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Juifs

Men in black


photo: (inconnu)

Les haredim ou “Craignant-Dieu” (en hébreu חרדים), souvent appelés “ultra-orthodoxes” sont des juifs orthodoxes ayant une pratique religieuse particulièrement forte. En l’absence de toute autorité centralisée dans le judaïsme, ils ont développé un certain nombre de courants, comme le hassidisme, chacun de ces courants interprétant les principes qui leur sont communs avec quelques variantes.


photo: (inconnu)

Depuis la fin du XIXe siècle, ils rejettent partiellement la “modernité”, que ce soit dans le domaine des mœurs ou des idéologies. Du fait de leur méfiance vis-à-vis des innovations sociales, les haredim vivent généralement en marge des sociétés laïques environnantes, même juives, dans leurs quartiers et sous la direction de leurs rabbins, seule source de pouvoir pleinement légitime à leurs yeux. C’est aussi le plus important groupe juif actuel affichant ses réticences face au sionisme, et même parfois son hostilité.


photo: Christoph Kuschnig

Ils sont aujourd’hui fortement implantés en Israël, où ils ont leurs quartiers (et même leurs villes), leurs partis politiques, leurs magasins et leurs écoles. Ils sont également présents dans beaucoup de communautés juives de la diaspora, en particulier en Amérique du Nord et en Europe occidentale.

source du texte: Wikipédia


photo: (inconnu)

Bien que les ultra-orthodoxes ne représentent que 10% de la population israélienne, leur influence est loin d’être négligeable, et grandissante. De par un taux de natalité bien supérieure à la moyenne nationale –sept enfants contre trois-, la communauté haredim ne fera qu’augmenter au fur et à mesure et pourrait atteindre 15% de la population dès 2025 selon une évaluation du Jerusalem Post. Sur certaines lignes des quartiers religieux de la capitale, hommes et femmes sont séparés dans les bus.

“Hommes seulement / L’accès aux femmes est strictement interdit”

photo: (inconnu)

A chacun son trottoir: ici, celui réservé aux hommes, les femmes devant en emprunter un autre qui leur est réservé.

photo: (inconnu)

A Jérusalem, les affiches publicitaires montrant des femmes se font de plus en plus rares, et sont peintes de noir ou déchirées lorsqu’elles sont estimées offensantes. Désormais, les publicités sont adaptées, et le visage des femmes a presque entièrement été banni des murs de la ville.

“Aux femmes & aux filles qui passent dans notre quartier / Nous vous prions de tous nos coeurs / Ne pas passer dans notre quartier avec des vêtements immodestes / Des vêtements modestes incluent: une blouse fermée, avec de longues manches. Une jupe longue, aucun vêtement moulant. / S’il-vous-plaît, ne pas nous affliger en troublant le caractère sacré de notre quartier et notre façon de vivre en tant que Juifs dévoués à Dieu et à sa Torah.
Résidents du quartier”

photo: (inconnu)

En 2010, la communauté ultra-orthodoxe avait contraint les pom-pom girls de l’équipe de basket Hapoel Jérusalem de porter des tenues plus “correctes”. Pour un député, les jeunes femmes “dérangent beaucoup de supporteurs qui veulent voir un match de basket, pas des filles danser en mini-jupe”. Depuis, elles sont vêtues d’un col roulé et d’un corsaire sous leurs robes.

source du texte: parismatch.com


photo: (inconnu)

“Les hommes et les femmes doivent marcher sur des trottoirs séparés et s’asseoir séparément dans les autobus publics (ndlr: les hommes à l’avant et les femmes à l’arrière). Il est interdit aux magasins de vendre de la lingerie ou tout vêtement de couleur rouge, cette couleur étant considérée comme la couleur de la passion. Il est interdit à un magasin de chaussures d’avoir des souliers à talons hauts en vitrine. Une clinique médicale est forcée de retirer le mot “femmes” de son enseigne. Une pizzéria se voit obligée d’avoir des heures séparées pour les clients masculins et féminins. Des pierres sont lancées à des joggeuses et des sacs de couches souillées sont lancés aux commerçants qui refusent de donner suite aux demandes d’une force de “police” de la modestie.


caricature: (inconnu)

Ces histoires ne viennent pas du régime sévère des Talibans en Afghanistan, mais d’une petite ville située non loin de Jérusalem, Beit Shemesh, autrefois une ville tranquille qui attirait peu l’attention, qui est devenue la ligne de front pour la bataille de l’identité juive d’Israël, et dans cette ville, la raison est en train de perdre.”

(traduction libre)
source du texte (et pour lire le texte complet en anglais): ellisshuman.blogspot.com

autre article d’intérêt sur le sujet (Libération): Israël: La révolte contre les hommes en noir

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Le bus de la ségrégation


photo: (inconnu)

Ce n’est qu’une ligne de bus dans une ville qui en compte plus de 200. Mais New York s’accommode mal de la ségrégation qu’on y pratique. Une ségrégation qui en rappelle une autre.

«Où est Rosa Parks quand on a besoin d’elle?» s’est demandée Melissa Franchy sur son compte Twitter, quelques jours après son expérience à bord d’un bus de la ligne B110, qui relie deux quartiers de Brooklyn, Williamsburg et Boro Park, et dessert principalement les juifs hassidiques qui y vivent.

[…]


photo: (inconnu)

Le 12 octobre, Melissa Franchy est montée à bord d’un de ces bus à l’invitation de Sasha Chavkin, journaliste au New York World, une publication en ligne de l’école de journalisme de l’Université Columbia. Elle s’est assise sur un des sièges situés à l’avant pour voir la réaction des autres passagers. Après un certain laps de temps, plusieurs hommes coiffés avec les papillotes et le chapeau noir caractéristiques des juifs orthodoxes lui ont dit de se lever et d’aller s’asseoir à l’arrière avec les femmes. Certains ont précisé qu’elle se trouvait dans un «bus privé» ou dans un «bus juif».

Ces explications n’ayant pas satisfait la jeune femme, un des hommes a ajouté: «Quand Dieu établit une règle, on ne la remet pas en question.»

Le 18 octobre, le New York World a publié un article sur la ségrégation des sexes dans les bus de la ligne B110, incitant le New York Post et le New York Times, entre autres médias, à lui emboîter le pas dès le lendemain. Dans un de ses reportages, le Post a raconté qu’un conducteur de la ligne avait refusé de continuer sa route devant le refus de la photographe du journal d’aller s’asseoir à l’arrière d’un bus à moitié rempli.

[…]


photo: Sasha Chavkin

Cela fait pourtant partie d’une tradition qui découle d’un contrat de franchise passé en 1973 entre la ville et une société privée pour l’exploitation de cette ligne. Des directives, affichées à l’avant et à l’arrière des bus de la ligne B110, indiquent la marche à suivre pour éviter que les femmes entrent en contact avec les hommes.

«En montant dans un bus où se trouvent des passagers debout à l’avant, les femmes doivent monter par la porte arrière après avoir payé à l’avant», dit une des directives.

[…]

adapté de l’article de Richard Hétu / cyberpresse.ca / 24 octobre 2011
lire l’article complet ici

n.b. : les photographies servant à illustrer l’article sont le choix de citizen zoo


“Strangers”


source: YouTube

Un court-métrage d’Erez Tadmor et Guy Nattiv, tourné dans le métro de Haifa (Israël).


Treblinka extermination camp


photo: (inconnu)


source: YouTube

Holocaust survivor Eliahu Rosenberg was deported to the Treblinka extermination camp (in Poland) in September 1942. One of the few chosen for slave labor in the camp, he personally witnessed the murder of thousands of Jews in the gas chambers of Treblinka. Forced to dispose of the bodies, he witnessed every part of the extermination process in Treblinka. Escaping during the revolt in the camp on August 2, 1943, Eliahu Rosenberg gives testimony here about the gas chambers and process of mass murder in Treblinka, a place where over 13 months, approximately 870,000 Jews were murdered.
source: Yad Vashem


source des vidéos: YouTube

A rare interview with SS-Unterscharführer Franz Suchomel, discussing his experience as an SS officer at Treblinka concentration camp from August 1942 to October 1943. Arrested in July 1963, he was sentenced to 6 years in 1965 and released in 1969.


photo: (inconnu)

Suchomel was unaware that the interview was being remotely videotaped by the interviewer Claude Lanzmann’s assistants in the Volkswagen bus shown at the beginning of Part 1 of the video.

adapté de: HistorySpeaks4Itself

pour des d’informations sur les procès de Treblinka: sonderkommando.info

pour des d’informations sur les Sonderkommandos: sonderkommando.info

Treblinka sur Wikipédia (en français)

Treblinka sur Wikipedia (en anglais)


Souvenir d’Auschwitz


photo: (inconnu)

Ce numéro de tatouage nous apprend que l’homme qui le porte est arrivé à Auschwitz le 27 août 1943 dans un convoi RSHA d’environ 1,500 personnes Juives (hommes, femmes et enfants) du ghetto de Zawierc (Pologne). Les SS ont directement envoyé la moitié de ces déportés aux chambres à gaz.


Arrivée au camp de concentration d’Auschwitz.

photo: (inconnu)

Auschwitz (au sens large: les trois camps principaux -Auschwitz Stammlager, Birkenau et Monowitz- et les sous camps) est le seul camp dans lequel le numéro du prisonnier était tatoué dans la chair. Cela s’explique par l’immensité du camp et par son objectif : la mort des prisonniers à plus ou moins brève échéance.

La décision de tatouer les prisonniers d’Auschwitz et Birkenau, qui n’a pas été décidée ni pratiquée dans d’autres camps (où les matricules attribués étaient essentiellement cousus sur les vêtements) semble avoir été prise du fait de l’immensité du camp, du grand nombre de prisonniers, mais aussi de sa considérable mortalité, en particulier à Birkenau. Cela indique à la fois comment le prisonnier ne devenait que du simple bétail que l’on marquait, mais aussi que chacun était par principe voué à une mort proche même s’il n’avait pas été directement dirigé vers une chambre à gaz. Cela montre aussi la liberté dans la gestion de leurs camps respectifs qu’avaient les commandants.


Prisonniers Juifs tatoués, après leur libération.

photo: (inconnu)

En effet, les déportés arrivant au camp qui étaient immédiatement sélectionnés pour la chambre à gaz n’étaient bien évidemment pas tatoués. Aucun numéro ne leur était attribué : ils devaient disparaître sans laisser de “trace comptabilisable”. Après avoir utilisé différentes méthodes, et après différents incidents (évasions, entre autres), il fut décidé au début de 1943 de tatouer tous les prisonniers.

Le 22 février de cette année, la Kommandantur du camp décide et informe par écrit que désormais devront être tatoués sur l’avant-bras gauche tous les détenus, hommes et femmes. Le lendemain, un transport d’environ 1,000 Juifs, hommes, femmes et enfants, arrive de Breslau. Six hommes sont sélectionnés pour entrer dans le camp et tatoués (n° 104.027 à 104.032). Tous les autres sont envoyés à la chambre à gaz…

La technique utilisée pour le tatouage des numéros sera par aiguilles, chaque chiffre étant tatoué séparément, par une série de piqures individuelles, en général en sur la face externe de l’avant-bras gauche (bien que certains prisonniers, et notamment des femmes, aient été tatoué(e)s sur la face interne). Marcel Stourdze, prisonnier n°157.242 témoigne du procédé: “Pour faire le tatouage, un porte-plume avec, au lieu d’une plume, une épingle […] Vous avez 20 trous pour faire un chiffre”.

source: sonderkommando.info

André Rogerie

photo: (inconnu)

André Rogerie est un jeune résistant qui, après avoir été emprisonné dans 6 camps de concentration différents (en 1943-1944), a été ensuite conduit à Auschwitz-Birkenau en avril 1944. Après sa libération, il témoigna de ces années dans un livre intitulé “Vivre c’est vaincre”, terminé en octobre 1945 et qui a été réédité depuis.


photo: (inconnu)

Devenu Général, André Rogerie a reçu en 1994 le prix “Mémoire de la Shoah” de la Fondation Buchmann. Le 16 janvier 2005, à l’Hôtel de Ville de Paris, à l’occasion de la commémoration de la libération du camp d’extermination d’Auschwitz, il fut, avec Madame Simone Veil, l’un des deux rescapés des camps à témoigner.

source: anciens-st-paul-angouleme.org

merci à Leana pour sa précieuse collaboration en me fournissant les précisions concernant l’ homme de la première photographie, ainsi que pour m’avoir aiguillé sur le Général Rogerie.


Libération du camp de Buchenwald


source: YouTube

Le 13 avril 1945, les soldats américains de la 80ème Division arrivent au camp de concentration de Buchenwald (Allemagne) afin de libérer les prisonniers juifs qui y sont détenus. Les soldats obligeront les habitants de la région à visiter le camp pour qu’ils voient les horreurs qui y avaient été commises.


photo: (inconnu)

Le sénateur Alben William Barkley, du Kentuky (États-Unis), membre de la commission d’enquête parlementaire sur les atrocités nazies, vient en personne voir les preuves dans le camp de concentration de Buchenwald, le 24 avril 1945.


photo: (inconnu)


photo: H. Miller

Prisonniers juifs réduits à l’esclavage, du camp de concentration de Buchenwald, près de Iéna (Allemagne), photographiés au moment de la libération de ce camp par les troupes américaines de la 80ème division. Les prisonniers vivaient à trois par case. Le septième homme au second rang est Elie Wiesel, qui a consacré le reste de sa vie à l’étude de la Shoah.


photo: Jules Rouard

Une évasion ratée. Les Nazis l’ont laissé aux barbelés et l’ont laissé y mourir. Photo prise à la libération du camp.

article sur Buchenwald dans Wikipédia (en français) ici
article sur Buchenwald dans Wikipedia (en anglais) ici
article sur Elie Wiesel dans Wikipédia (en français) ici
article sur Elie Wiesel dans Wikipedia (en anglais) ici


Camp de concentration de Dachau – avril 1945

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photo: National Archives

Le terme Shoah (hébreu : השואה, « catastrophe ») désigne l’extermination par l’Allemagne nazie des trois quarts des Juifs de l’Europe occupée, soit les deux tiers de la population juive européenne totale et environ 40 % des Juifs du monde, pendant la Seconde Guerre mondiale ; ce qui représente entre cinq et six millions de victimes selon les estimations des historiens. Ce génocide des Juifs constituait pour les nazis « la Solution finale à la question juive » (die Endlösung der Judenfrage). Le terme français d’Holocauste est également utilisé et l’a précédé. Le terme « judéocide » est également utilisé par certains pour qualifier la Shoah.

source: Wikipédia
(article complet ici en français et ici en anglais)