mon regard sur notre monde / pour des éléments d'exploration, d'information et de réflexion

“Caruso” (Te voglio bene assai) | Luciano Pavarotti e Lucio Dalla


source: YouTube

Le 10 juin 2011, citizen zoo a publié une vidéo de Luciano Pavarotti interprétant seul cette composition de Lucio Dalla (datée de 1986) dédiée au ténor Italien Enrico Caruso. Je vous invite à écouter cette interprétation ici : “Caruso”.

Aujourd’hui, je publie une autre vidéo dans laquelle on peut entendre cette chanson, encore une fois interprétée par Luciano Pavarotti, mais accompagné cette fois-ci par le compositeur de la chanson, Lucio Dalla. Cet enregistrement daté de 1992 prend une autre dimension alors que ces deux chanteurs sont maintenant décédés, Pavarotti en 2007 et Dalla en mars 2012.

Comme je l’avais fait la première fois, je reproduis ci-bas les paroles de cette chanson, en trois langues.

Qui dove il mare luccica,
e tira forte il vento
sulla vecchia terrazza
davanti al golfo di Surriento
un uomo abbraccia una ragazza
dopo che aveva pianto
poi si schiarisce la voce,
e ricomincia il canto

Te vojo bene assai
ma tanto tanto bene sai
è una catena ormai
che scioglie il sangue dint’e vene sai…

Vide le luci in mezzo al mare,
pensò alle notti là in America
ma erano solo le lampare
e la bianca scia di un’elica
senti il dolore nella musica,
e si alzò dal pianoforte
ma quando vide la luna uscire
da una nuvola,
gli sembrò più dolce anche la morte
guardò negli occhi la ragazza,
quegli occhi verdi come il mare
poi all’improvviso usci una lacrima
e lui credette di affogare

Te vojo bene assai
ma tanto tanto bene sai
è una catena ormai
che scioglie il sangue dint’e vene sai…

Potenza della lirica,
dove ogni dramma è un falso
che con un po’ di trucco e con la
mimica
puoi diventare un altro
ma due occhi che ti guardano,
così vicini e veri
ti fan scordare le parole,
confondono i pensieri
così diventa tutto piccolo,
anche le notti là in America
ti volti e vedi la tua vita,
come la bianca scia di un’elica
ma sì, è la vita che finisce,
ma lui non ci penso poi tanto
anzi, si sentiva già felice,
e ricominciò il suo canto

Te vojo bene assai
ma tanto tanto bene sai
è una catena ormai
che scioglie il sangue dint’e vene sai…

Traduction française:

La lune brille et sur la mer souffle le vent en rafale
Sur la vieille terrasse au bord du golfe de Sorrente
Un homme serre une fille très fort sans retenir ses larmes
La gorge nouée de chagrin pourtant malgré lui il chante

Je t’aime tant je t’aime
Passionnément et tu le sais
Dans le fond de moi-même
Je ressens ta chaleur comme jamais

Cette lumière sur la mer lui fait penser aux nuits de l’Amérique
Mais ce ne sont que mirages comme un sillage de bateau
Il entend dans le lointain des guitares qui jouent des romances d’hier
Et la lune à travers les nuages éclaire le golfe de Sorrente
Les yeux de l’amour au fond de la nuit lui paraissent encore plus clairs
Il laisse échapper une dernière larme pourtant malgré lui il chante

Je t’aime tant je t’aime
Passionnément et tu le sais
Dans le fond de moi-même
Je ressens ta chaleur comme jamais

Puissance de la musique qui fait d’un acte banal
À un coup de baguette magique un geste magistral
Le regard qu’elle jette sur lui est plein de certitude
Il a oublié ce qu’il était il va quitter le sud
La vie lui paraît menaçante tout comme une nuit de l’Amérique
Il a envie de s’accrocher encore au golfe de Sorrente
C’est peut-être la vie qui veut fuir il n’entend plus que la musique
Il ferme les yeux comme un enfant sans s’interroger il chante

Je t’aime tant je t’aime
Passionnément et tu le sais
Dans le fond de moi-même
Je ressens ta chaleur comme jamais
Je t’aime tant je t’aime
Passionnément et tu le sais
Dans le fond de moi-même
Je ressens ta chaleur comme jamais

English translation:

Here where the sea sparkles,
and a strong wind blows,
on an old terrace overlooking the gulf of Sorrento,
a man holds a little girl in his arms
after he’s been crying.
He clears his throat and sings the song again.

I love you so much;
so very much, you know.
It’s a bond, now,
you know, that thaws the blood in the veins.

He looked at the lights, out at sea,
and thought about the nights in America.
But they were only the lamps of fishing boats
and the white of wake.
He felt the pain of the music.
He got up from the piano,
but when he saw the moon come out from behind the clouds
death seemed sweeter to him.
He looked into the little girl’s eyes –
those eyes as green as the sea,
then suddenly a tear fell
and he thought he was drowning.

I love you so much;
so very much, you know.
It’s a bond, now,
you know, and it thaws the blood in the veins.

The power of opera!
where every drama is a sham;
where, with a little bit of make-up and mimicry,
you can become someone else.
But two eyes that look at you,
so close and so real,
make you forget the script,
confounding your thoughts.
And so everything became insignificant,
including the nights in America.
You look back and see your life
like the wake [of the boats].
Ah yes! Life is ending,
but he wasn’t worried about it any more.
Instead he felt happy
and began to sing the song again.

I love you so much;
so very much, you know.
It’s a bond, now,
you know, that thaws the blood in the veins.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s