Quand j’appelle l’atmosphère…

photo: Tecnòlegs de l’IES Bisbal
Une tendre poésie me touche divinement
comme le son de la pluie qui devient perpétuelle
j’écoute l’émotion d’un bois très heureux
et alors
quand j’appelle l’atmosphère
un chant infini me donne le terrain
Francesco Sinibaldi
Navette spatiale | à l’aube de la retraite
Un regard à la navette spatiale Atlantis et à son porteur Boeing 747, avant la mise à la retraite du programme spatial des navettes prévue pour 2011. Essentiellement destinées à la construction de la Station Spatiale Internationale, les navettes encore en fonction seront alors mises au rencart et remplacées plus tard (en 2016) par le vaisseau Orion (voir ci-bas) qui comptera un équipage de quatre membres. Mais des coupes budgétaires ont déjà mis à mal le développement d’Orion et pourraient retarder le lancement du premier vaisseau.
pour plus d’informations, sur Wikipédia (en anglais, parce que plus complet):
Space Shuttle
Space Shuttle program
Orion (spacecraft)
La navette russe Soyouz
Préparatifs d’un lancement vers la Station Spatiale Internationale.
Hubble reprend du service

photo: NASA/télescope spatial Hubble
Après réparations, le télescope spatial Hubble a repris son travail de photographier l’Univers. On voit ici sur une de ses nouvelles photos, l’amas galactique Omega Centauri. Un amas galactique, ou amas de galaxies, est l’association de plus d’une centaine de galaxies liées entre elles par la gravitation.
Ces amas se caractérisent par leur forme (spécifique, sphérique, symétrique ou quelconque) ainsi que par la répartition et leurs nombres de galaxies (jusqu’à plusieurs milliers). Ils se sont formés il y a 10 milliards d’années, ce qui est relativement tôt par rapport à l’âge de l’univers (environ 15 milliards d’années). Ces amas peuvent eux-mêmes s’associer en groupes plus grands pour former des superamas.
Les amas de galaxies sont des structures stables, c’est-à-dire que ses constituants ne peuvent s’échapper du puits de potentiel gravitationnel de l’amas, les plus grandes et les plus massives de l’Univers actuel.
L’heure qui change
Pourquoi change-t-on l’heure?
À l’origine, on a implanté cette mesure pour économiser l’énergie. Il va de soi qu’en retardant d’une heure le coucher du soleil, on retarde d’autant l’utilisation de l’éclairage artificiel de nos maisons. En avançant l’heure, on fait donc un usage maximal de la lumière naturelle du jour, par conséquent on diminue la consommation de l’électricité employée pour s’éclairer. D’autre part, la clarté du jour étant propice aux activités extérieures, plus il fera clair tard, plus on retardera l’usage de la télé, de l’ordinateur, des jeux vidéos.
Au-delà de ces considérations économiques, d’autres raisons sont évoquées par les tenants de cette pratique. Ainsi, on prétend que retarder d’une heure le coucher du soleil contribue à sauver des vies sur la route, car les gens revenant du bureau ou de l’école le font à la clarté du jour. On a aussi avancé comme argument une diminution de la criminalité, les malfrats de tout acabit préférant perpétrer leurs méfaits dans l’obscurité.
Horloge de l’Observatoire royal de Greenwich (Londres, Angleterre)
Mais tous ne sont pas d’accord avec ces interprétations. Des chercheurs prétendent qu’avancer l’heure au printemps provoque les mêmes effets néfastes qu’un décalage horaire, particulièrement chez les personnes souffrant de troubles du sommeil. Un certain Stanley Coren, chercheur américain, affirme même avoir constaté une augmentation de 7 à 8% des accidents de la route lorsqu’on change l’heure au printemps. Il attribue cette situation à une baisse du jugement et de l’attention causée par la modification des heures de sommeil.
En Europe, des voix fortes réclament carrément l’abandon de cette mesure, prétextant que les avantages qu’on en retire ne sont pas assez importants pour compenser les inconvénients ressentis par la population. On affirme notamment que l’heure gagnée le soir entraîne un coucher plus tardif, grignotant du même coup le temps de sommeil nécessaire à notre santé. On prétend également que les calculs démontrant les économies d’énergie ont été effectués avant la crise du pétrole, ils ne seraient donc plus valables dans le contexte actuel.
Une idée qui a fait bien du chemin…
On doit à Benjamin Franklin cette idée de tricher un brin avec le temps. Bien qu’elle n’eut aucune suite à l’époque où il l’a lancée -comment pouvait-on imaginer, en 1784, se permettre une telle chose?- la graine était plantée. Les horloges poursuivirent leur course pendant plus d’un siècle avant que l’idée soit reprise en 1907 par William Willet, un constructeur londonien. L’homme déplorait le gaspillage fait de la lumière du jour. Il proposa donc d’avancer les horloges de 20 minutes à chacun des dimanches d’avril et de procéder ensuite à l’inverse durant le mois de septembre. Faute de récolter l’appui des fermiers, (il n’était pas question de bouleverser l’horaire habituel des vaches!), Willet mourut en 1915 sans avoir vu son souhait se réaliser.
Or, le déclenchement de la première guerre mondiale change complètement la donne. L’importance d’économiser l’énergie, plus spécifiquement le charbon, passe soudainement avant les intérêts particuliers des fermiers. On décide donc, dans l’Angleterre de 1916, d’avancer montres et horloges d’une heure, geste rapidement imité outre-mer par les États-Unis. Quant au Canada, il fait sa première expérience de l’heure avancée en 1918, mesure qui sera abandonnée dès l’année suivante.
À la fin de la guerre, l’administration américaine tente de maintenir l’heure d’été mais en vain. La pratique cesse, victime de la grogne populaire s’élevant des campagnes. Là aussi les vaches subissent à la dure le décalage horaire. On laisse toutefois à la discrétion de chaque localité le choix de continuer d’appliquer ou non l’heure d’été.
Lors de la seconde guerre mondiale, non seulement on remet en place l’heure avancée aux États-Unis mais on s’en permet encore davantage en avançant les horloges de deux heures durant l’été et d’une heure durant l’hiver. Le Québec et l’Ontario adoptent la même pratique dès 1940 et ne sont imités que deux ans plus tard par le reste du Canada. Au terme du conflit, en 1945, les Américains laissent à nouveau aux autorités locales le choix de tricher ou non avec le temps.
En 1966, dans un geste visant à faciliter les communications de plus en plus nombreuses, on uniformise les dates du début et de la fin de l’heure avancée dans un acte officiel : le Uniform Time Act of 1966. L’acte stipule que l’heure avancée doit débuter non pas à minuit et une minute mais à 2h le dernier dimanche d’avril et se terminer à la même heure le dernier dimanche d’octobre. Sans obliger les états à se plier à cette pratique, on exige toutefois de ceux qui le font une certaine uniformité. Le Canada harmonise son rythme à celui des États-Unis.
C’est finalement sous l’administration Reagan, en 1986, que l’on met la dernière touche à la marche que doivent suivre ceux qui adoptent l’heure avancée en Amérique du nord. On établit alors la date officielle du changement d’heure au premier dimanche d’avril au lieu du dernier. Les autorités américaines ont évalué que cette simple modification permettrait de sauver 300 000 barils de pétrole supplémentaires chaque année.
Une mesure adoptée par plusieurs pays.
Quelque 70 pays, en tout ou en partie, avancent l’heure pendant une certaine période de l’année. Dans l’hémisphère sud, là où c’est l’été pendant notre hiver, on observe l’heure avancée du mois d’octobre au mois de mars. En Europe, le changement se fait le dernier dimanche de mars. En Russie, les horloges sont avancées de deux heures durant l’été et reculées d’une heure durant l’hiver.
Un coup d’oeil au Moyen-Orient nous montre que la Jordanie est à l’heure avancée à l’année. Israël utilise pour sa part l’heure d’été mais les dates de son application sont déterminées tous les ans. Enfin, par souci d’indépendance, les autorités palestiniennes se font un point d’honneur de toujours utiliser un horaire différent de celui d’Israël.
photo: badboy69
Au Canada, seule la Saskatchewan préfère conserver l’heure normale toute l’année. Aux États-Unis, l’Arizona, Hawaii et une partie de l’Indiana ont aussi opté pour l’heure normale en tout temps. Il s’agit principalement d’endroits très agricoles, ou trop près de l’équateur pour en retirer un quelconque bénéfice.
En mai 2001, la Californie aux prises avec d’importants problèmes d’électricité a demandé au Congrès la permission d’étendre l’heure avancée à l’année. Les autorités californiennes comptaient sur cette mesure pour économiser l’énergie. Elles craignent maintenant que les actes terroristes du 11 septembre aient relégué aux calendes grecques l’étude de leur demande.
source: meteomedia.com
Débris célestes
Pollution spatiale en orbite basse.
illustration: NASA
Depuis le début de la conquête spatiale en 1957, l’activité humaine a entraîné la production dans l’espace d’un très grand nombre d’objets de toutes les tailles. Quelques 34,000 objets d’une taille supérieure à 10cm ont été observés au moins une fois. Pendant longtemps, les acteurs du domaine spatial ont considéré que l’immensité de l’espace autorisait d’y abandonner sans précaution des objets comme les étages supérieurs, les satellites en fin de vie et des objets divers tels que des boucliers, boulons….
Depuis 1957, il y a eu:
- plus de 4600 lancements
- plus de 200 explosions en orbite
Les évaluations récentes comptabilisent ainsi environ 13000 objets d’une taille supérieure à 10 cm qui sont suivis régulièrement par des capteurs, 200 000 objets d’une taille comprise entre 1 et 10 cm, et 35 000 000 d’objets d’une taille comprise entre 0.1 et 1 cm. Les particules d’une taille inférieure à 0.1 cm sont bien sûr encore plus nombreuses.
Pour les objets d’une taille inférieure à 0.001cm et d’une taille supérieure à 0.1 cm, la pollution créée par l’Homme est maintenant devenue supérieure à l’environnement naturel dû aux météorites.
Comme l’activité spatiale a connu et connaît encore un développement important, le nombre d’objets en orbite ne cesse de croître. L’évolution de la population est guidée à la fois par le rythme des lancements par an (entre 60 et 100) engendrant un nombre d’objets par an pouvant atteindre environ 200, par les explosions en orbite et par les projets de constellations et de micro-satellites.
Cette population d’objets a désormais atteint un niveau, qui sans être dramatique, justifie la mise en place de mesures permettant de préserver l’avenir de l’activité spatiale.

24 juillet 1996 : La première collision répertoriée a eu lieu en 1996 entre le satellite français Cerise et un débris issu d’une explosion d’un étage supérieur d’Ariane .
illustration: CNES
Ajoutons à cela que les débris spatiaux représentent également un risque potentiel sur Terre… Si la plupart des matériaux disparaissent sous l’effet d’un échauffement très important lors de la rentrée atmosphérique, certains éléments peuvent survivre à ces conditions et atteindre le sol.

Jean-Jacques Velasco portant un débris du satellite russe Cosmos 1984 retombé sur Terre le 13 février 1989, et retrouvé en France.
photo: Alain Felix
La production croissante de débris spatiaux produits par les engins automatiques, lanceurs et satellites, est sans doute un des défis majeurs de la prochaine décennie. L’explosion de troisièmes étages de lanceurs, la multiplication des satellites cadavres, génèrent des débris dangereux pour les vols habités et pour les autres satellites opérationnels.
Une réglementation internationale plus sévère se met en place pour empêcher ou du moins réduire cette croissance, pouvant à terme perturber gravement l’activité spatiale.
source du texte: CNES
Pollution spatiale en orbite géostationnaire.
illustration: NASA
D’après le bulletin trimestriel “Orbital Debris Quarterly News” de la NASA, quelques 14,967 objets ou débris se trouvent actuellement en orbite terrestre (données en date du 30 septembre 2009). Ces objets sont suivis par des radars et des télescopes situés sur la Terre, ainsi que par des capteurs spécifiques embarqués sur des satellites ou sur la Station Spatiale .
Les débris et autres objets répertoriés ne sont ni plus ni moins que les satellites, les étages de lanceurs, des débris résultant du détachement de différents éléments de satellites et la dislocation d’engins spatiaux qui tournent autour de la Terre. Certains entrent en collision, formant d’autres débris: d’autres finissent par retomber sur Terre en brûlant dans l’atmosphère. Mais la plupart ont une durée de vie de plusieurs dizaines d’années et posent un réel problème pour l’activité humaine en orbite basse.
La plupart de ces objets (5,565) sont de fabrication russe. Les États-Unis arrivent en deuxième position avec 4,780 objets. Viennent ensuite la Chine (3,153 objets), la France (462 objets), le Japon (188 objets) et l’Inde (171 objets). Enfin, 648 objets appartiennent à d’autres pays.
texte adapté de: flashespace.com
pour plus d’informations: CNES/débris spatiaux
ainsi que: CNES/dossier thématique
Le Soleil est jaune, dites-vous?
Ces photographies sont obtenues en utilisant des films différents. La lumière, qui représente l’élément clé de la photographie, constitue en fait la partie visible à l’œil humain d’un spectre étendu de radiations électromagnétiques, comprenant également les rayons gamma, les rayons X et les ultraviolets d’une part, et les rayons infrarouges et les ondes radio d’autre part. L’œil humain ne perçoit, en effet, qu’une gamme restreinte des radiations de ce spectre, correspondant aux longueurs d’onde comprises entre le bleu et le rouge.
Les films photographiques se différencient par la façon dont ils réagissent à ces différentes longueurs d’onde et c’est ainsi que nous obtenons ces photographies de couleurs inhabituelles de cet astre que nous pensons pourtant si bien connaître.
adapté de: fr.encarta.msn.com
Ce ne sont pas des flammes que l’on voit s’échapper ici du Soleil. Ce sont plutôt des jets de plasma.
La matière se révèle à nous sous quatre formes: elle peut être solide (la glace), liquide (l’eau) ou gazeuse (la vapeur). Le quatrième état nous est moins familier: c’est l’état de plasma. Les atomes qui composent la matière possèdent une charge électrique considérable. Comparé à un écran de télévision au plasma, lorsque l’on observe la partie visible du Soleil, c’est comme si l’on observait l’écran au plasma du Soleil. On y voit le Soleil bouillir comme du gruau. Des bulles éclatent, de la matière est éjectée.
Le Soleil est donc une grosse boule de gaz extrêmement chaud. La température que l’on mesure sur la partie visible atteint 6000° C. Sur Terre, nous ne pouvons rien faire brûler pour atteindre une telle température. Il n’y a qu’une façon d’obtenir une température aussi élevée: il faut faire entrer en collisions, à très haute vitesse, des particules atomiques. Ce que nous pouvons faire seulement à l’intérieur d’un accélérateur de particules. La collision y produit alors de la chaleur et de la lumière.
Au centre du Soleil explose l’équivalent de milliers de bombes thermonucléaires. Et ce n’est que grâce à ces explosions que notre planète baigne dans la lumière et la chaleur.
adapté de: blogue.sciencepresse.qc.ca






























































