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Amélie Nothomb | hygiène de l’écrivain


photo: Pablo Zamora

Vingt ans d’écriture, vingt romans, peu d’embarras, du chocolat, des bulles. La frêle Amélie Nothomb est un poids lourd de la plume. Parfois décriée, jamais égalée.

adapté de l’article de Valérie Lejeune
paru sur lefigaro.fr

Belge prolifique, Amélie Nothomb travaille en ce moment à son 75e roman. Si les marchés aux puces ne l’ont jamais passionnée, à part une collection de parapluies déglingués, Amélie chine les vocables avec délices. “C’est pratique, on les trouve partout! Le dernier en date? “Infrangible”. Ça veut dire solide.” Comme elle…

Avec qui partageriez-vous un appartement en colocation?

Pourquoi pas Woody Allen ? Avec un peu de chance, il me jouerait de la clarinette…

Vous êtes traduite dans quarante-six langues. Laquelle vous manque?

L’écriture en hiéroglyphes, mais c’est en cours.

Quels sont vos outils d’écriture?

Un bête Bic et un cahier ordinaire. Il y a moins de risques à se lancer sur un cahier Clairefontaine avec un stylo à bille que de prendre un vélin et son Montblanc…

On dit que vous travaillez énormément. Est-ce vrai?

Oui, j’écris entre trois et quatre romans par an. Mais je n’en publie jamais qu’un seul.

Que faites-vous des autres?

Je les garde. Ce sont mes enfants aussi. Je les mets dans des boîtes à chaussures. Deux fois, j’ai été cambriolée, mais les voleurs n’ont pas touché aux boîtes. Vous savez ce qu’ils ont pris? Du maquillage!!!


source: femina.ch

Vous avez défendu toute publication posthume. Que deviendront vos petits?

J’ai pris mes dispositions pour qu’ils soient inaccessibles mais protégés. L’espace étant peu sûr, j’ai renoncé à les faire mettre sur orbite. Il me semble également difficile de demander au Vatican de me servir d’archiviste. Alors on les coulera quelque part, enfermés dans un bloc de résine. Notez, si le Vatican veut le bloc de résine…

Que feriez-vous si vous n’écriviez pas?

Ça irait très très mal. Ça me rendrait si méchante que je serais obligée de devenir bonne sœur.

S’il ne restait qu’un livre?

Don Quichotte, de Cervantès.

Un musicien?

Schubert.

Un film?

Vertigo.


photo: Emilie Wood

Une chanson?

Le Tourbillon, chanté par Jeanne Moreau.

Un vocable?

Le mot «pneu» pour sa sonorité. Je m’efforce de le placer dans chacun de mes livres.

Une œuvre d’art?

Le Jardin des délices, de Jérôme Bosch.

Une couleur?

Le jaune, même si ça me va comme un coup de poing dans l’œil.

Un aliment?

Le chocolat, sans aucun doute, et massivement. Ma préférence va au Côte d’Or lait-noisettes entières, surtout quand il fait chaud. Ça le rend un peu mou. Je le digère comme une fleur!


auteur: Emily89

Une boisson?

Le champagne, et plus particulièrement le Dom Pérignon 1976. Mais un Roederer ou un Laurent-Perrier Cuvée Grand Siècle font aussi l’affaire.

Savez-vous faire la cuisine?

Comme un pied! C’est toujours une tragédie. Il y a dix ans, j’ai essayé de faire cuire un poulet. Ça a cassé le four!

Pleurez-vous?

J’ai incontestablement la larme facile. Au cinéma, je suis une fontaine, mais je peux aussi pleurer de joie lorsque ma sœur invente un trop bon gâteau.

De quoi avez-vous peur?

Des rats.

Dans quelle boutique feriez-vous des folies?

Chez Caron, avenue Montaigne. On m’y remplit mon flacon de Farnesiana lorsqu’il est vide.

À quelle époque auriez-vous aimé vivre?

La préhistoire, pour voir le passage du borborygme au langage articulé.

n.b.: la photo de Pablo Zamora accompagne l’article original de Valérie Lejeune, alors que citizen zoo a ajouté les autres photographies pour sa propre publication


“La cabane du pêcheur” | Francis Cabrel


source: YouTube

Le soir tombait de tout son poids
Au dessus de la rivière
Je rangeais mes cannes
On ne voyait plus que du feu
Je l’ai vu s’approcher
La tête ailleurs dans ses prières
Il m’a semblé voir trop briller ses yeux

Je lui ai dit

Si tu pleures pour un garçon
Tu seras pas la dernière
Souvent, les poissons sont bien plus affectueux
Va faire un petit tour, respire le grand air !
Après, je te parlerai de l’amour
Si je me souviens un peu

Elle m’a dit

Elle a dit justement c’est ce que je voudrais savoir
Et j’ai dit viens t’asseoir dans la cabane du pêcheur
C’est un mauvais rêve, oublie-le !
Tes rêves sont toujours trop clairs ou trop noirs
Alors, viens faire toi-même le mélange des couleurs
Sur les murs de la cabane du pêcheur
Viens t’asseoir

Je lui ai dit

Le monde est pourtant pas si loin
On voit les lumières
Et la terre peut faire
Tous les bruits qu’elle veut
Y a sûrement quelqu’un qui écoute
Là-haut dans l’univers
Peut-être tu demandes plus qu’il ne peut ?

Elle m’a dit

Elle a dit justement c’est ce que je voudrais savoir
Et j’ai dit viens t’asseoir dans la cabane du pêcheur
C’est un mauvais rêve, oublie-le !
Tes rêves sont toujours trop clairs ou trop noirs
Alors, viens faire toi-même le mélange des couleurs
Sur les murs de la cabane du pêcheur
Viens t’asseoir

Elle m’a dit

Elle a dit finalement, je brûle de tout savoir
Et j’ai dit viens t’asseoir dans la cabane du pêcheur
Y a sûrement de la place pour deux !
Cette route ne mène nulle part
Alors… Viens faire toi-même le mélange des couleurs
Sur les murs de la cabane du pêcheur

On va comparer nos malheurs
Là, dans la cabane du pêcheur

Partager un peu de chaleur
Là, dans la cabane du pêcheur

Moi, j’attends que le monde soit meilleur
Là, dans la cabane du pêcheur

paroles et musique de Francis Cabrel

“La Cabane du pêcheur ne fut jamais un single. C’est une chanson qui ne ­raconte pas grand-chose, c’est le moins que l’on puisse dire. [ ] C’est l’histoire d’un gosse qui se souvient. Le message est, en gros, le suivant: «J’attends que le monde soit meilleur.» Ça ne mange pas de pain.

Voilà la philosophie du pêcheur, carte postale, un simple repli sur soi, une façon de dire, dixit le chanteur troubadour lymphatique, affectueusement surnommé par Jacques Dutronc «Trente-six 4L»: «Les bras m’en tombent». «Le pêcheur se dit: la vie passe, essayons de prendre du plaisir, de saisir l’amour parce que dehors tout me dépasse », avait-il déclaré au Figaro en avril 1994. Pas de prétention chez Cabrel.

La Cabane n’est pas une chanson intellectuelle. Une chanson toute candide, une chanson douce à la mélodie claire comme l’eau d’une rivière. «Une chanson anecdotique que l’on a envie de siffler», comme le précise Éric Jean-Jean, journaliste à RTL. Elle sent bon la truite et le goujon… Il fait partie de cette «génération désenchantée», comme le chantait Mylène Farmer, où le désir était de «déjeuner en paix», voir Stéphane Eicher. On visitait son passé tout simple: Mistral gagnant de Renaud.

Francis Cabrel le timide s’est retranché dans son petit village d’Astaffort de 2000 habitants aux confins du Lot-et-Garonne et du Gers, village réputé pour sa gastronomie. Deux restaurants étoilés au Michelin. Sur la place du village, sa sœur tient salon… de coiffure. Le chanteur, fan de Bob Dylan – il le découvrit à l’âge de 13 ans en écoutant Like a Rolling Stone , y fut non pas maire, comme on aime à le croire, mais conseiller municipal. La nature est son affaire.”

texte d’Anthony Palou
via lefigaro.fr

J’offre ce baume au coeur à Marie.


Accidents nucléaires | les risques pour l’homme


illustration: (inconnu)

L’exposition à des rayonnements ionisants peuvent avoir des conséquences très graves pour la santé. Mais des mesures de protection existent.

Le monde entier garde en tête les images du pire accident nucléaire de l’histoire, l’explosion de la centrale ukrainienne de Tchernobyl en 1986. Si pour l’instant, les dommages causés par le séisme de vendredi aux installations japonaises n’ont pas atteint la même gravité – sur une échelle de 0 à 7, les accidents de Fukushima sont situés par les experts à 4, contre 7 pour Tchernobyl – la protection des habitants et de l’environnement reste un sujet de préoccupation majeur.


Victimes de l’accident de la centrale nucléaire de Tchernobyl en 1986, après une chirurgie pour le cancer de la glande thyroide.

photo: Gerd Ludwig
source: National Geographic

• Comment l’homme réagit à une exposition à la radioactivité ?

Les expositions à des particules radioactives peuvent avoir des effets variables suivant la durée d’exposition, la nature des rayons et les personnes.

En cas d’exposition brusque et forte, l’effet peut être visible rapidement (dans les heures, jours ou semaines suivantes). Elle se manifeste par des vomissements, de la fièvre, des brûlures et des hémorragies. Ce type d’exposition détruit certaines cellules (sanguines, digestives, gamètes), détériorant la moelle osseuse ou la muqueuse intestinale. Une exposition forte concerne principalement les personnes les plus proches de la source radioactive, à savoir les sauveteurs et le personnel des centrales.

Une exposition plus faible mais prolongée (par l’alimentation, les gaz inhalés) peut causer des lésions de l’ADN et donc des cancers (du poumon, du colon, leucémie…) et des malformations chez les enfants à naître. Cela concerne principalement les riverains plus éloignés.


source: npr.org

• Comment mesure-t-on la gravité de l’exposition ?

L’effet des rayons ionisants sur l’organisme se mesurent en sievert. Un sievert correspond à la dose de rayons reçus, pondérés en fonction du type de rayonnement (alpa, bêta, gamma, X, neutrons), des modalités d’exposition (voie externe, comme la peau, ou interne, la respiration, l’alimentation) et de la sensibilité spécifique des organes ou tissus. Par exemple, pour une même dose de rayons reçue (calculée en grays), la peau est affectée d’un facteur de pondération de 0,01, mais les organes reproducteurs, plus sensibles, sont pondérés de 0,2.

Quelques mesures de référence :

2,4 mSv : c’est l’irradiation naturelle moyenne annuelle en France, dont 2 mSv sont d’origine naturelle, et 0,001 mSv résultent de l’exposition liée à l’industrie nucléaire. Le reste correpond aux rayonnements de l’imagerie médicale (scanner, radios…)

50 mSv : dose moyenne reçue par un habitant vivant à 30 km de Tchernobyl

5000 mSv : dose reçue par le personnel et les équipes d’urgence à Tchernobyl

Les vomissements apparaissent à partir de 1 sievert. Une exposition supérieure à 6 sieverts entraîne la mort. A 4,5 sieverts, la moitié de la population décède.

Lors d’un accident de centrale comme au Japon, les personnes les plus exposées (secouristes, personnels) reçoivent entre 1 et 3 sieverts.

A la centrale de Fukushima, selon l’Institut de Radioprotection et de Sûreté nucléaire français (IRSN), l’effet des rayonnements aurait atteint 1 mSv par heure aux abords du site, soit «un rejet très important». On ignore cependant les doses reçues par les ouvriers qui se trouvaient sur le site. En une heure, les gens se trouvant à proximité de la centrale ont donc reçu le maximum annuel d’une population normalement exposée en Europe, explique Carole Marchal, de l’Autorité française de sécurité nucléaire.


source: dissident-media.org

AVERTISSEMENT : A NE PRENDRE QUE SUR INSTRUCTIONS DES AUTORITES COMPETENTES


source: aquitaine.pref.gouv.fr

• Les mesures de protection possibles :

Il existe trois façons de protéger les populations en cas de fuites radioactives.

La première consiste à évacuer les personnes se trouvant à proximité de la source nucléaire. C’est ce que les autorités japonaises ont fait après le séisme : des milliers de personnes vivant dans un rayon de 3km des lieux dangereux ont été déplacées, puis dans un rayon de 10 et enfin 20 km à mesure que les accidents se multipliaient, soit quelque 200.000 personnes au total.

Les riverains peuvent aussi être amenés à s’enfermer chez eux, de préférence dans un sous-sol, les portes et fenêtres calfeutrées avec du ruban adhésif, sans climatisation ni chauffage. Cela évite principalement de respirer des particules (le mode de contamination le plus rapide), ou que celles-ci n’entrent en contact avec la peau.

Enfin, l’ingestion de comprimés d’iode stable permet de se protéger contre les cancers de la thyroïde. Cette glande produit des hormones qui régulent le métabolisme. En se fixant dans la thyroïde, l’iode stable, donc non radioactif, empêche l’iode radioactif de se fixer. Ce type de prévention est particulièrement efficace et nécessaire chez les enfants, chez qui l’hormone thyroïdienne joue un rôle fondamental dans la croissance et le développement. Le Japon en a commencé la distribution, car l’effet protecteur est maximal si on prend les comprimés l’heure précédent ou l’heure suivant l’exposition.

source: lefigaro.fr


Les oiseaux


photo: Kaia Larsen

Cet avion de l’U.S. Air Force a failli s’écraser quand un nuage d’oiseaux migrateurs s’est envolé à son approche. Un risque considéré comme majeur car les oiseaux peuvent être «avalés» par les réacteurs et provoquer une perte de puissance. Aux États-Unis, les collisions entre les avions et les oiseaux coûteraient 600 millions de dollars de dégâts par an. En France, 700 collisions avec des oiseaux sont enregistrées chaque année par l’aviation civile. A peu près 15 % d’entre elles sont classées « significatives», soit potentiellement dangereuses pour la sécurité aérienne.

source: lefigaro.fr


Qui manipule qui manipule qui?


capture d’image tirée de la vidéo (auteur présumé: Bellaciao)

Voici une histoire en quelques points afin de découvrir……………… une surprise:

Un: Suite à mon billet du 1er novembre dernier “La loi des casseurs”, une fidèle lectrice m’a envoyé un hyperlien me menant au site de dazibaoueb.fr qui publie un article intitulé “Manipulation de l’opinion publique (épisode n+1) : Quand les flics se déguisent en casseurs pour casser les manifs”. L’article est accompagné de la vidéo de l’agression, mais celle-ci “n’est plus disponible, car l’utilisateur qui l’a mise en ligne a fermé son compte YouTube.”.

Deux: L’article et la vidéo cités ci-haut provenaient de Chien Guevara (sur forget.e-monsite.com) pour lequel dazibaoueb.fr donne l’hyperlien.

Trois: Une fois sur ce nouveau site, en plus du “témoignage” de la fille de l’homme agressé par les “casseurs”, on y présente la vidéo (fonctionnelle) dans laquelle on peut voir cette scène d’agression devenue célèbre depuis qu’elle a été filmée.

Quatre: Voici donc cette vidéo pour laquelle je vous invite à vérifier dessous les moments importants que j’en ai retirés pour une autre compréhension des faits:


source: YouTube
auteur présumé: Bellaciao

Cinq: Les moments-clés de la vidéo:

00:22s le casseur se met à l’oeuvre sur la vitrine
00:26s arrivée de l’homme aux cheveux gris
00:27s l’homme âgé bouscule le casseur qui laisse tomber le bout éloigné du tuyau par terre après l’en avoir sorti du trou dans la vitrine
00:29s changement d’angle de caméra et reprise de l’image de l’homme qui bouscule le casseur, sous le nouvel angle de vue, le casseur laissant tomber le bout éloigné du tuyau par terre après l’en avoir sorti du trou dans la vitrine

Vous remarquerez que pendant le mouvement de recul du caméraman, on ne voit aucun autre caméraman, ni à sa gauche, ni à sa droite… Mais on a pourtant bien deux angles de vue différents de la même scène…!!

Je vous laisse tirer vos propres conclusions, si une conclusion correspondant à la vérité est possible.

sources consultées:
Chien Guevara sur dazibaoueb.fr
forget.e-monsite.com

Post scriptum: Le site lefigaro.fr attribue les photographies publiées sur son site au photographe Lucas Dolega. Quant à lui, Chien Guevara attribue la vidéo à Bellaciao. Pourtant, les images de l’un et de l’autre sont faites du même point de vue… Qui dit vrai? Ou qui manipule qui?

A posteriori: Donc, nous constatons que l’auteur a supprimé la vidéo après que citizen zoo l’aie publiée! Mais pourquoi donc? L’analyse que j’en ai faite était-elle trop vraie, trop incriminante? Il n’est alors que pure lâcheté de l’avoir retirée d’Internet. Il aurait été plus honnête de la part de l’auteur (qui cache bien son identité) de s’expliquer sur les circonstances du tournage de celle-ci. Mais la vérité était-elle à ce point dangereuse à dire? Nous ne pouvons donc qu’en tirer les conclusions qui s’imposent dans les circonstances, car l’auteur ne nous laisse guère d’autre choix que de penser que la manipulation que j’y avais décelée n’était que trop vraie. CQFD Bellaciao. De retour à une autre manif? N’oublie pas pépé: il est bon acteur!


La loi des casseurs


photo: Lucas Dolega

Il a voulu s’interposer. Faire un geste quand soudain la manifestation a débordé sous la pression des casseurs. Travaille-t-il dans cette banque? Est-il policier? Syndicaliste? Ou un simple citoyen qui n’en peut plus de la violence gratuite, qui empoisonne chaque fois davantage les cortèges ?

Sous les yeux médusés des passants et des manifestants, le 16 octobre dernier près de la place de la Bastille à Paris, l’homme a fini par céder sous le nombre, tabassé à coups de barre de fer. Un peu partout en France, en marge des manifestations contre la réforme des retraites, de véritables scènes de pillages et de guérilla urbaine ont terni une nouvelle fois la forte mobilisation des lycéens.

source: lefigaro.fr