Espoir
photo: (inconnu)
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”Pour moi, comme pour tous mes pareils, la vie n’avait plus de sens, la vie n’existait plus. […] Le sens de la vie disparaissait en même temps que moi. […] La perte du moi est une maladie du siècle. […] Le sens de la vie a disparu, le logos n’a rien à faire avec notre univers. Il reviendra si les hommes se rappellent un jour, après avoir repris leurs esprits, que l’homme répond de tout, et en premier lieu de son âme.”
Contre tout espoir. Souvenirs, Nadejda Iakovlevna Mandelstam, Paris, Gallimard; t. I, 1970; t. II, 1974.
Nadejda Iakovlevna Mandelstam est une écrivaine russe née le 31 octobre 1899 à Saratov et décédée le 29 décembre 1980 à Moscou. Elle était l’épouse du poète Ossip Mandelstam.
Ossip est arrêté en 1934 pour son Épigramme de Staline et est exilé avec son épouse à Tcherdyne, dans la région de Perm, puis à Voronej. Après la deuxième arrestation et la mort de son mari dans le camp de transit de Vtoraïa Rechka (près de Vladivostok) en 1938, Nadejda Mandelstam mène un mode de vie quasi nomade, fuyant parfois à une journée près le NKVD, changeant de résidence à tous vents et vivant d’emplois temporaires.
S’étant fixé comme mission la conservation de l’héritage poétique de son mari, elle apprend par cœur la majeure partie de son œuvre parce qu’elle ne fait pas confiance au papier. Suite à la mort de Staline, elle achève son doctorat en 1956 et est autorisée à revenir à Moscou en 1958.
Dans ses mémoires, elle fait une analyse épique de sa vie et critique la dégradation morale et culturelle de l’Union Soviétique à partir des années 1920. En 1979, elle fait don de toutes ses archives à l’Université Princeton. Nadejda Mandelstam décède à Moscou le 29 décembre 1980 à l’âge de 81 ans.
texte adapté de: Wikipédia
Ossip Mandelstam
photo: (inconnu)
”La poésie est une charrue qui laboure le temps de telle façon que les couches profondes du temps, ses terres noires, se retrouvent à la surface. Mais il existe des époques où l’humanité, qui ne se satisfait pas du jour présent, regrette les couches profondes du temps, et, comme un laboureur, a soif des friches des temps. […] On entend souvent: c’est bien, mais c’est hier. Or moi, je dis: hier n’est pas encore né. Il n’a pas encore vraiment été.”
Le verbe et la culture, Ossip Mandelstam, 1920
pour plus d’informations:
Nadejda Mandelstam sur Wikipédia (en français)
Ossip Mandelstam sur Wikipédia (en français)
espritsnomades.com























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