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Libération du camp de Buchenwald


source: YouTube

Le 13 avril 1945, les soldats américains de la 80ème Division arrivent au camp de concentration de Buchenwald (Allemagne) afin de libérer les prisonniers juifs qui y sont détenus. Les soldats obligeront les habitants de la région à visiter le camp pour qu’ils voient les horreurs qui y avaient été commises.


photo: (inconnu)

Le sénateur Alben William Barkley, du Kentuky (États-Unis), membre de la commission d’enquête parlementaire sur les atrocités nazies, vient en personne voir les preuves dans le camp de concentration de Buchenwald, le 24 avril 1945.


photo: (inconnu)


photo: H. Miller

Prisonniers juifs réduits à l’esclavage, du camp de concentration de Buchenwald, près de Iéna (Allemagne), photographiés au moment de la libération de ce camp par les troupes américaines de la 80ème division. Les prisonniers vivaient à trois par case. Le septième homme au second rang est Elie Wiesel, qui a consacré le reste de sa vie à l’étude de la Shoah.


photo: Jules Rouard

Une évasion ratée. Les Nazis l’ont laissé aux barbelés et l’ont laissé y mourir. Photo prise à la libération du camp.

article sur Buchenwald dans Wikipédia (en français) ici
article sur Buchenwald dans Wikipedia (en anglais) ici
article sur Elie Wiesel dans Wikipédia (en français) ici
article sur Elie Wiesel dans Wikipedia (en anglais) ici

2 responses

  1. Alex

    Juste pour préciser que les juifs n’ont pas été les seules victimes. Mon grand père, officier de police belge était à Buchenwald. Peut être les prisonnier politiques étaient ils mieux traités? J’en doute si j’en crois le traumatisme à vie que son enfermement lui a causé et l’état dans lequel il était à sa libération. Je trouve désolant que les ‘non-juifs’ soient si peu souvent mentionnés.

    9 September 2011 at 06:27

  2. Véronique

    Bonjour.

    Il est bien certain et indubitable que les camps nazis étaient dans tous les cas des lieux dont ceux qui en sont revenus -toujours par miracle- en sont restés gravement traumatisés. La distinction qui est faite entre les Juifs et les Tsiganes d’une part et les autres types de prisonniers d’autre part (dits “politiques”, “asociaux”, homosexuels) correspond à une réalité.
    Personne ne niera que les conditions de vie des camps de concentration, qu’il s’agisse de Buchenwald, Mauthausen ou tout autre, étaient épouvantables. Il suffit de regarder la proportion de prisonniers qui en sont sortis vivants pour s’en convaincre, et de lire par exemple “L’Espèce humaine” de Robert Antelme ou “L’Écriture ou la vie” de Jorge Semprun pour mieux approcher ce qu’ils ont vécu.
    Néanmoins -et mille fois hélas !- il faut bien se résoudre à constater que la capacité humaine à torturer son semblable traverse les lieux et les époques. On pourra penser, dans notre contemporanéité, aux goulags ou au Cambodge par exemple.

    En revanche, ce qui fait que les camps nazis de la deuxième guerre mondiale sont un fait inédit dans l’histoire de l’Homme n’est pas cette épouvantable capacité humaine, même s’ils l’ont eux aussi prouvée à grande échelle.
    Si les populations juives et tsiganes de l’époque sont évoquées de façon différente, c’est que leur situation l’a été. Ce que les nazis ont mis en place les concernant, c’est une volonté d’extermination totale de ces catégories de population.
    Il ne s’agissait plus de ce que l’individu était supposé avoir FAIT ou souhaité faire, mais bien de ce qu’il ETAIT. Il ne s’agissait plus d’adultes mais de l’ensemble d’une population, bébés inclus. Il ne s’agissait plus d’enfermer une personne mais de saisir toute une famille et s’emparer de tous ses biens. Il ne s’agissait plus de camps de concentration mais de lieux où 100% des familles étaient assassinées à leur descente du train.

    Enfin, que l’utilisation de l’extermination des Juifs d’Europe soit aujourd’hui une vérité utilisée pour défendre des propos pro- ou anti-sionistes est pour moi une manipulation politique qui est hors du champ de “l’historien des camps”, voire même un fait choquant par rapport à la mémoire des victimes. Je sais bien que vous n’évoquez pas directement ce sujet, mais il est souvent sous-jacent dans les interrogations telles que celles que vous soulevez.

    Cela signifie qu’il n’y a pas concurrence des mémoires entre les souffrances des prisonniers politiques des camps (que personne ne niera et qui ne doivent pas être relativisées ni, a fortiori, oubliées, nous sommes bien d’accord !) et le sort réservé aux Juifs et Tsiganes. Il est seulement question de relater deux réalités différentes qui se sont produites de façon concomitante.

    J’espère que cela répond un peu à vos interrogations de façon apaisante par rapport à la mémoire de votre grand-père.

    Cordialement,
    Véronique.

    22 September 2011 at 01:22

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