“Sakura Sakura”
source: YouTube
photo: Smgregory
“Sakura Sakura” fait partie des airs folkloriques japonais et est surtout interprétée sur un instrument à cordes pincées appelé koto, qui est l’instrument national du Japon. Le koto est fabriqué à partir d’un bois appelé kiri et mesure environ 180 centimètres. Il comporte 13 cordes tendues sur 13 hauts chevalets amovibles en ivoire placés sur la longueur de l’instrument. Les cordes sont en fil de soie que l’on pince avec des grattoirs en ivoire.
L’ancêtre du koto est un instrument chinois appelé guzheng qui a fait son apparition au Japon entre le VIIe et le VIIIe siècle. L’instrument avait alors 5 cordes. Depuis, le nombre de cordes a graduellement augmenté pour en arriver aujourd’hui à des kotos dont le nombre de cordes varie entre 13 et 32, les kotos de 13 cordes étant les plus répandus.
photo: © Yuriko Takagi
N.B. : Je n’ai malheureusement pû découvrir le nom de l’interprète de la version de “Sakura Sakura” que je vous présente dans ce billet. L’internaute qui l’a mis en ligne sur YouTube, DeCario0, ne le sachant pas non plus, il me ferait plaisir de profiter de votre érudition, si vous en connaissez l’interprète, afin que je puisse le signaler ici. Merci.
Fukushima et radioactivité deux mois plus tard…

carte: idé
source: liberation.fr
Libération/{Sciences²} publie ces jours-ci une mise-à-jour sur la situation concernant le niveau de radioactivité entourant la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi suite au tsunami du 11 mars dernier par le biais d’une interview d’Olivier Isnard, spécialiste en radio-écologie et radioprotection, envoyé par l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire au Japon peu après le séisme. Il a conseillé l’ambassade de France, et noué des contacts avec ses homologues japonais, transmis de précieuses informations. De retour, il nous parle surtout de la protection des populations.
extrait:
“Libération : Y aura t-il une zone interdite durant longtemps ?
Olivier Isnard : La cartographie existante montre déjà un paradoxe. Des zones près de la centrale et en direction du nord-ouest montrent des contaminations radioactives très importantes, qui empêcheront la vie normale et une exclusion sur le long terme. A l’inverse certaines parties de la zone évacuée sont beaucoup moins contaminées bien que plus proches de la centrale et seront probablement réoccupées.”
pour l’article complet: Fukushima et radioactivité: la protection des populations japonaises
Accidents nucléaires | les risques pour l’homme
L’exposition à des rayonnements ionisants peuvent avoir des conséquences très graves pour la santé. Mais des mesures de protection existent.
Le monde entier garde en tête les images du pire accident nucléaire de l’histoire, l’explosion de la centrale ukrainienne de Tchernobyl en 1986. Si pour l’instant, les dommages causés par le séisme de vendredi aux installations japonaises n’ont pas atteint la même gravité – sur une échelle de 0 à 7, les accidents de Fukushima sont situés par les experts à 4, contre 7 pour Tchernobyl – la protection des habitants et de l’environnement reste un sujet de préoccupation majeur.

Victimes de l’accident de la centrale nucléaire de Tchernobyl en 1986, après une chirurgie pour le cancer de la glande thyroide.
photo: Gerd Ludwig
source: National Geographic
• Comment l’homme réagit à une exposition à la radioactivité ?
Les expositions à des particules radioactives peuvent avoir des effets variables suivant la durée d’exposition, la nature des rayons et les personnes.
En cas d’exposition brusque et forte, l’effet peut être visible rapidement (dans les heures, jours ou semaines suivantes). Elle se manifeste par des vomissements, de la fièvre, des brûlures et des hémorragies. Ce type d’exposition détruit certaines cellules (sanguines, digestives, gamètes), détériorant la moelle osseuse ou la muqueuse intestinale. Une exposition forte concerne principalement les personnes les plus proches de la source radioactive, à savoir les sauveteurs et le personnel des centrales.
Une exposition plus faible mais prolongée (par l’alimentation, les gaz inhalés) peut causer des lésions de l’ADN et donc des cancers (du poumon, du colon, leucémie…) et des malformations chez les enfants à naître. Cela concerne principalement les riverains plus éloignés.
• Comment mesure-t-on la gravité de l’exposition ?
L’effet des rayons ionisants sur l’organisme se mesurent en sievert. Un sievert correspond à la dose de rayons reçus, pondérés en fonction du type de rayonnement (alpa, bêta, gamma, X, neutrons), des modalités d’exposition (voie externe, comme la peau, ou interne, la respiration, l’alimentation) et de la sensibilité spécifique des organes ou tissus. Par exemple, pour une même dose de rayons reçue (calculée en grays), la peau est affectée d’un facteur de pondération de 0,01, mais les organes reproducteurs, plus sensibles, sont pondérés de 0,2.
Quelques mesures de référence :
2,4 mSv : c’est l’irradiation naturelle moyenne annuelle en France, dont 2 mSv sont d’origine naturelle, et 0,001 mSv résultent de l’exposition liée à l’industrie nucléaire. Le reste correpond aux rayonnements de l’imagerie médicale (scanner, radios…)
50 mSv : dose moyenne reçue par un habitant vivant à 30 km de Tchernobyl
5000 mSv : dose reçue par le personnel et les équipes d’urgence à Tchernobyl
Les vomissements apparaissent à partir de 1 sievert. Une exposition supérieure à 6 sieverts entraîne la mort. A 4,5 sieverts, la moitié de la population décède.
Lors d’un accident de centrale comme au Japon, les personnes les plus exposées (secouristes, personnels) reçoivent entre 1 et 3 sieverts.
A la centrale de Fukushima, selon l’Institut de Radioprotection et de Sûreté nucléaire français (IRSN), l’effet des rayonnements aurait atteint 1 mSv par heure aux abords du site, soit «un rejet très important». On ignore cependant les doses reçues par les ouvriers qui se trouvaient sur le site. En une heure, les gens se trouvant à proximité de la centrale ont donc reçu le maximum annuel d’une population normalement exposée en Europe, explique Carole Marchal, de l’Autorité française de sécurité nucléaire.
AVERTISSEMENT : A NE PRENDRE QUE SUR INSTRUCTIONS DES AUTORITES COMPETENTES

source: aquitaine.pref.gouv.fr
• Les mesures de protection possibles :
Il existe trois façons de protéger les populations en cas de fuites radioactives.
La première consiste à évacuer les personnes se trouvant à proximité de la source nucléaire. C’est ce que les autorités japonaises ont fait après le séisme : des milliers de personnes vivant dans un rayon de 3km des lieux dangereux ont été déplacées, puis dans un rayon de 10 et enfin 20 km à mesure que les accidents se multipliaient, soit quelque 200.000 personnes au total.
Les riverains peuvent aussi être amenés à s’enfermer chez eux, de préférence dans un sous-sol, les portes et fenêtres calfeutrées avec du ruban adhésif, sans climatisation ni chauffage. Cela évite principalement de respirer des particules (le mode de contamination le plus rapide), ou que celles-ci n’entrent en contact avec la peau.
Enfin, l’ingestion de comprimés d’iode stable permet de se protéger contre les cancers de la thyroïde. Cette glande produit des hormones qui régulent le métabolisme. En se fixant dans la thyroïde, l’iode stable, donc non radioactif, empêche l’iode radioactif de se fixer. Ce type de prévention est particulièrement efficace et nécessaire chez les enfants, chez qui l’hormone thyroïdienne joue un rôle fondamental dans la croissance et le développement. Le Japon en a commencé la distribution, car l’effet protecteur est maximal si on prend les comprimés l’heure précédent ou l’heure suivant l’exposition.
source: lefigaro.fr
Séisme, tsunami et accident nucléaire | chaos total au Japon
source: Reuters
source: AP
source: Newscom
source: AP
source: AP
source: AP
source: AP
source: AP
source: Keystone USA
source: AFP/Getty Images
source: EPA
source: AP
source: EPA
source: Press Association Graphic

Centrale nucléaire de Fukushima Dai-ichi
source: Reuters
D’Hiroshima à Nagasaki
Il y a 65 ans, l’équipage américain prend la pose devant le bombardier B-29 Enola Gay, qui largua la bombe sur la ville industrielle d’Hiroshima, abritant l’état-major de l’armée japonaise. Trois mois après la capitulation allemande, le but était de faire plier à son tour la dictature militaire nippone. Au centre, le pilote Paul Tibbets, qui avait lui-même baptisé l’avion du nom de sa mère.
L’explosion de la bombe atomique a soufflé Hiroshima à 8h15, le 6 août 1945, comme l’atteste le cadran, figé pour l’éternité, de cette montre-bracelet retrouvée dans les décombres de la ville.
Cette photo de 1960 présente une bombe identique à Little Boy, qui a explosé sur Hiroshima. Elle mesure 3 mètres de long et pèse près de 4.000 kilogrammes, pour une puissance équivalente à 20.000 tonnes de TNT.
Le champignon de l’explosion de la bombe atomique à Hiroshima. Cette photographie a été prise par un ingénieur australien depuis la ville de Yoshiura, située à une dizaine de kilomètres de l’autre côté de la montagne d’Hiroshima. Les rayonnements ont considérablement altéré la pellicule.
La fournaise et le souffle engendrés par l’explosion ne laissèrent pas âme qui vive dans un rayon de plus d’un kilomètre. 70.000 personnes, civils pour la plupart, périrent immédiatement, ou dans l’année qui suivit, des suites de leur exposition aux radiations.
Le Palais d’exposition industrielle d’Hiroshima, en septembre 1945, aujourd’hui connu sous le nom du Dôme de la bombe atomique.
Le major Thomas Ferebee, à gauche, et le capitaine Kermit Beahan discutent dans un hôtel de Washington, le 6 février 1946. Ils étaient bombardiers, chargés du largage des bombes. Ferebee a envoyé la bombe atomique sur Hiroshima et Beahan celle sur Nagasaki, trois jours plus tard.
Bombardement de Nagasaki, le 9 août 1945. Environ 40.000 personnes ont été tuées directement par Fat Man, la deuxième bombe A larguée sur le Japon.
Une femme japonaise avec un enfant, survivants de l’explosion de la bombe de Nagasaki, le 9 août 1945. Leurs visages sont défigurés par des brûlures dues à la chaleur de l’explosion.
Hibakusha est le nom donné au Japon aux survivants des bombes atomiques. Ici, un survivant de Nagasaki qui témoigne de son calvaire à Los Angeles en 1980. L’État japonais garantit une allocation aux 200.000 survivants, souvent victimes de discrimination et d’ostracisme car représentant, dans leur chair meurtrie, l’infamie de la défaite.
Un jour dans la vie d’un aéroport
source: YouTube
création: Kodaka Yuuhei
L’aéroport Haneda de Tokyo.




















































