projectiles et d’autres qui s’étaient foulé une cheville, voire fracturé une jambe, en essayant de se sauver du chaos.
article complet sur lapresse.ca
Des armes qui ne tueront pas… ou plus
Par l’entremise d’un programme mis sur pied par la ville de Los Angeles (Californie) en mai 2010 appelé “Gun Buyback Program”, les citoyens se voient remettre des bons d’achat d’une valeur de 100.00$ (75 euros) pour chaque arme rapportée. Lors de cette journée du samedi 8 mai 2010, 1,698 armes à feu, dont plus de 100 fusils d’assaut, ont été données à la ville. Mais combien restent encore en circulation? Selon les estimations, il y aurait environ 250 millions d’armes en circulation aux États-Unis.
D’autres initiatives du même genre ont eu lieu dans d’autres villes à d’autres moments: “Gun Buyback Program” sur Wikipedia (en anglais)
adapté de: dailynews.com
Mais malgré ce programme, combien d’armes restent encore en circulation?
- Selon plusieurs études, il y a au moins 200 millions d’armes en circulation aux États-Unis pour 300 millions d’habitants. Et environ 45% des foyers américains en possèdent au moins une.
- En 2008, les fabricants d’armes américains ont produit 1,4 million de pistolets, 432,000 revolvers, 1,6 million de carabines, 753,000 fusils et 176,000 autres armes à feu. Seules 245,000 de ces armes ont été exportées, selon les statistiques les plus récentes du Bureau fédéral de l’alcool, du tabac et des armes à feu (ATF).
- Les armes à feu sont responsables d’environ 30,000 décès chaque année aux Etats-Unis (dont plus de la moitié de suicides, et plus de 10,000 meurtres). Selon la Brady Campaign (anti-armes), 300 personnes sont blessées ou tuées chaque jour par une arme à feu. Parmi elles, 67 mineurs sont touchés et neuf tués chaque jour. La National Rifle Association (NRA, pro-armes) conteste ce chiffre et affirme que le risque qu’un enfant meure d’un coup de feu accidentel est d’un sur un million.
- Selon la Brady Campaign, les armes coûtent 100 milliards de dollars à la société américaine chaque année en revenus perdus à la suite des décès, frais médicaux pour soigner les blessés et frais de justice et de détention pour punir les criminels.
- Depuis 1994, une loi fédérale impose aux armuriers de vérifier les antécédents de toute personne acquérant une arme. Elle en interdit l’achat aux condamnés pour crime, aux toxicomanes, aux auteurs de violences conjugales, aux individus souffrant de déficiences mentales.
- Les réglementations varient d’un État à l’autre. Certains, mais pas tous, interdisent la vente aux mineurs, ou imposent un délai de réflexion avant l’achat pour limiter les geste passionnels. D’autres prévoient un entraînement spécial ou l’inscription sur un registre avant d’autoriser le port d’arme.
source: Agence France-Presse
“Collateral murder”
Apache AH-64
source: airforceworld.com

capture d’image sur YouTube
La guerre, c’est parfois facile comme un jeu vidéo. La bavure aussi. Les 39 minutes de vidéo rendues publiques le 5 avril dernier par le site WikiLeaks.org -qui s’est fait une spécialité de révéler les documents que les autorités voudraient garder secrets- en sont la plus éclatante démonstration, avec une scène de la guerre ordinaire à Bagdad, il y a trois ans, au cours de laquelle un hélicoptère américain tire comme des lapins un groupe comprenant deux journalistes de Reuters et deux enfants.
source: WikiLeaks via YouTube
Voici la vidéo intégrale, qui dure 39 minutes et qui se regarde comme un mauvais remake d’ “Apocalypse Now” : les occupants de l’hélico de type Apache lancent des “yeah” de joie quand leurs cibles sont touchées, et n’hésitent pas à ouvrir le feu sur des hommes visiblement désarmés qui viennent s’occuper des victimes du premier engagement.
WikiLeaks a fait un gros coup avec cette vidéo. L’incident, dans les rues de Bagdad, s’est produit en juillet 2007 et a été présenté comme un affrontement avec des insurgés armés, ce que ces images n’accréditent pas, même si la présence d’une ou plusieurs armes semble exacte.
Depuis, l’agence Reuters, dont deux employés irakiens figurent au nombre de la douzaine de victimes de cet incident, tente d’obtenir des explications du département américain de la Défense et a essayé d’obtenir, sans succès, cette vidéo tournée par l’hélicoptère en recourant au Freedom of information Act, la loi qui permet à un citoyen d’accéder à des informations officielles. Ce recours n’a pas abouti, la vidéo étant classée “secret défense”.
Le ministère de la Défense à Washington a confirmé l’authenticité de la vidéo diffusée par WikiLeaks, qui contredit certaines des informations diffusées à l’époque par ses propres porte-paroles. L’armée américaine avait alors affirmé que l’hélicoptère était intervenu en appui à des troupes au sol engagées dans un échange de tirs avec des insurgés, ce que les images ne confirment absolument pas.
WikiLeaks, qui dit avoir reçu cette vidéo et des documents annexes de la part de “lanceurs d’alerte” (“whistle-blowers”) au sein de l’institution militaire américaine, a ouvert un site spécial dédié à cette affaire, au titre sans ambiguïtés : CollateralMurder.com (“Meurtre collatéral”).
Sur ce site, on peut notamment trouver la “timeline” des échanges verbaux entre l’hélicoptère et son quartier général au sol, qui donne le feu vert pour tirer à deux reprises sur ces petits bonshommes qui bougent sur un petit écran au milieu d’un quartier d’habitations. Les hommes “semblent” détenir une Kalachnikov et un lance-roquettes RPG. Certains échanges sont surréalistes, comme lorsque l’unité terrestre appelée à la rescousse découvre un enfant blessé parmi les victimes et que l’un des intervenants sur le réseau commente : “C’est leur faute s’ils amènent leurs enfants sur le champ de bataille.”
Cette vidéo illustre parfaitement le risque de ce type de situations, où l’insécurité permanente et le risque d’attentats ou d’embuscades conduisent à tirer sans certitudes, sans respect des “règles d’engagement” contrairement à ce qu’avait déclaré le département de la Défense à l’époque des faits. Elle confirme la manière dont le Pentagone mentait tout à fait officiellement sous l’administration Bush (et sous Obama?) pour couvrir ses bavures sur le terrain.
Elle montre surtout la perte d’humanité chez ces soldats qui finissent par trouver du plaisir à toucher leur cible, comme dans un jeu vidéo sans importance, ou à rejeter sur les autres le fait qu’un enfant figure parmi les victimes. Cette déshumanisation est accentuée par la puissance technologique, le fait de vivre la guerre par l’intermédiaire d’un écran.
Le site WikiLeaks, une organisation à but non lucratif qui s’est illustrée par quelques scoops retentissants avec la divulgation de documents classifiés, a annoncé récemment qu’il avait des problèmes de financement en raison de la baisse des contributions due à la crise. Le site a pourtant fait la preuve de sa validité en publiant en trois ans d’existence quelque 1,2 million de documents, en révélant quelques affaires délicates, tout en maintenant un niveau élevé de vérification de ses informations. Le site a été récemment qualifié de “menace pour l’armée” par le Pentagone : c’était bien vu !
adapté de: rue89.com
à consulter: collateralmurder.com
Des véhicules qui résistent aux mines: Mine Resistant Ambush Protective (MRAP) vehicle
Selon les militaires américains, ce type de véhicule a réduit les blessures des militaires de 80% en Irak. Le souffle de l’explosion, au lieu de se diriger vers le dessous du véhicule et de le transpercer, est dévié vers les côtés par le dessous en acier en forme de V. De plus, ce type de véhicule peut même rouler avec des crevaisons aux 4 pneus.
Ce modèle Cougar pèse de 2 à 5 fois le poids d’un humvee. Son poids le rend très résistant aux explosions, mais est source de problèmes sur certains ponts (qu’il peut défoncer). Sa position de conduite haute est un avantage pour le conducteur. Le Cougar peut contenir 6 soldats.
autonomie: 676 kilomètres
hauteur: 2,6 mètres
largeur: 2,7 mètres
longueur: 5,9 mètres
poids: 14,500 kilos
charge utile: jusqu’à 2,700 kilos
Ci-dessus, le Modèle Buffalo.
Test de résistance aux explosifs. On voit le souffle de l’explosion se diriger vers les côtés, épargnant le dessous de l’habitacle et les soldats s’y trouvant.
Toutefois, tout ne se passe pas toujours comme prévu et il arrive que les MRAP résistent mal aux assauts:
































































































































