Baghdad au XXIe siècle
Baghdad (Irak), rue Haifa, le 12 septembre 2004. Des hélicoptères américains viennent d’attaquer.
……………………………….WANTED
POUR CRIMES DE GUERRE
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photo: Eric Draper
George Walker Bush
43e Président des États-Unis
a décrété l’invasion de l’Afghanistan et de l’Irak et c’est sous son autorité, alors qu’il était président, qu’ont eu lieu une série d’atteintes aux droits humains. Ces violations, notamment des actes de torture et autres traitements cruels, inhumains et dégradants, et des disparitions forcées, se sont déroulées dans le cadre du programme de détention secrète de l’Agence centrale du renseignement (CIA) entre 2002 et 2009.
C’est sous son autorité qu’ont été commis contre les personnes détenues sous la responsabilité de l’armée américaine à Guantánamo, en Afghanistan et en Irak des actes de torture et d’autres crimes relevant du droit international, bafouant ainsi la Convention des Nations Unies contre la torture.
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Richard Bruce “Dick” Cheney
est entré à la Maison Blanche comme assistant et a travaillé sous la gouverne de Donald H. Rumsfeld avant d’occuper différents autres postes : Chef de cabinet de la Maison Blanche sous Gerald Ford (1975-1977), membre de la Chambre des représentants (1979-1989), Secrétaire à la Défense sous George H. W. Bush (1989-1993), 46e Vice-Président des États-Unis sous George W. Bush (2001 à 2009)
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Colin Luther Powell
Conseiller à la Sécurité nationale sous Ronald W. Reagan (1987-1989), Chef d’état-major des armées des États-Unis sous George H. W. Bush et William J. “Bill” Clinton (1989-1993), Secrétaire d’État sous George W. Bush (2001-2005)
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Condoleezza Rice
Conseillère à la Sécurité nationale (2001–2005) et Secrétaire d’État (2005–2009), sous George W. Bush
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Paul Dundes Wolfowitz
Ambassadeur des États-Unis en Indonésie sous Ronald W. Reagan (1986-1989), Secrétaire adjoint à la Défense sous George W. Bush (2001-2005), Président du World Bank Group (2005-2007)
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Richard Norman Perle
Conseiller politique auprès du secrétaire à la défense sous Ronald W. Reagan (1981-1987), membre de la commission de la politique de défense sous Ronald W. Reagan, George H. W. Bush, William J. “Bill” Clinton et George W. Bush (1987-2004), commission dont il fut le président du conseil de 2001 à 2003 sous George W. Bush
Surnommé le “Prince des Ténèbres” sous l’administration Reagan, Richard Perle est présentement consultant pour le Département de la Défense; Président et PDG de Hollinger Digital; et directeur du quotidien The Jerusalem Post
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Karl Christian Rove
A participé à la campagne présidentielle de Richard Nixon (1972), premier conseiller politique de George H. W. Bush (1978), directeur d’une agence de consultants (Karl Rove & Co.) (1981 à 1999), premier conseiller politique de George W. Bush (1999), conseiller senior et assistant au Président sous George W. Bush (2001-2007)
En 2002 et 2003, Karl Rove dirigea un comité dont l’existence fut révélée en juillet 2003 par le quotidien Washington Post, comité appelé White House Iraq Group. Le mandat de ce comité était de mettre en oeuvre un plan d’ “éducation du public” afin que celui-ci accepte l’idée du danger nucléaire que l’Irak de Saddam Hussein pouvait représenter pour les États-Unis. Mais entre-temps, les recommandations de ce comité avaient déjà mené à l’invasion de l’Irak, en mars 2003.
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BILAN DE GUERRE
- Guerre en Afghanistan (depuis le 7 octobre 2001):
Nombre de civils tués: entre 17,611 et 37,208 (selon différentes sources, toutes spécifiant que ces données sont sous-estimées)
Nombre de soldats tués (incluant les soldats de la coalition, les membres des forces de sécurité afghanes, les membres de l’Alliance du Nord et les membres de compagnies de sécurité privées (mercemaires) : 2,744
Nombre de combattants Afghans tués (principalement des Talibans): entre 30,000 et 40,000 (selon différentes sources)
- Guerre en Irak (depuis le 20 mars 2003):
Nombre de civils tués: entre 103,775 et 113,380 (selon iraqbodycount.org)
Nombre de soldats tués (incluant les soldats de la coalition, les membres des forces de sécurité irakiennes, les membres de compagnies de sécurité privées (mercenaires) et les Fils de l’Irak): 24,418
Nombre de combattants Irakiens tués: entre 28,736 et 37,120 (selon différentes sources)
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ADDENDUM : George W. Bush et la justice internationale
Amnistie internationale a demandé le 10 novembre 2010 l’ouverture d’une information judiciaire sur le rôle joué par l’ancien président américain George W. Bush et d’autres responsables dans le recours à des techniques d’interrogatoire dites améliorées contre des personnes maintenues en détention par les États-Unis dans des lieux secrets, après que l’ancien président eut admis avoir autorisé ces pratiques.
Dans ses mémoires, publiés le 9 novembre 2010, et dans un entretien diffusé sur NBC News le 8 novembre 2010, l’ancien président a confirmé son implication personnelle dans l’autorisation du waterboarding (simulacre de noyade) et d’autres techniques contre des “détenus de grande valeur”.
“Aux termes du droit international, le fait que l’ancien président admette avoir autorisé des actes s’apparentant à la torture suffisent pour que les États-Unis soient dans l’obligation d’enquêter sur ses propos et, s’ils sont corroborés, de le poursuivre”, a déclaré Claudio Cordone, directeur général d’Amnistie internationale.
“Ses aveux mettent une fois de plus en évidence l’absence d’obligation de rendre des comptes pour la torture et les disparitions forcées, crimes de droit international dont les États-Unis se sont rendus coupables.”
Le waterboarding est loin d’avoir été la seule technique qui aurait été employée contre les hommes détenus dans le cadre du programme secret, en violation de l’interdiction internationale de la torture et des autres traitements cruels, inhumains ou dégradants.
On recense, parmi les autres techniques employées : la nudité prolongée, les menaces, l’exposition au froid, le maintien dans des positions douloureuses, les agressions physiques, l’utilisation prolongée d’entraves et la privation de sommeil.
“En vertu du droit international, quiconque est impliqué dans des actes de torture doit être traduit en justice, et cela n’exclut pas l’ancien président George W. Bush. Si ses aveux sont corroborés, les États-Unis sont tenus de le poursuivre en justice”, a ajouté Claudio Cordone.
“Faute d’enquête diligentée par les États-Unis, d’autres pays doivent intervenir et effectuer cette enquête eux-mêmes”, a conclu Claudio Cordone.
Les États-Unis ont ratifié la Convention des Nations unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (Convention contre la torture) en 1994. En vertu de la Convention contre la torture, chaque fois qu’il existe des éléments indiquant qu’une personne a commis ou tenté de commettre un acte de torture ou perpétré des actes la rendant complice de la torture, le cas en question doit être confié aux autorités compétentes en vue de l’ouverture de poursuites.
Ne pas entamer de poursuites au motif que l’accusé a exercé des fonctions officielles, à quelque niveau que ce soit, ou justifier ses agissements en invoquant des “circonstances exceptionnelles”, qu’il s’agisse d’une guerre ou d’autres situations d’urgence, n’est pas autorisé par la Convention.
adapté d’un communiqué de presse émis par Amnistie internationale le 10 novembre 2010. Le texte complet ici.
Irak et Afghanistan | de quelques faits de guerre…
source: YouTube
source: YouTube
source: YouTube
source: YouTube
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Ce qu’ils ont le culot d’appeler des dommages collatéraux… mais il est vrai que ce ne sont pas les enfants des décideurs de guerre…
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AVERTISSEMENT: ÉLÉMENTS VIOLENTS
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WARNING: GRAPHIC CONTENT
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Ces photographies ont été prises en Irak, en Afghanistan, au Liban et en Palestine pendant les 10 dernières années.
C’est de ce monde dont vous voulez? Ce sont des gouvernements qui permettent cela que vous élisez? Vous allez permettre ces morts pendant encore combien de temps? N’oubliez pas que le silence est une forme d’approbation…
Le prix de l’information
Le 8 avril 2003, à l’Hôtel Palestine de Baghdad (Irak). Un photographe était là…
“Collateral murder”
Apache AH-64
source: airforceworld.com

capture d’image sur YouTube
La guerre, c’est parfois facile comme un jeu vidéo. La bavure aussi. Les 39 minutes de vidéo rendues publiques le 5 avril dernier par le site WikiLeaks.org -qui s’est fait une spécialité de révéler les documents que les autorités voudraient garder secrets- en sont la plus éclatante démonstration, avec une scène de la guerre ordinaire à Bagdad, il y a trois ans, au cours de laquelle un hélicoptère américain tire comme des lapins un groupe comprenant deux journalistes de Reuters et deux enfants.
source: WikiLeaks via YouTube
Voici la vidéo intégrale, qui dure 39 minutes et qui se regarde comme un mauvais remake d’ “Apocalypse Now” : les occupants de l’hélico de type Apache lancent des “yeah” de joie quand leurs cibles sont touchées, et n’hésitent pas à ouvrir le feu sur des hommes visiblement désarmés qui viennent s’occuper des victimes du premier engagement.
WikiLeaks a fait un gros coup avec cette vidéo. L’incident, dans les rues de Bagdad, s’est produit en juillet 2007 et a été présenté comme un affrontement avec des insurgés armés, ce que ces images n’accréditent pas, même si la présence d’une ou plusieurs armes semble exacte.
Depuis, l’agence Reuters, dont deux employés irakiens figurent au nombre de la douzaine de victimes de cet incident, tente d’obtenir des explications du département américain de la Défense et a essayé d’obtenir, sans succès, cette vidéo tournée par l’hélicoptère en recourant au Freedom of information Act, la loi qui permet à un citoyen d’accéder à des informations officielles. Ce recours n’a pas abouti, la vidéo étant classée “secret défense”.
Le ministère de la Défense à Washington a confirmé l’authenticité de la vidéo diffusée par WikiLeaks, qui contredit certaines des informations diffusées à l’époque par ses propres porte-paroles. L’armée américaine avait alors affirmé que l’hélicoptère était intervenu en appui à des troupes au sol engagées dans un échange de tirs avec des insurgés, ce que les images ne confirment absolument pas.
WikiLeaks, qui dit avoir reçu cette vidéo et des documents annexes de la part de “lanceurs d’alerte” (“whistle-blowers”) au sein de l’institution militaire américaine, a ouvert un site spécial dédié à cette affaire, au titre sans ambiguïtés : CollateralMurder.com (“Meurtre collatéral”).
Sur ce site, on peut notamment trouver la “timeline” des échanges verbaux entre l’hélicoptère et son quartier général au sol, qui donne le feu vert pour tirer à deux reprises sur ces petits bonshommes qui bougent sur un petit écran au milieu d’un quartier d’habitations. Les hommes “semblent” détenir une Kalachnikov et un lance-roquettes RPG. Certains échanges sont surréalistes, comme lorsque l’unité terrestre appelée à la rescousse découvre un enfant blessé parmi les victimes et que l’un des intervenants sur le réseau commente : “C’est leur faute s’ils amènent leurs enfants sur le champ de bataille.”
Cette vidéo illustre parfaitement le risque de ce type de situations, où l’insécurité permanente et le risque d’attentats ou d’embuscades conduisent à tirer sans certitudes, sans respect des “règles d’engagement” contrairement à ce qu’avait déclaré le département de la Défense à l’époque des faits. Elle confirme la manière dont le Pentagone mentait tout à fait officiellement sous l’administration Bush (et sous Obama?) pour couvrir ses bavures sur le terrain.
Elle montre surtout la perte d’humanité chez ces soldats qui finissent par trouver du plaisir à toucher leur cible, comme dans un jeu vidéo sans importance, ou à rejeter sur les autres le fait qu’un enfant figure parmi les victimes. Cette déshumanisation est accentuée par la puissance technologique, le fait de vivre la guerre par l’intermédiaire d’un écran.
Le site WikiLeaks, une organisation à but non lucratif qui s’est illustrée par quelques scoops retentissants avec la divulgation de documents classifiés, a annoncé récemment qu’il avait des problèmes de financement en raison de la baisse des contributions due à la crise. Le site a pourtant fait la preuve de sa validité en publiant en trois ans d’existence quelque 1,2 million de documents, en révélant quelques affaires délicates, tout en maintenant un niveau élevé de vérification de ses informations. Le site a été récemment qualifié de “menace pour l’armée” par le Pentagone : c’était bien vu !
adapté de: rue89.com
à consulter: collateralmurder.com
Tempête de sable en Irak
Photographies d’une tempête de sable prises à la base militaire américaine d’Al Asad (en Irak), le 27 avril 2005, quelques instants avant la tombée de la nuit.
Quand on fait des soldats avec des enfants…
…en République Démocratique du Congo…
…en Irak, sous Saddam Hussein…

photo: Pornchai Kittiwongsakul
…en Birmanie…
…ailleurs…
…quelque part en Afrique…
…dans un autre ailleurs…
…comme au Libéria…
…ou en Sierra Leone…
…ou…ou…ou…
100,000 fois merci
Merci de vos plus de 100,000 visites, merci de ces plus de 100,000 fois où vous êtes venus prendre connaissance sur citizen zoo de ma vision du monde. Il m’a fait plaisir de partager celle-ci avec vous depuis le mois de février dernier, comme il me fera plaisir de continuer à le faire en conservant cette approche qui semble plaire à de plus en plus de visiteurs.
Pour la petite histoire, citizen zoo a eu un ancêtre du nom de tokyofan (qui n’existe toutefois plus) dont peut-être certains d’entre vous ont souvenir:
”Quelqu’un rêve ce monde et nous croyons qu’il existe vraiment.”
Bernard Werber
C’est pendant cette période que l’idée de citizen zoo a germé, c’est-à-dire l’idée d’un blog plus engagé, avec une ligne éditoriale claire: dénoncer la violence, la guerre, montrer les abus de l’être humain avec l’espoir de ne plus avoir à les montrer parce qu’il n’y en aura plus un jour. Utopie? Douce utopie, s’il en est. L’espoir d’un monde meilleur où la démocratie fera taire tous les totalitarismes, tous les dictateurs de ce monde, tous les abuseurs, étatiques, corporatifs ou individuels.
Il vient toujours un moment où les mots ne suffisent plus à décrire une réalité ou la réalité elle-même; un moment où l’image doit imposer sa force de choc pour pouvoir éveiller les consciences au-delà des mots, là où les mots deviennent inutiles, où nous restons bouche bée, nous disant en nous-mêmes: ”Non, ce n’est pas possible. Cela ne peut pas être.” Alors que l’image est là pour nous prouver que nous ne faisons pas un cauchemar.
Mais il est de ces mauvais rêves qui nous marquent plus que d’autres. De ces quelques huit mois de citizen zoo, je retiens ces quelques images qui m’ont particulièrement marqué par leur force et leur impact. Je vous avoue avoir d’abord hésité à les publier, elles et quelques autres, mais surtout celles-ci, tant elles m’ont ébranlé:
RWANDA
Un survivant du génocide qui a eu lieu au Rwanda en 1994. Frappé à coup de machettes, cet homme fut laissé pour mort. Mais il survécut. Ses cicatrices témoignent de l’horreur qui a hanté ce pays pendant des mois.
lien sur citizen zoo: Génocide au Rwanda: un survivant
SOUDAN
Au Soudan, en 1993, la famine sévissait. Comme elle avait sévit auparavant et comme elle continua de le faire dans les années subséquentes. Cet homme est le portrait vivant de cette situation inhumaine.
lien sur citizen zoo: Soudan, 1993, la famine sévit
TCHERNOBYL
L’accident nucléaire de Tchernobyl a été une véritable catastrophe pour un nombre incalculable de gens, adultes et enfants, avec ses cancers, ses déformations, ses mutations génétiques, ses morts, ses malades et ses blessés. Il est inutile d’épiloguer sur l’enfant que l’on voit sur cette photo, celle-ci parlant d’elle-même. Je vous réfère à ce que j’ai publié sur ce sujet:
lien sur citizen zoo: Les lendemains de Tchernobyl
lien sur citizen zoo: Les enfants de Tchernobyl
IRAK
Là où mène la folie de l’endoctrinement: mourir dans une violence extrême en essayant d’emmener avec soi le plus de gens possible, avec la même violence. Les survivants, eux, se retrouvent handicapés à vie. Que des perdants par le geste d’un désespéré.
lien sur citizen zoo: Profession: kamikaze
lien sur citizen zoo: Une mission ratée
lien sur citizen zoo: Fin d’un kamikaze
IRAK
PHOTO RETIRÉE À LA DEMANDE DE L’AUTEUR
photo: Nina Berman
Tye Ziegler et Renee Kline se marient au retour de Tye d’un ”séjour” en Irak. ”Engagez-vous”, qu’ils disaient. Il s’est engagé, donc…jusqu’à ce qu’il se retrouve sur le chemin d’une mine…
lien sur citizen zoo: ”Wounded U.S. Marine Returns Home From Iraq to Marry”
Irak: le temps passe et rien ne change
Attentat du 25 octobre 2009 à Bagdad: deux véhicules conduits par des kamikazes explosent à une minute d’intervalle, à quelques mètres de distance. Bilan actuel: 155 morts et 500 blessés.
”Torture made in USA”
A Guantanamo comme en Irak ou en Afghanistan, l’administration Bush a institutionnalisé la torture. Ses juristes ont tout fait pour s’exonérer des conventions de Genève et du droit de la guerre. Du 19 octobre au 19 décembre, Mediapart diffuse, en partenariat avec ACAT-France, Amnesty International et Human Rights Watch, l’enquête exclusive de la journaliste Marie-Monique Robin. Un documentaire de 85 minutes que vous n’avez pas pu voir à la télévision.
Voici l’hyperlien de Mediapart pour visualiser ce documentaire:
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photo: (inconnu)
”Torture made in USA” (diffusé sur Mediapart)
par Marie-Monique Robin
tiré de son blog sur Le monde selon Monsanto
Après plusieurs semaines de silence, je reviens sur mon Blog!
J’avais décidé de “lever le pied”, pour pouvoir me concentrer sur la préparation de mon tournage pour mon prochain film et livre, qui seront diffusés en septembre 2010 (ARTE/ La Découverte).
Ma nouvelle enquête explore l’univers des produits chimiques, qui contaminent la chaîne alimentaire (pesticides, additifs et plastiques alimentaires), la façon dont ils sont évalués et réglementés, et leur lien éventuel avec l’épidémie de cancers, maladies neurodégénératives (Parkinson, Altzheimer) ou dysfonctionnements de la reproduction que l’on observe un peu partout dans le monde.
La deuxième raison de ce silence c’est que je voulais garder un peu d’énergie pour accompagner le lancement de mon film “Torture made in USA“. Comme je l’ai écrit sur ce Blog, ce documentaire dormait dans un tiroir depuis février dernier.
Cet incroyable ratage était dû à l’incapacité de mon producteur – Bernard Vaillot de Galaxie- de payer les archives que j’ai utilisées – avec son accord- pour le montage de mon film.
photo: (inconnu)
La facture est certes élevée – quelque 130 000 Euros pour les droits monde tout support -, mais ce n’est pas la première fois que je réalise des documentaires aves des budgets archives très élevés: ce fut le cas notamment pour “Cuba: Histoire d’un mythe” – un million de Francs en 1993 -, ou “Les 1OO photos du siècle“, ou encore “Mon père, le Che“. A chaque fois, le producteur – en l’occurrence CAPA- avait anticipé en prévendant le film à une kyrielle de chaînes internationales, avant même que j’ai commencé à tourner, ce que n’a pas su faire Galaxie…
Devant cette impasse, jamais vue en vingt-cinq ans de carrière, j’ai donc décidé de contacter Mediapart, le journal en ligne créé notamment par Edwy Plenel, l’ancien directeur de la rédaction du journal Le Monde, dont j’apprécie l’engagement pour une presse indépendante et de qualité. Mediapart a accepté de diffuser le film en accès libre pendant deux mois sur son site.
Avec Mediapart, mais aussi le CFRT, coproducteur du film, Amnesty International, Human Rights Watch et l’Association des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT), nous avons donc monté une opération inédite dans l’histoire du journaliste télévisuel: lancer un film en exclusivité, dont la pertinence éditoriale est évidente, sur la toile.
Voici ce qu’en dit RFI:
http://www.rfi.fr/actufr/articles/118/article_85806.asp“>
Nous espérons tous que cette opération inédite montrera que le Web est un média à part entière , et que le film connaîtra une seconde vie sur les chaînes, au cinéma ou en DVD.
C’est vous les internautes qui en déciderez!
Rendez-vous donc sur Mediapart!
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Oeuvres majeures de Marie-Monique Robin
Quand le pétrole flambait au Koweit
Après avoir envahi le Koweit en août 1990, les soldats irakiens de Saddam Hussein battent en retraite 6 mois plus tard lorsque les troupes alliées arrivent sur place. Mais non sans mettre le feu à plus de 600 puits de pétrole koweitiens que les pompiers occidentaux mettront 10 mois avant de pouvoir tous les éteindre. Mais auparavant, il aura fallu déminer alentour des puits car les Irakiens avaient entouré ceux-ci de mines.
6 millions de barils de pétrole furent perdus chaque jour sans compter les 6 à 8 millions de barils que les Irakiens ont jetés dans le Golfe persique et qui a provoqué la plus grosse marée noire jamais connue. Ce fut une catastrophe économique et écologique sans précédent.
Un excellent documentaire de 36 minutes sur les efforts déployés par différents pays pour éteindre les feux koweitiens. Le son (bruit du feu) est particulièrement impressionnant. À voir…et à entendre.
Tintin en Irak – 8
(suite du 28 septembre 2009…)
à suivre…
création: Youssouf, avec l’aimable collaboration de NQP et Victor
(N.B.: Les planches publiées à ce jour sont rassemblées dans le dossier ”Tintin en Irak” auquel on peut accéder dans la barre latérale droite.)
Cimetière irakien
Ces véhicules, majoritairement de marque Toyota, étaient utilisés par les forces de l’ordre irakiennes avant qu’ils ne soient rendus inutilisables lors d’attentats. À l’origine, ils étaient de couleur verte…
Tintin en Irak – 7
(suite du 19 septembre 2009…)
à suivre…
création: Youssouf, avec l’aimable collaboration de NQP et Victor
(N.B.: Les planches publiées à ce jour sont rassemblées dans le dossier ”Tintin en Irak” auquel on peut accéder dans la barre latérale droite.)
Des véhicules qui résistent aux mines: Mine Resistant Ambush Protective (MRAP) vehicle
Selon les militaires américains, ce type de véhicule a réduit les blessures des militaires de 80% en Irak. Le souffle de l’explosion, au lieu de se diriger vers le dessous du véhicule et de le transpercer, est dévié vers les côtés par le dessous en acier en forme de V. De plus, ce type de véhicule peut même rouler avec des crevaisons aux 4 pneus.
Ce modèle Cougar pèse de 2 à 5 fois le poids d’un humvee. Son poids le rend très résistant aux explosions, mais est source de problèmes sur certains ponts (qu’il peut défoncer). Sa position de conduite haute est un avantage pour le conducteur. Le Cougar peut contenir 6 soldats.
autonomie: 676 kilomètres
hauteur: 2,6 mètres
largeur: 2,7 mètres
longueur: 5,9 mètres
poids: 14,500 kilos
charge utile: jusqu’à 2,700 kilos
Ci-dessus, le Modèle Buffalo.
Test de résistance aux explosifs. On voit le souffle de l’explosion se diriger vers les côtés, épargnant le dessous de l’habitacle et les soldats s’y trouvant.
Toutefois, tout ne se passe pas toujours comme prévu et il arrive que les MRAP résistent mal aux assauts:






























































































































