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Édouard Plante-Fréchette

Québec | une crise sociale en images


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photo: Édouard Plante-Fréchette


Nous nous répétons : le gouvernement du Québec attend-il qu’il y ait des morts avant de solutionner le conflit étudiant ?


photo: Édouard-Plante Fréchette

Jean Charest,
le premier ministre du Québec,
attend-il qu’il y ait des morts avant de solutionner le conflit étudiant ?


photo: (inconnu)

Et comme responsable des dossiers jeunesse au Conseil des ministres du Québec, qu’attend-il pour écouter les doléances de cette jeunesse ?
Un mort ?
Des morts ?


Manifestations contre la hausse des frais de scolarité universitaire | le Québec et ses étudiants éclopés

source: YouTube
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Gabrielle Duchaine
La Presse

(extrait de l’article paru sous le titre: “Le conflit étudiant a fait des centaines d’éclopés”)
la vidéo a été ajoutée par citizen zoo

En trois mois, la grève étudiante aurait fait plusieurs centaines d’éclopés. Si la plupart n’ont subi que des ecchymoses, des éraflures ou des irritations aux yeux, certains garderont à jamais des séquelles du conflit.

«Je n’ai jamais vu autant de blessés dans un mouvement de contestation au Québec», affirme l’avocat Alain Arsenault, spécialiste des cas de brutalité policière.

Bien que le bilan des blessés soit imprécis, il reste particulièrement lourd. Une équipe d’infirmiers bénévoles affirme avoir fait quelque 400 interventions seulement lors de l’émeute de Victoriaville, vendredi soir, dont près de 200 pour traiter des gens incommodés par les gaz. La Sûreté du Québec dénombre pour sa part 12 blessés graves, 6 dans son camp et 6 dans celui des manifestants, dont 4 ont été hospitalisés. Parmi ceux-ci: Maxence Valade, 20 ans, élève au cégep de Saint-Laurent, qui a perdu l’usage d’un oeil et subi une opération de huit heures après avoir reçu un projectile au visage, et Alexandre Allard, 20 ans, étudiant à l’Université Laval, dont on a craint pour la vie à la suite d’un traumatisme crânien causé par un projectile.

photo: Édouard Plante-Fréchette

«Ce que j’ai vu était horrifiant», dit l’infirmière Sophie Vallée-Desbiens, 32 ans, membre du groupe Infirmières contre la hausse, visiblement secouée de son week-end militant. «J’ai travaillé aux urgences et en Afrique et, en huit ans de carrière, je n’ai jamais vu chose pareille.» Son équipe d’une dizaine de premiers répondants et elle ont traité des centaines de personnes durant les trois heures de l’émeute. S’ils ont vu beaucoup de cas de brûlures aux yeux et à la peau à cause du gaz poivre et aidé de nombreux manifestants en panique, ils ont aussi secouru des gens qui ont eu les dents fracassées par des projectiles et d’autres qui s’étaient foulé une cheville, voire fracturé une jambe, en essayant de se sauver du chaos.

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