Quand la police de Montréal joue de la matraque…
pour aller sur wyzed.net
Monsieur Charest, je vous aime
un texte de Nathalie Ragheb
publié le le 23 mai 2012 sur “Des mots et des choses”
Aujourd’hui, c’est devenu évident. Je ne peux plus faire semblant.
En revenant du boulot tout à l’heure, j’ai croisé plein de petits groupes de gens qui faisaient un vacarme épouvantable avec des casseroles. Ça m’a décroché un large sourire. Des jeunes, des moins jeunes, des enfants, tous à leurs casseroles jusqu’au parvis de l’église à côté de chez moi. Je vous dois le plaisir de ce tintamarre et de l’esprit de communauté qui réchauffe le cœur.
Je vous aime, parce que je vous trouve vraiment fort de tenir tête aux étudiants sans broncher, en gardant votre cool comme si de rien n’était. C’est bon pour eux. Comme Ministre de la Jeunesse, vous avez réussi à les mobiliser et à les intéresser à la politique. Vraiment, trop fort. Il y avait si longtemps qu’on la déplorait, vous avez secoué leur apathie et prouvé qu’un politicien peut rejoindre la jeunesse. Vous êtes brillant.
Je vous aime parce que, grâce à vous, ma ville a lancé la saison des festivals beaucoup plus tôt que de coutume. Nous avons eu droit à des marées humaines, des foules joyeuses et unies, pleines de couleurs et de sons, rassemblant des gens de tout âge, de toute origine, de toute appartenance socio-économique. Les automobilistes sourient même aux piétons, et vice versa. Vous êtes un grand rassembleur.
Je vous aime parce que vous avez su donner des rôles de choix aux femmes dans votre caucus et faire la preuve qu’il y a de la place pour les femmes aux plus hautes instances du pouvoir. Vous êtes même allé jusqu’à vous effacer pour qu’elles puissent rayonner de tous leurs feux. Votre façon de lutter contre la discrimination, par l’exemple, est admirable. Vous incarnez le grand principe de l’égalité des sexes.
Je vous aime pour tout ce que vous faites pour la culture. Non seulement stimulez-vous l’économie avec votre Plan Nord, vous stimulez les artistes, acteurs, musiciens, écrivains, à prendre position et à prêter leurs noms à une cause. Bien plus, vous inspirez des chansons, des poèmes, des illustrations, des montages, dont l’ingéniosité est si réjouissante qu’on pourrait passer des heures à s’y baigner. Vous êtes la muse de tant de personnes talentueuses que je rougis d’oser vous avouer mon amour.
Je vous aime parce que vous avez réussi le coup de force de nous sortir du petit débat sur la hausse des frais de scolarité pour l’élargir à la question du sens même de la démocratie. Vous avez ouvert les échanges sur des sujets aussi divers que la pertinence de nos institutions académiques, judiciaires, policières, gouvernementales, la qualité de nos médias et la valeur réelle des sondages d’opinion. Il y avait longtemps qu’on n’avait lu autant de textes intelligents, argumentés, structurés. On avait même oublié l’importance de la pensée critique dans une société. Vous l’avez remise à l’avant-plan et avez redonné aux intellectuels, universitaires ou de salon, leurs lettres de noblesse. Vous êtes un grand debater et votre courage est sans limites.
Je vous aime parce que le mouvement dont vous êtes l’instigateur a des échos à travers le monde. Il fait partout l’envie de ceux qui ont à cœur l’équité, la justice, la démocratie et le bien commun. Vous avez réussi à attirer l’attention de la planète sur le Québec et contribué à donner espoir aux mouvements de contestation de l’idéologie néolibérale qui s’agitent en Occident. Vous êtes un grand bâtisseur.
Je vous aime parce que vous avez su rester humble, malgré toutes ces réalisations. Jamais vous ne courez au devant des caméras pour prendre le mérite de tout ce que vous faites. Jamais vous ne cherchez à voler la vedette à vos ministres. Cette humilité est si touchante, que je rougis encore de mon effronterie.
Au Téléjournal, je vous ai vu travailler à rebâtir le parti progressiste conservateur, tout seul après sa grande débâcle – qu’aucun sondeur de l’époque n’avait prédite. Je vous ai ensuite vu arriver en grande pompe à l’assemblée nationale pour la lutte des titans avec Lucien Bouchard. Après avoir assisté à l’échec du référendum de 1995, je n’osais plus regarder le Téléjournal tant je craignais de tomber sur un reportage vous concernant. Depuis votre entrée au pouvoir en 2003, ce sont tous les médias que j’évitais.
Je comprends maintenant que c’est à cause de l’émotion que j’avais peur d’éprouver en voyant des images de vous. Je ne vous remercierai jamais assez, Monsieur Charest, d’avoir insisté pour vous rappeler à mon attention. Comme disait Michel Rivard à la grande manifestation du 22 mai, je m’étais endormie sur mes rêves. Vous m’avez réveillée.
D’ailleurs, je me suis interrompue en vous écrivant, pour aller faire un tour à la manifestation de casseroles que j’entendais passer sur la rue d’à côté. J’ai dit bonjour à mes voisins, salué la centaine de manifestants; ça fait beaucoup de bien, vous savez, tout ce que vous faites. Ça crée un sentiment d’appartenance, ça redonne envie de croire en quelque chose de mieux.
Pardonnez mon impertinence, Monsieur Charest. J’avais perdu l’habitude de sortir de ma réserve, de réfléchir sur des questions qui avaient du sens, d’écrire. Je vous semble peut-être malhabile et inconvenante, mais il fallait que je vous le dise. Je vous aime.
source: nragheb.wordpress.com
Québec | une crise sociale en images

publicité: La Fédération autonome de l’enseignement

photo: Édouard Plante-Fréchette

photo: Édouard Plante-Fréchette
Nous nous répétons : le gouvernement du Québec attend-il qu’il y ait des morts avant de solutionner le conflit étudiant ?

photo: Édouard-Plante Fréchette
Jean Charest,
le premier ministre du Québec,
attend-il qu’il y ait des morts avant de solutionner le conflit étudiant ?
Et comme responsable des dossiers jeunesse au Conseil des ministres du Québec, qu’attend-il pour écouter les doléances de cette jeunesse ?
Un mort ?
Des morts ?
Montréal | quand le sang coule
« Il est dangereux d’avoir raison quand le gouvernement a tort. »
Voltaire
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819-569-5646
numéro de téléphone du bureau de comté du député de Sherbrooke, M. Jean Charest, également premier ministre du Québec
photo: Le Chibouki frustré
Le “grand tonnerre” de Montréal
Plusieurs de rouge vêtus parmi une foule évaluée entre 200,000 et 300,000 personnes de tous âges et de tous milieux pour appuyer le mouvement de contestation étudiant face à la hausse décrétée par le gouvernement des frais de scolarité universitaire et contre la loi spéciale destinée à restreindre le droit de manifester.
“Un grand tonnerre” | à Montréal le 22 mai 2012
source: YouTube
Toutes et tous à la Place des Festivals, à Montréal, mardi le 22 mai 2012 à 14h00.
Un texte de Christian Nadeau, professeur de philosophie à l’Université de Montréal. Interprété par Christian Bégin et Dominique Leduc.
Montage audio/video: Eric Robertson et Bérénice Steevenson.
Musique: “East Hastings” par Godspeed You! Black Emperor
Ces Québécois qui étudient ailleurs et ce qu’ils paient

source: jetudiela.wordpress.com
“Les frais sont de 0$/session et en plus chaque étudiant reçoit 3800$/session. Le seul critère c’est d’avoir plus de 18 ans. [ ] Ils ont aussi la possibilité de demander un prêt à un taux préférentiel (en plus).”

source: jetudiela.wordpress.com

source: jetudiela.wordpress.com


source: jetudiela.wordpress.com

source: jetudiela.wordpress.com
Ces étudiant(e)s Québécois participent à des programmes d’échange inter-universités et qui ne sont donc pas au Québec en ce moment. Ils désirent nous donner ici une idée des coûts des études universitaires qu’ils suivent dans les pays où ils étudient. Pour d’autres exemples, suivre le lien ci-dessous…
jetudiela.wordpress.com
“Le gouvernement doit respecter sa décision de geler les frais de scolarité.” (Jean Charest, 17 mars 1999)

Jean Charest, premier ministre du Québec depuis le 29 avril 2003
photo: Jacques Boissinot
Les administrateurs des établissements n’ont pas à porter le blâme du déficit budgétaire que connaissent présentement les universités. C’est principalement au gouvernement péquiste qu’incombe la tâche d’injecter de l’argent dans le système d’éducation, afin de régler notamment l’épineux problème du sous-financement du réseau universitaire.
Tel est le verdict qu’a rendu le chef du Parti Libéral du Québec, Jean Charest, lors d’une conférence organisée par le Comité libéral étudiant de l’Université Laval, le 17 mars [1999], au pavillon Charles-de-Koninck. [ ] “Le système d’éducation va de pair avec le développement économique, a lancé d’emblée Jean Charest. D’où l’importance que le gouvernement en place propose un plan d’action économique qui fera en sorte que le Québec rattrape le retard important qu’il a pris en matière d’éducation par rapport au reste de l’Amérique du Nord.”
[ ] “Par rapport à la moyenne canadienne, les jeunes Québécois bénéficient de moins de ressources pour étudier. Dans 10 ou 15 ans, nous connaîtrons d’ailleurs les effets de cette situation déplorable lorsque les entreprises auront de la difficulté à recruter chez nous et se tourneront vers les étrangers pour combler les postes offerts parce qu’ils seront mieux préparés au marché du travail.”
Par ailleurs, le chef libéral a insisté sur la nécessité de créer une loi-cadre sur les frais de scolarité qui, selon lui, permettrait l’accessibilité à l’éducation pour tous, de même que le maintien des frais de scolarité à un seuil bas: “Le gouvernement doit respecter sa décision de geler les frais de scolarité. À cet égard, je lui demande de donner les moyens aux universités de respecter les engagements qu’il a pris sur cette question.” [ ]
source: http://www.scom.ulaval.ca/Au.fil.des.evenements/1999/03.25/charest.html
Le Québec et la crise étudiante | un gouvernement dépassé par les événements
par Robert Dutrisac
Le Devoir
12 mai 2012
sous le titre: “Un gouvernement dépassé par les événements”
les photographies ont été ajoutées au texte par citizen zoo
Dimanche dernier, après la victoire de François Hollande, TV5 organisait une table ronde avec des journalistes et commentateurs des quatre coins de la planète. De façon surprenante, plusieurs d’entre eux ont évoqué la crise étudiante au Québec pour établir un lien entre cette contestation et l’opposition aux mesures d’austérité imposées en Europe. Ce qui a commencé comme une simple grève contre la hausse des droits de scolarité est devenu un mouvement contre le néolibéralisme et pour la justice sociale. Pas étonnant que, dans ce contexte, le gouvernement libéral apparaisse dépassé par les événements.
[ ] il n’en demeure pas moins que la question des droits de scolarité ne semble plus le seul enjeu de la crise actuelle. Dans une entrevue que trois représentants de la CLASSE, dont Gabriel Nadeau-Dubois, accordaient en anglais à RealNews, un site Internet d’information alternatif, le leader étudiant expliquait que l’enjeu de la grève, quand elle a débuté, était bel et bien la hausse des droits de scolarité. « Mais après quatre, cinq, six sept semaines de grève, […] il y a eu un bouillonnement d’idées. Cette conjonction de ces gens très nombreux qui n’ont rien à faire de leur vie, sauf de parler de politique, de participer à des actions et à des manifestations, ça crée un climat de changement social. »

source: martinpm.wordpress.com
Un organisateur de la CLASSE, Jérémie Bédard-Wien, l’exprimait autrement. « Après plus de deux mois de grève, ils [les étudiants] réalisent que les droits de scolarité, c’est la pointe de l’iceberg, l’iceberg néolibéral. » Pour lui, « il ne faut qu’une étincelle pour allumer un incendie ».
« Tout ce qui traîne se salit », conclut, pour sa part, Marc Parent, le chef du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).
Évidemment, on peut soutenir que la CLASSE est l’aile radicale du mouvement (bien qu’il y ait plus radicaux qu’elle, comme Force critique étudiante, un mouvement qui prend au mot les thèses de Francis Dupuis-Déri, professeur de sciences politiques à l’UQAM). Mais il fallait entendre le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin, reconnaître mardi qu’il avait « sous-estimé la détermination » de ses membres et se surprendre que la priorité des étudiants, ce n’est pas de sauver le trimestre, mais d’obtenir « quelque chose de tangible ».
Au romantisme anarchiste de la CLASSE, Jean Charest oppose un pragmatisme comptable. Il ne faut toutefois pas croire que pendant ces 13 semaines le gouvernement Charest s’est tourné les pouces. Au contraire, il avait une stratégie, il a agi. Le problème, c’est que ses stratégies n’ont pas fonctionné, ses tactiques n’ont pas marché.

Madame Line Beauchamp (députée à l’Assemblée nationale du Québec, vice-première ministre du Québec ainsi que ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport en compagnie du premier ministre du Québec, Monsieur Jean Charest.
photo: Jacques Boissinot
Au début de la grève, le gouvernement n’a pas voulu reconnaître la légitimité des associations étudiantes. Il ne la reconnaît d’ailleurs aujourd’hui que du bout des lèvres. Se drapant dans le légalisme, il soutient toujours qu’il ne s’agit pas d’une grève mais d’un boycottage.
Puis, changement de stratégie, le gouvernement libéral a reconnu une certaine légitimité aux associations étudiantes. Mais il a tenté de créer une division en associant la CLASSE à la violence. À plusieurs reprises, Jean Charest a affirmé que son gouvernement ne s’assoira pas avec la CLASSE, ce qu’il a finalement fait.
Le gouvernement Charest a refusé pendant 11 semaines de négocier avec les associations étudiantes. Il a tenté de régler le conflit en proposant des améliorations au régime de prêts et bourses sans parler aux étudiants.
Par ailleurs, le gouvernement a misé sur les injonctions pour briser le mouvement de grève.
Les médias ont révélé d’ailleurs que, parmi les premiers étudiants à demander des injonctions il y a un mois et demi, figuraient des militants libéraux. Puis, il y a un mois, Line Beauchamp tentait un coup de force en obligeant les cégeps et les universités à ouvrir leurs portes. Le cégep de Valleyfield devait servir d’exemple. Ce fut un échec.
Enfin, il y a eu cette négociation de la dernière chance, dont le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle ne fut pas concluante. Tant Line Beauchamp que Jean Charest ont commis l’erreur de minimiser la portée de l’entente avant que les étudiants ne votent. Le gouvernement semble miser à nouveau sur les injonctions, qui seraient aujourd’hui mieux formulées pour en forcer le respect.
Si les étudiants en grève, notamment les cégépiens, perdent leur session, c’est le gouvernement qui sera à blâmer ; c’est du moins ce que l’opinion publique croit, si on se fie aux sondages. En définitive, il y a un responsable, et c’est le gouvernement.

photo: Jean-Marie Villeneuve

photo: Jean-Marie Villeneuve
Mais Jean Charest est le premier à reconnaître qu’un gouvernement peut faire des erreurs. Parfois, le gouvernement ne sait même pas ce qu’il fait. Dans son autobiographie, le chef libéral écrit : « Je dis souvent qu’il ne faut jamais sous-estimer la capacité des gouvernements de se tromper. […] S’il y a une chose qui me fait frémir, c’est quand j’entends des gens dire : « Après tout, c’est le gouvernement ; ils doivent savoir ce qu’ils font. » Il ne faut jamais présumer qu’ils savent ce qu’ils font. »
Rappelons donc cette parole d’Évangile : « Pardonnez-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font. » C’est ce que bien des électeurs libéraux se diront bientôt avant de voter.
Le gouvernement du Québec attend-il qu’il y ait des morts avant de solutionner le conflit étudiant ?

Francis Grenier, étudiant gravement blessé par une grenade assourdissante lancée par un policier qui aurait explosé tout près de son visage. Le choc a été violent et le sang a giclé.
Deux mois plus tard, il ne distingue que des taches et des couleurs. «Je ne peux pas lire plus de quelques lignes avant d’avoir des maux de tête, dit-il. Une page et j’ai des nausées.» Le jeune homme, qui souhaite devenir artiste visuel, craint de devoir abandonner son rêve.
source: httpfiles.gestionradioqc.com
texte adapté de lapresse.ca
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“Bâton cinétique”, communément appelé “balle de caoutchouc”
source: lapresse.ca

Une étudiante, Dominique Laliberté, vient d’être blessée par un bâton cinétique lancé par un policier.
photo: (inconnu)

Dominique Laliberté (et son ami Pierre Léveillé), attend des secours qui seront longs à venir.
photo: Carl Lapriz
source: YouTube
Une vidéo montrant la longue attente avant que Dominique Laliberté reçoive des soins.

Résultats de l’impact du bâton cinétique: une multiple fracture de la mâchoire et plusieurs dents perdues. L’étudiante a subi une intervention chirurgicale afin de lui fixer des plaques et des vis sur la zone blessée. Elle devra aussi se faire poser des implants dentaires afin de remplacer les dents qu’elle a perdues. Une facture de 10 000 $ au bas mot.
photo: Patrice Laroche
texte adapté de lapresse.ca
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Alexandre Allard a subi un traumatisme crânien léger, une fracture au visage, une fracture au crâne et une contusion cérébrale. Suite à ces blessures, il a été entre la vie et la mort pendant les heures qui ont suivi l’incident.
Il n’est pas encore possible à ce jour de connaître la nature exacte du projectile qu’il a reçu à la tête. Il pourrait s’agir d’une boule de billard, d’un morceau d’asphalte ou d’une balle de caoutchouc lancée par un policier.
photo: Marie-Eve Doré
texte adapté de flutrackers.com
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Maxence L. Valade, un étudiant qui, après avoir été atteint d’un projectile, s’est retrouvé avec des fractures importantes aux os du visage et au crâne, une commotion cérébrale et un hématome, en plus d’avoir perdu l’usage d’un oeil.
Maxence est ici traité par les ambulanciers avant son transport à l’hôpital.
photo: Michel Desbiens
texte adapté de lapresse.ca
Manifestations contre la hausse des frais de scolarité universitaire | le Québec et ses étudiants éclopés
source: YouTube
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Gabrielle Duchaine La Presse |
(extrait de l’article paru sous le titre: “Le conflit étudiant a fait des centaines d’éclopés”)
la vidéo a été ajoutée par citizen zoo
En trois mois, la grève étudiante aurait fait plusieurs centaines d’éclopés. Si la plupart n’ont subi que des ecchymoses, des éraflures ou des irritations aux yeux, certains garderont à jamais des séquelles du conflit.
«Je n’ai jamais vu autant de blessés dans un mouvement de contestation au Québec», affirme l’avocat Alain Arsenault, spécialiste des cas de brutalité policière.
Bien que le bilan des blessés soit imprécis, il reste particulièrement lourd. Une équipe d’infirmiers bénévoles affirme avoir fait quelque 400 interventions seulement lors de l’émeute de Victoriaville, vendredi soir, dont près de 200 pour traiter des gens incommodés par les gaz. La Sûreté du Québec dénombre pour sa part 12 blessés graves, 6 dans son camp et 6 dans celui des manifestants, dont 4 ont été hospitalisés. Parmi ceux-ci: Maxence Valade, 20 ans, élève au cégep de Saint-Laurent, qui a perdu l’usage d’un oeil et subi une opération de huit heures après avoir reçu un projectile au visage, et Alexandre Allard, 20 ans, étudiant à l’Université Laval, dont on a craint pour la vie à la suite d’un traumatisme crânien causé par un projectile.
photo: Édouard Plante-Fréchette
«Ce que j’ai vu était horrifiant», dit l’infirmière Sophie Vallée-Desbiens, 32 ans, membre du groupe Infirmières contre la hausse, visiblement secouée de son week-end militant. «J’ai travaillé aux urgences et en Afrique et, en huit ans de carrière, je n’ai jamais vu chose pareille.» Son équipe d’une dizaine de premiers répondants et elle ont traité des centaines de personnes durant les trois heures de l’émeute. S’ils ont vu beaucoup de cas de brûlures aux yeux et à la peau à cause du gaz poivre et aidé de nombreux manifestants en panique, ils ont aussi secouru des gens qui ont eu les dents fracassées par des projectiles et d’autres qui s’étaient foulé une cheville, voire fracturé une jambe, en essayant de se sauver du chaos.
article complet sur lapresse.ca
Quand les infrastructures s’en vont chez le diable…
En 2005, près de Pittsburgh (États-Unis), la poutre d’un pont d’étagement au-dessus de l’autoroute I-70 a cédé à cause de la corrosion. Une femme et deux enfants ont miraculeusement survécu après avoir percuté ces 120 tonnes de béton.
En 2000, à Laval (Québec), une poutre d’une soixantaine de tonnes se détache du viaduc du Souvenir et s’écrase sur une voiture qui roulait sur l’autoroute 15, tuant un homme et en blessant deux autres. 
photo: Joshua Adam Nuzzo
En 2007, à Minneapolis (États-Unis), l’effondrement d’un pont a fait 15 morts. Sa conception était déficiente et des travaux l’avaient soumis à une charge excessive.
En 2006, encore à Laval (Québec), le viaduc de la Concorde s’effondre sur l’autoroute 19, tuant cinq personnes et en blessant six autres grièvement.
En 2006, à Boston (États-Unis), un panneau de 3 tonnes a écrasé une voiture qui traversait le Central Artery Tunnel. L’entrepreneur l’avait mal collé au plafond. Peu après, les lampes du tunnel se sont mises à chuter.
En 2011, à Montréal (Québec), un paralume de 25 tonnes s’effondre dans le tunnel Ville-Marie. Aucune victime, heureusement.
En mars 2001, au Portugal, un pont s’effondre: 59 personnes périssent.
Le 25 avril 2006, une personne est morte et cinq ont été blessées, dont l’une grièvement, quand un pont d’étagement s’est écroulé dans l’ouest du Danemark.
A Montréal (Québec), on veille au grain…
Giornata di sole a Montreal
La Place des festivals du Quartier des spectacles de Montréal. Inaugurée en 2009, cette place publique permet d’accueillir festivals et grandes manifestations. On y trouve le plus grand jeu de fontaines animées et interactives au Canada, avec 235 jets d’eau (qui n’apparaissent pas tous sur la photo).

























































































