Tchernobyl vu par Greenpeace
source: YouTube
Accidents nucléaires | les risques pour l’homme
L’exposition à des rayonnements ionisants peuvent avoir des conséquences très graves pour la santé. Mais des mesures de protection existent.
Le monde entier garde en tête les images du pire accident nucléaire de l’histoire, l’explosion de la centrale ukrainienne de Tchernobyl en 1986. Si pour l’instant, les dommages causés par le séisme de vendredi aux installations japonaises n’ont pas atteint la même gravité – sur une échelle de 0 à 7, les accidents de Fukushima sont situés par les experts à 4, contre 7 pour Tchernobyl – la protection des habitants et de l’environnement reste un sujet de préoccupation majeur.

Victimes de l’accident de la centrale nucléaire de Tchernobyl en 1986, après une chirurgie pour le cancer de la glande thyroide.
photo: Gerd Ludwig
source: National Geographic
• Comment l’homme réagit à une exposition à la radioactivité ?
Les expositions à des particules radioactives peuvent avoir des effets variables suivant la durée d’exposition, la nature des rayons et les personnes.
En cas d’exposition brusque et forte, l’effet peut être visible rapidement (dans les heures, jours ou semaines suivantes). Elle se manifeste par des vomissements, de la fièvre, des brûlures et des hémorragies. Ce type d’exposition détruit certaines cellules (sanguines, digestives, gamètes), détériorant la moelle osseuse ou la muqueuse intestinale. Une exposition forte concerne principalement les personnes les plus proches de la source radioactive, à savoir les sauveteurs et le personnel des centrales.
Une exposition plus faible mais prolongée (par l’alimentation, les gaz inhalés) peut causer des lésions de l’ADN et donc des cancers (du poumon, du colon, leucémie…) et des malformations chez les enfants à naître. Cela concerne principalement les riverains plus éloignés.
• Comment mesure-t-on la gravité de l’exposition ?
L’effet des rayons ionisants sur l’organisme se mesurent en sievert. Un sievert correspond à la dose de rayons reçus, pondérés en fonction du type de rayonnement (alpa, bêta, gamma, X, neutrons), des modalités d’exposition (voie externe, comme la peau, ou interne, la respiration, l’alimentation) et de la sensibilité spécifique des organes ou tissus. Par exemple, pour une même dose de rayons reçue (calculée en grays), la peau est affectée d’un facteur de pondération de 0,01, mais les organes reproducteurs, plus sensibles, sont pondérés de 0,2.
Quelques mesures de référence :
2,4 mSv : c’est l’irradiation naturelle moyenne annuelle en France, dont 2 mSv sont d’origine naturelle, et 0,001 mSv résultent de l’exposition liée à l’industrie nucléaire. Le reste correpond aux rayonnements de l’imagerie médicale (scanner, radios…)
50 mSv : dose moyenne reçue par un habitant vivant à 30 km de Tchernobyl
5000 mSv : dose reçue par le personnel et les équipes d’urgence à Tchernobyl
Les vomissements apparaissent à partir de 1 sievert. Une exposition supérieure à 6 sieverts entraîne la mort. A 4,5 sieverts, la moitié de la population décède.
Lors d’un accident de centrale comme au Japon, les personnes les plus exposées (secouristes, personnels) reçoivent entre 1 et 3 sieverts.
A la centrale de Fukushima, selon l’Institut de Radioprotection et de Sûreté nucléaire français (IRSN), l’effet des rayonnements aurait atteint 1 mSv par heure aux abords du site, soit «un rejet très important». On ignore cependant les doses reçues par les ouvriers qui se trouvaient sur le site. En une heure, les gens se trouvant à proximité de la centrale ont donc reçu le maximum annuel d’une population normalement exposée en Europe, explique Carole Marchal, de l’Autorité française de sécurité nucléaire.
AVERTISSEMENT : A NE PRENDRE QUE SUR INSTRUCTIONS DES AUTORITES COMPETENTES

source: aquitaine.pref.gouv.fr
• Les mesures de protection possibles :
Il existe trois façons de protéger les populations en cas de fuites radioactives.
La première consiste à évacuer les personnes se trouvant à proximité de la source nucléaire. C’est ce que les autorités japonaises ont fait après le séisme : des milliers de personnes vivant dans un rayon de 3km des lieux dangereux ont été déplacées, puis dans un rayon de 10 et enfin 20 km à mesure que les accidents se multipliaient, soit quelque 200.000 personnes au total.
Les riverains peuvent aussi être amenés à s’enfermer chez eux, de préférence dans un sous-sol, les portes et fenêtres calfeutrées avec du ruban adhésif, sans climatisation ni chauffage. Cela évite principalement de respirer des particules (le mode de contamination le plus rapide), ou que celles-ci n’entrent en contact avec la peau.
Enfin, l’ingestion de comprimés d’iode stable permet de se protéger contre les cancers de la thyroïde. Cette glande produit des hormones qui régulent le métabolisme. En se fixant dans la thyroïde, l’iode stable, donc non radioactif, empêche l’iode radioactif de se fixer. Ce type de prévention est particulièrement efficace et nécessaire chez les enfants, chez qui l’hormone thyroïdienne joue un rôle fondamental dans la croissance et le développement. Le Japon en a commencé la distribution, car l’effet protecteur est maximal si on prend les comprimés l’heure précédent ou l’heure suivant l’exposition.
source: lefigaro.fr
Radioactivité | niveaux de danger
Après l’accident de la centrale de Tchernobyl (Ukraine, 1986) et afin d’aider la population et les médias à comprendre immédiatement la gravité d’un incident ou d’un accident dans le domaine nucléaire, une échelle de gravité a été créée, semblable à l’échelle de Richter qui informe sur la puissance des tremblements de terre.
Utilisée au plan international depuis 1991, l’échelle INES (International Nuclear Event Scale) comporte 8 niveaux, de 0 à 7. Les niveaux 1 à 3 correspondent à des « incidents », les niveaux 4 à 7 à des « accidents ».
A ce jour, le seul événement classé au niveau 7 a été l’accident de la centrale de Tchernobyl en 1986.
source: irsn.fr
Tchernobyl? Pas de problème, voyons!
source: YouTube
Interview du Pr. Pierre Pellerin faite dans les jours qui ont suivi l’explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl, le 26 avril 1986. M. Pellerin nous y apprend notamment que “…ça ne menace personne actuellement…”!
Pour contrebalancer ces dires, il serait intéressant de revoir des billets que citizen zoo a déjà publiés sur le sujet:
La France après Tchernobyl
Nuage radioactif de Tchernobyl
Tchernobyl et ses enfants
source: YouTube
Il était une fois un liquidateur de Tchernobyl…
Nikadai Yanchin, un liquidateur Bélarusse qui a participé au nettoyage de la centrale nucléaire de Tchernobyl.
Exposition sur Prypiat
Entrée de la ville de Prypiat. Population: 0
La ville de Prypiat (en Ukraine) abritait les travailleurs de la centrale nucléaire de Tchernobyl et leurs familles. 50,000 habitants vivaient là une vie semblable à celle de leurs concitoyens soviétiques.
Sauf qu’ils vivaient à 2 kilomètres de la centrale…
Voici un message reçu hier par citizen zoo. Il a été envoyé par Tara_K (freedom_diesel@hotmail.com) qui nous invite à aller visiter une exposition sur Prypiat:
pour ceux qui vivent pres de la suisse, de geneve, il y a une exposition sur la ville de Pripiat, celle just a cote de la centrale. il n’y a pas de photots d’enfants ou de personnes, mais des photos de la ville, de la nature, des batiments.. je connais le photographe, et l’expose est unique, et vraiment merveilleux!! c’est en plein air et gratuit, au quai wilson, en face de l’hotel president wilson.. ca commence le 5 juillet et ca dure un mois.. ca vaut vraiment la peine d’etre vue, de plus les legendes sont traduites en 7 langues..
Je ne peux que vous encourager à y aller…
pour d’autres photographies de Prypiat sur citizen zoo:
Prypiat: ville-dortoir abandonnée de Tchernobyl – 1
Prypiat: ville-dortoir abandonnée de Tchernobyl – 2
Une visite à Tchernobyl
source: YouTube
“C’était il y a longtemps et ce n’est pas vrai.”
source: YouTube
Au début et à la fin de cette vidéo, on peut voir des images filmées exclusives de la centrale nucléaire de Tchernobyl. Et entre ces deux segments, le témoignage d’un soldat qui a survécu pendant 13 ans à l’irradiation, ainsi que le témoignage de sa femme.
100,000 fois merci
Merci de vos plus de 100,000 visites, merci de ces plus de 100,000 fois où vous êtes venus prendre connaissance sur citizen zoo de ma vision du monde. Il m’a fait plaisir de partager celle-ci avec vous depuis le mois de février dernier, comme il me fera plaisir de continuer à le faire en conservant cette approche qui semble plaire à de plus en plus de visiteurs.
Pour la petite histoire, citizen zoo a eu un ancêtre du nom de tokyofan (qui n’existe toutefois plus) dont peut-être certains d’entre vous ont souvenir:
”Quelqu’un rêve ce monde et nous croyons qu’il existe vraiment.”
Bernard Werber
C’est pendant cette période que l’idée de citizen zoo a germé, c’est-à-dire l’idée d’un blog plus engagé, avec une ligne éditoriale claire: dénoncer la violence, la guerre, montrer les abus de l’être humain avec l’espoir de ne plus avoir à les montrer parce qu’il n’y en aura plus un jour. Utopie? Douce utopie, s’il en est. L’espoir d’un monde meilleur où la démocratie fera taire tous les totalitarismes, tous les dictateurs de ce monde, tous les abuseurs, étatiques, corporatifs ou individuels.
Il vient toujours un moment où les mots ne suffisent plus à décrire une réalité ou la réalité elle-même; un moment où l’image doit imposer sa force de choc pour pouvoir éveiller les consciences au-delà des mots, là où les mots deviennent inutiles, où nous restons bouche bée, nous disant en nous-mêmes: ”Non, ce n’est pas possible. Cela ne peut pas être.” Alors que l’image est là pour nous prouver que nous ne faisons pas un cauchemar.
Mais il est de ces mauvais rêves qui nous marquent plus que d’autres. De ces quelques huit mois de citizen zoo, je retiens ces quelques images qui m’ont particulièrement marqué par leur force et leur impact. Je vous avoue avoir d’abord hésité à les publier, elles et quelques autres, mais surtout celles-ci, tant elles m’ont ébranlé:
RWANDA
Un survivant du génocide qui a eu lieu au Rwanda en 1994. Frappé à coup de machettes, cet homme fut laissé pour mort. Mais il survécut. Ses cicatrices témoignent de l’horreur qui a hanté ce pays pendant des mois.
lien sur citizen zoo: Génocide au Rwanda: un survivant
SOUDAN
Au Soudan, en 1993, la famine sévissait. Comme elle avait sévit auparavant et comme elle continua de le faire dans les années subséquentes. Cet homme est le portrait vivant de cette situation inhumaine.
lien sur citizen zoo: Soudan, 1993, la famine sévit
TCHERNOBYL
L’accident nucléaire de Tchernobyl a été une véritable catastrophe pour un nombre incalculable de gens, adultes et enfants, avec ses cancers, ses déformations, ses mutations génétiques, ses morts, ses malades et ses blessés. Il est inutile d’épiloguer sur l’enfant que l’on voit sur cette photo, celle-ci parlant d’elle-même. Je vous réfère à ce que j’ai publié sur ce sujet:
lien sur citizen zoo: Les lendemains de Tchernobyl
lien sur citizen zoo: Les enfants de Tchernobyl
IRAK
Là où mène la folie de l’endoctrinement: mourir dans une violence extrême en essayant d’emmener avec soi le plus de gens possible, avec la même violence. Les survivants, eux, se retrouvent handicapés à vie. Que des perdants par le geste d’un désespéré.
lien sur citizen zoo: Profession: kamikaze
lien sur citizen zoo: Une mission ratée
lien sur citizen zoo: Fin d’un kamikaze
IRAK
PHOTO RETIRÉE À LA DEMANDE DE L’AUTEUR
photo: Nina Berman
Tye Ziegler et Renee Kline se marient au retour de Tye d’un ”séjour” en Irak. ”Engagez-vous”, qu’ils disaient. Il s’est engagé, donc…jusqu’à ce qu’il se retrouve sur le chemin d’une mine…
lien sur citizen zoo: ”Wounded U.S. Marine Returns Home From Iraq to Marry”
Tchernobyl: une région morte

photo: Filatova Elena Vladimirovna

photo: Filatova Elena Vladimirovna

photo: Filatova Elena Vladimirovna

photo: Filatova Elena Vladimirovna

photo: Filatova Elena Vladimirovna

photo: Filatova Elena Vladimirovna

photo: Filatova Elena Vladimirovna

photo: Filatova Elena Vladimirovna
Igor Kostine: le photographe de Tchernobyl
Surnommé ”l’Homme légendaire” par le Washington Post, Igor Kostine est un témoin capital de la catastrophe de Tchernobyl. Le 26 avril 1986, quelques heures seulement après l’explosion, il survole la centrale. La radioactivité est si forte que toutes ses pellicules deviennent noires. Une seule photo pourra être sauvée: elle fera le tour du monde.
Surpris par l’ampleur de la catastrophe et par le silence des autorités, Igor Kostine décide de rester sur place et de vivre au milieu des 800,000 “liquidateurs” qui se succéderont sur le site de l’accident. Lui-même irradié, il n’aura de cesse, vingt années durant, de photographier la centrale et la zone interdite qui l’entoure. Son histoire se confond avec celle de Tchernobyl. Il a vu l’évacuation des villages, le désespoir et le courage des populations, la construction du sarcophage, les hommes déplaçant à mains nues des blocs radioactifs, les cimetières de machines, les jardins et les vergers contaminés redevenus des terres sauvages où l’homme n’a plus sa place… Pour la première fois, il raconte, en mots et en images.
Les photographies d’Igor Kostine ont été publiées par les plus grands journaux et honorées par de nombreux prix dont deux “World Press Photo”. Elles sont enfin réunies dans un ouvrage, et augmentées d’une centaine de clichés inédits. Traduit en dix langues, ce livre est l’un des témoignages les plus complets sur la catastrophe et ses conséquences. Publié aux Éditions Les Arènes.
source: actuphoto.com
Igor Kostine tient dans sa main le livre ouvert à la page où on le voit hospitalisé au Japon pour y recevoir des traitements contre les radiations.
Tchernobyl: déjà 23 ans de douleur

dessin: Dima Shevel, 9 ans (Kiev, Ukraine)
Natasha et Vadim.
Les frères jumeaux Michael et Vladimir, agés de 16 ans. Michael, hydrocéphale, est né cinq minutes plus tôt que Vladimir, qui est sourd. Photographie prise à Minsk (Biélorussie ou Bélarus).
Des enfants ukrainiens, victimes de Tchernobyl, se font traiter à Cuba. Plus de 18,000 d’entre eux y ont été soigné depuis 1990.
Retombées de césium-137 sur l’Europe après Tchernobyl
Où, plus le rouge est foncé, plus le taux de radiation au césium-137 est élevé. Sur le long terme, la contamination se fait surtout par ingestion et absorption gastro-intestinale. Le césium est ensuite transporté par le sang et tend à se fixer à la place de son analogue chimique, le potassium.
Les effets des fortes doses de césium-137 ont été étudiés, mais les effets des faibles doses et des expositions chroniques étaient mal documentés. L’étude des conséquences de Tchernobyl a permis de montrer que :
* La charge corporelle en 137Cs est corrélée avec celle de l’alimentation.
* En zone contaminée, le lait maternel contient du 137Cs, et celui-ci passe dans le sang et l’organisme du nouveau-né. En zone contaminée de Biélorussie, la part du 137Cs ingéré par une mère transférée au bébé allaité est d’environ 15 %.
* Il existe une corrélation entre charge corporelle en césium et dérèglement de l’immunité humorale et cellulaire, selon une étude portant sur des enfants vivant en zone contaminée. Le césium peut contaminer le lait maternel et avoir des effets délétères chez l’enfant.
* Y. I. Bandazhevsky et d’autres ont, plusieurs années après l’accident, détecté une augmentation des pathologies cardiovasculaires.
* Une radiotoxicité est démontrée pour le foie et le rein, ce qui explique probablement les troubles du métabolisme de la vitamine D associés à de faibles doses de 137Cs (également observé chez le rat exposé au 137Cs en laboratoire). Ces troubles pourraient augmenter le risque de rachitisme et de défaut de la minéralisation (problèmes osseux, dentaires). Chez le rat, alors que les faibles doses semblent sans effet sur le squelette de l’adulte, une contamination in utero des embryons, via une exposition chronique de la mère (à de faibles doses) durant la grossesse semble perturber le métabolisme de la vitamine D, tant au niveau hormonal que moléculaire. Et contrairement à ce qui avait été observé chez le modèle adulte, des troubles de la calcification du squelette sont observés.

césium dans une ampoule de verre
photo: Dennis s.k collection
texte adapté de: Wikipédia
Tchernobyl: annonce d’une catastrophe
source: dailymotion.com/bernardvilt
La première annonce soviétique télévisée, faite presque deux jours après l’accident de la centrale de Tchernobyl.
La France après Tchernobyl

source: Institut de Protection et de Sûreté Nucléaire (IPSN)
Prypiat: ville-dortoir abandonnée de Tchernobyl – 2

Une photographie datant de 1980, à une époque où la ville de Prypiat abritait encore les travailleurs de la centrale nucléaire de Tchernobyl et leurs familles. À une époque où ses 50,000 habitants vivaient là une vie semblable à celle de leurs concitoyens soviétiques.
Sauf qu’ils vivaient à 2 kilomètres de la centrale…
Nuage radioactif de Tchernobyl

Superposée à un globe terrestre, voici une image du nuage radioactif dégagé par la centrale nucléaire explosée de Tchernobyl prise par le satellite SPOT 1 (Satellite Pour l’Observation de la Terre), lancé le 22 février 1986. Le programme SPOT a été créé par le CNES (Centre national d’études spatiales, l’agence spatiale française).
Le rouge indique la position du nuage le le 27 avril 1986, le lendemain de l’accident de la centrale, alors que le bleu indique l’expansion du nuage au 6 mai suivant.
photo du nuage: CNES / SPOT 1
montage: worldprocessor.com
———————————————–
Ci-dessous, une animation nous montre la progression du nuage chargé de césium 137 (qui a une demi-vie de 30 ans) de l’Europe à l’Asie entre le 26 avril 1986 et le 9 mai suivant. Cela est sans compter la contamination des autres parties de la Terre qui ne sont pas présentes dans cette animation. Le rouge foncé indique les plus fortes concentrations.
source : IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire)
via Google
informations sur le césium 137: Wikipedia en français ici et en anglais ici
Prypiat: ville-dortoir abandonnée de Tchernobyl – 1

Une photographie datant de 1980, à une époque où la ville de Prypiat abritait encore les travailleurs de la centrale nucléaire de Tchernobyl et leurs familles. À une époque où ses 50,000 habitants vivaient là une vie semblable à celle de leurs concitoyens soviétiques.
Sauf qu’ils vivaient à 2 kilomètres de la centrale…

Entrée de la ville de Prypiat. Population: 0
photos: (inconnu)
A sad story (about Chernobyl) – Anna Dravgalis

photo: Vaclav Vasku, 24th March 2005
Anna Vikentievna Dravgalis is a sad victim of both – Soviet communist regime and Chernobyl disaster.
During the 2nd World War she had been sent from her homeland Belarus to Germany to forced labour for Germans. After the War she went to Canada together with her husband Rafael Victorovitch Polansky to find a new home. They found a job at the Russian Section of the CBS radio station. They bought a house in Montréal and she gave birth to a child, Viktor Rafaelovitch Polansky. Finally they received a Canadian citizenship.
One day she got a letter saying that her mother died in her native town Bykhov (Belarus, Soviet Union) and asking her to go to the funeral. But when Anna Dravgalis went to Belarus she got to know that her mother had died some 10 years before and that the letter about her death was a fake – just a cruel joke orchestrated by KGB. She was never able to come back to her home in Montreal. Her Canadian passport was confiscated by Soviet authorities.
Since that time Anna was held in her home almost as a prisoner for more than 30 years. Her correspondence was censored, all her attempts to get in contact with familly were stopped. Belarussian authorities declared her as woman who had collaborated with the Germans during the 2nd World War and did not allow her to find any suitable job. She survived by doing small sewing jobs and growing vegetables on a small piece of her garden. But it is contaminated by fallout of radioactive Cesium 137 from Chernobyl disaster.
Now she is living in small dirty flat dreaming to see her son before she dies.
Les liquidateurs de Tchernobyl
Liquidateur est le nom que le gouvernement soviétique avait donné aux hommes dont la tâche était littéralement de liquider l’accident nucléaire, de faire disparaître toute trace de celui-ci: qui de ramasser les déchets nucléaires, qui de nettoyer la zone irradiée, qui de préparer les repas, qui de mesurer les niveaux de radiation, qui de remplir des sacs de sable, qui de laver les vêtements, qui de piloter les hélicoptères, etc.
Quoiqu’aucun chiffre exact n’existe quant à leur nombre, les autorités soviétiques n’ayant jamais divulgué cette information ou celle-ci n’existant tout simplement pas, celui-ci est estimé entre 500,000 et 1 million d’hommes et de femmes, mais de façon plus vraisemblable plus près du million, sinon plus, dépendant des sources d’information.
Sur cette photo, nous voyons les premiers masques fournis aux liquidateurs. Ces masques dataient de la Seconde Guerre Mondiale (ou Guerre Patriotique, comme elle est appelée en Russie) et n’étaient d’aucune efficacité contre les radiations.
Les liquidateurs appelaient ”groin” ce type de masque qui leur était fourni.
Un dosimétriste à bord d’un hélicoptère. La tâche des dosimétristes était de prendre des lectures de radiation en différents lieux, en différents moments de la journée, jour après jour, afin d’avoir une idée de l’évolution des radiations environnantes à la centrale. Ils prenaient également note de l’exposition aux radiations des liquidateurs, afin qu’ils ne dépassent pas les doses ”acceptables”.
Ces liquidateurs enfilent une protection de plomb afin de se protéger des radiations, avant de monter sur le toit du réacteur no. 3, qui était mitoyen au réacteur explosé, le no. 4, afin de le nettoyer des déchets radioactifs qui y avaient été projetés.
Arrivée à Tchernobyl de liquidateurs, à bord d’un autobus.
Les stries blanches au bas de la photographie sont les traces de brûlure causées par la radioactivité sur la pellicule photographique.
C’est le toit du réacteur no. 3 que l’on voit ici. Celui-ci était mitoyen au réacteur no. 4 qui avait explosé et dont les débris radioactifs jonchaient les alentours, dont ce toit. Les liquidateurs avaient pour tâche de ramasser à la pelle ces débris et de les jeter dans le trou béant du réacteur no. 4.
Après avoir enfilé leur protection de plomb, les hommes se lançaient sur le toit au son d’une sirène et en repartaient en courant 60 secondes plus tard au son de la même sirène afin d’être remplacés par une nouvelle équipe. À cause du poids de leur protection de plomd, les liquidateurs n’avaient le temps de ramasser que 2 ou 3 morceaux avec leur pelle pendant la minute qui leur était allouée.
Théoriquement, ils ne devaient jamais revenir sur le toit, ayant absorbé une dose maximum de radiations. Mais certains d’entre eux faussaient les données du taux de radiation que leur corps avait absorbé pendant ces 60 secondes afin de pouvoir retourner sur le toit, la prime versée par le gouvernement soviétique étant trop alléchante (la prime pouvait aller jusqu’à 5 fois le salaire normalement touché par ces hommes, sans compter les promesses faites par Moscou -mais qui ne furent jamais tenues- de primes supplémentaires tel qu’une auto, une ”datcha” (maison), etc.).
Monument élevé à la mémoire des liquidateurs de la centrale nucléaire. On retrouve ce monument à Kharkov, ville située à 400 kilomètres de Tchernobyl.
Ce monument-ci se trouve dans le cimetière Mitino, à Moscou.
Finalement, voici le monument qui a été installé sur les lieux mêmes de la centrale, tout juste à côté du sarcophage qui recouvre maintenant le réacteur no. 4.
Rossokha: le dépotoir de Tchernobyl
Dans les mois qui ont suivi la catastrophe de la centrale nucléaire de Tchernobyl, tous les véhicules terrestres et les hélicoptères qui avaient été utilisés ou qui étaient sur les lieux furent enterrés à Rossokha, près de la centrale. Après, ils furent tout simplement abandonnés sur place. Malgré les barbelés qui entourent le site, il n’en reste que des carcasses vides. Des voleurs ont emporté et recyclé tout ce qu’ils ont pû.
800 sites d’enfouissement ont été creusés dans la zone contaminée afin d’y enterrer une partie de ce qui était devenu radioactif (maisons, objets, terre, arbres, légumes, etc.). Certains sites n’ont pas été recouverts, alors que ceux qui l’ont été émettent quand même la radioactivité de leur contenu.
photos: (inconnu, sauf la dernière)




































































































