Men in black
Les haredim ou “Craignant-Dieu” (en hébreu חרדים), souvent appelés “ultra-orthodoxes” sont des juifs orthodoxes ayant une pratique religieuse particulièrement forte. En l’absence de toute autorité centralisée dans le judaïsme, ils ont développé un certain nombre de courants, comme le hassidisme, chacun de ces courants interprétant les principes qui leur sont communs avec quelques variantes.
Depuis la fin du XIXe siècle, ils rejettent partiellement la “modernité”, que ce soit dans le domaine des mœurs ou des idéologies. Du fait de leur méfiance vis-à-vis des innovations sociales, les haredim vivent généralement en marge des sociétés laïques environnantes, même juives, dans leurs quartiers et sous la direction de leurs rabbins, seule source de pouvoir pleinement légitime à leurs yeux. C’est aussi le plus important groupe juif actuel affichant ses réticences face au sionisme, et même parfois son hostilité.
Ils sont aujourd’hui fortement implantés en Israël, où ils ont leurs quartiers (et même leurs villes), leurs partis politiques, leurs magasins et leurs écoles. Ils sont également présents dans beaucoup de communautés juives de la diaspora, en particulier en Amérique du Nord et en Europe occidentale.
source du texte: Wikipédia
Bien que les ultra-orthodoxes ne représentent que 10% de la population israélienne, leur influence est loin d’être négligeable, et grandissante. De par un taux de natalité bien supérieure à la moyenne nationale –sept enfants contre trois-, la communauté haredim ne fera qu’augmenter au fur et à mesure et pourrait atteindre 15% de la population dès 2025 selon une évaluation du Jerusalem Post. Sur certaines lignes des quartiers religieux de la capitale, hommes et femmes sont séparés dans les bus.
“Hommes seulement / L’accès aux femmes est strictement interdit”
A chacun son trottoir: ici, celui réservé aux hommes, les femmes devant en emprunter un autre qui leur est réservé.
photo: (inconnu)
A Jérusalem, les affiches publicitaires montrant des femmes se font de plus en plus rares, et sont peintes de noir ou déchirées lorsqu’elles sont estimées offensantes. Désormais, les publicités sont adaptées, et le visage des femmes a presque entièrement été banni des murs de la ville.
“Aux femmes & aux filles qui passent dans notre quartier / Nous vous prions de tous nos coeurs / Ne pas passer dans notre quartier avec des vêtements immodestes / Des vêtements modestes incluent: une blouse fermée, avec de longues manches. Une jupe longue, aucun vêtement moulant. / S’il-vous-plaît, ne pas nous affliger en troublant le caractère sacré de notre quartier et notre façon de vivre en tant que Juifs dévoués à Dieu et à sa Torah.
Résidents du quartier”
photo: (inconnu)
En 2010, la communauté ultra-orthodoxe avait contraint les pom-pom girls de l’équipe de basket Hapoel Jérusalem de porter des tenues plus “correctes”. Pour un député, les jeunes femmes “dérangent beaucoup de supporteurs qui veulent voir un match de basket, pas des filles danser en mini-jupe”. Depuis, elles sont vêtues d’un col roulé et d’un corsaire sous leurs robes.
source du texte: parismatch.com
“Les hommes et les femmes doivent marcher sur des trottoirs séparés et s’asseoir séparément dans les autobus publics (ndlr: les hommes à l’avant et les femmes à l’arrière). Il est interdit aux magasins de vendre de la lingerie ou tout vêtement de couleur rouge, cette couleur étant considérée comme la couleur de la passion. Il est interdit à un magasin de chaussures d’avoir des souliers à talons hauts en vitrine. Une clinique médicale est forcée de retirer le mot “femmes” de son enseigne. Une pizzéria se voit obligée d’avoir des heures séparées pour les clients masculins et féminins. Des pierres sont lancées à des joggeuses et des sacs de couches souillées sont lancés aux commerçants qui refusent de donner suite aux demandes d’une force de “police” de la modestie.
Ces histoires ne viennent pas du régime sévère des Talibans en Afghanistan, mais d’une petite ville située non loin de Jérusalem, Beit Shemesh, autrefois une ville tranquille qui attirait peu l’attention, qui est devenue la ligne de front pour la bataille de l’identité juive d’Israël, et dans cette ville, la raison est en train de perdre.”
(traduction libre)
source du texte (et pour lire le texte complet en anglais): ellisshuman.blogspot.com
autre article d’intérêt sur le sujet (Libération): Israël: La révolte contre les hommes en noir
Le bus de la ségrégation
Ce n’est qu’une ligne de bus dans une ville qui en compte plus de 200. Mais New York s’accommode mal de la ségrégation qu’on y pratique. Une ségrégation qui en rappelle une autre.
«Où est Rosa Parks quand on a besoin d’elle?» s’est demandée Melissa Franchy sur son compte Twitter, quelques jours après son expérience à bord d’un bus de la ligne B110, qui relie deux quartiers de Brooklyn, Williamsburg et Boro Park, et dessert principalement les juifs hassidiques qui y vivent.
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Le 12 octobre, Melissa Franchy est montée à bord d’un de ces bus à l’invitation de Sasha Chavkin, journaliste au New York World, une publication en ligne de l’école de journalisme de l’Université Columbia. Elle s’est assise sur un des sièges situés à l’avant pour voir la réaction des autres passagers. Après un certain laps de temps, plusieurs hommes coiffés avec les papillotes et le chapeau noir caractéristiques des juifs orthodoxes lui ont dit de se lever et d’aller s’asseoir à l’arrière avec les femmes. Certains ont précisé qu’elle se trouvait dans un «bus privé» ou dans un «bus juif».
Ces explications n’ayant pas satisfait la jeune femme, un des hommes a ajouté: «Quand Dieu établit une règle, on ne la remet pas en question.»
Le 18 octobre, le New York World a publié un article sur la ségrégation des sexes dans les bus de la ligne B110, incitant le New York Post et le New York Times, entre autres médias, à lui emboîter le pas dès le lendemain. Dans un de ses reportages, le Post a raconté qu’un conducteur de la ligne avait refusé de continuer sa route devant le refus de la photographe du journal d’aller s’asseoir à l’arrière d’un bus à moitié rempli.
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Cela fait pourtant partie d’une tradition qui découle d’un contrat de franchise passé en 1973 entre la ville et une société privée pour l’exploitation de cette ligne. Des directives, affichées à l’avant et à l’arrière des bus de la ligne B110, indiquent la marche à suivre pour éviter que les femmes entrent en contact avec les hommes.
«En montant dans un bus où se trouvent des passagers debout à l’avant, les femmes doivent monter par la porte arrière après avoir payé à l’avant», dit une des directives.
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adapté de l’article de Richard Hétu / cyberpresse.ca / 24 octobre 2011
lire l’article complet ici
n.b. : les photographies servant à illustrer l’article sont le choix de citizen zoo
































