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lemonde.fr

Québec | Enfin une révolution sociale dans la Belle Province


source: lecoindefranie.centerblog.net

par Jean Barbe, écrivain, éditeur et journaliste chroniqueur
Le Monde
15 mai 2012

Depuis quatorze semaines, plus du tiers des étudiants du Québec sont en grève et manifestent par milliers, paralysant les rues de Montréal tandis que klaxonnent les automobilistes coincés dans leur voiture et que des citoyens du haut de leurs balcons agitent le fameux carré rouge, symbole du mouvement. L’augmentation de 75 % des frais de scolarité sur cinq ans ne passe tout simplement pas.

Le gouvernement du Québec, dirigé par le premier ministre Jean Charest, ne s’attendait pas à une telle résistance. Il croyait rééditer son coup de 2005, date de la précédente grève étudiante, et semer la discorde entre les associations étudiantes pour réussir à écarter des négociations la plus revendicatrice d’entre elles, la Coalition large pour une solidarité syndicale étudiante (la Classe), et s’entendre avec les deux autres.


source: ginfis.canalblog.com

Mais cette stratégie a fait long feu. Des Québécois de toutes allégeances et de tous les milieux se sont levés pour appuyer les étudiants tandis que d’autres, soupçonneux de cette élite en devenir, réclament un rapide retour en classe.

Depuis, la situation pourrit.

Le gouvernement formé par le Parti libéral, dont l’histoire récente a été entachée de soupçons de malversation, de corruption et de complaisance envers de grandes entreprises étrangères (à qui l’on s’apprête à brader les ressources minières et forestières du Grand Nord québécois dans le cadre du “Plan Nord” engagé par le premier ministre), voyait, depuis des mois, les sondages montrer un taux d’insatisfaction à son égard dépassant les 70 %.


photo: Lord Eihwaz

Assuré de perdre les prochaines élections, prévues avant la fin 2013, il a sauté sur l’occasion pour tâcher de se relancer en faisant preuve d’une fermeté qu’on ne lui connaissait pas et en réprimant le mouvement de manière musclée.

Le premier ministre a refusé pendant dix semaines de négocier avec ceux qu’il appelle des “enfants rois” ne voulant pas payer leur “juste part”. Puis, à la onzième semaine du conflit, il a convoqué les leaders étudiants pour concocter un plan de sauvetage.

Mais ses offres ont été massivement rejetées par les assemblées générales étudiantes, à hauteur de 80 % de leurs membres. Ce sont maintenant les tribunaux qui se chargent de mettre de l’ordre.


photo: Robert Skinner

En apparence, du moins, puisque certains réclament auprès des juges des injonctions personnelles ordonnant aux directions des collèges et facultés d’offrir les cours auxquels ces étudiants “ont droit”, tandis que d’autres continuent de faire grève et les empêchent d’entrer. Droit individuel contre droits collectifs.

Ces injonctions prévoient de fortes amendes aux contrevenants et même des peines de prison. C’est donc escortés de policiers que certains étudiants se rendent à leurs cours, devant des professeurs médusés et contraints d’enseigner la démocratie à ceux qui la nient.

Pendant ce temps, les fractions les plus radicales du mouvement étudiant s’impatientent et commettent des actes qui les isolent. Quatre bombes fumigènes placées dans le métro ont paralysé la circulation à Montréal pendant deux heures le 10 mai. Tout de suite, de manière quasi miraculeuse, des photos de suspects ont été diffusées par la police et relayées par la presse. Des accusations de méfaits et de simulation d’acte de terrorisme seront déposées contre eux.


source: ssjbmauricie.qc.ca

Terrorisme. Le mot est lâché. Ce n’est pas rien. Comme disait Robert Charlebois : ” A soir, on fait peur au monde !”

Déjà, au début du conflit, le gouvernement libéral avait tenté de discréditer le mouvement de grève en parlant de boycott. Jamais, dans toute l’histoire du Québec, cela ne s’était produit.

Jamais on n’avait remis en question la légitimité des assemblées générales étudiantes. Jamais on n’avait voulu briser le lien qui unit les étudiants et les étudiantes d’un même collège, d’une même université, et cet exercice démocratique qui en est l’expression.


source: milieetgex.blogspot.ca

C’est cette négation de la démocratie étudiante qui a envenimé un conflit qui s’étend maintenant bien au-delà de la stricte augmentation des frais de scolarité. Car il apparaît qu’au Québec, la démocratie n’appartient qu’à ceux qui détiennent le pouvoir, et pas à ceux qui le contestent.

Ainsi ceux et celles qui refusent de livrer le Québec à la rapacité néolibérale ont joint leurs voix à celle des étudiants. Même des manifestations d’ampleur historique ne sont pas parvenues à ébranler le gouvernement, qui tentera bientôt de se poser en “sauveur de l’ordre” en maîtrisant, par la force s’il le faut, ce chaos social dont il est en grande partie responsable.

Et voilà le Québec déchiré en deux. Nous en avions l’habitude, depuis près de quarante ans. Mais cette déchirure avait plutôt pour cause ce qu’il est convenu d’appeler “la question nationale “, entre défenseurs de l’unité canadienne et partisans de l’indépendance du Québec. Ce débat nous a fait oublier que nous pouvions nous battre pour autre chose.


source: radio-canada.ca

C’est que le Québec n’a jamais vécu de véritable révolution. Il en avait fait l’économie. Au Québec, semblait suffire une “révolution tranquille”, comme on en est venu à désigner la période de modernisation accélérée qu’a connue la Province au cours des années 1960. Elle aurait suffi, si nous étions allés au bout de nos idées. La gratuité scolaire était d’ailleurs l’un des principaux objectifs affichés.

Mais ces idées ont été détournées. De l’éducation gratuite à la nationalisation de nos ressources naturelles, de ce filet de protection sociale à cette volonté d’égalité des chances, les Québécois ont vu les adeptes du néolibéralisme lentement mais sûrement désosser ce projet jusqu’à ce qu’il ne ressemble plus qu’à ces fameuses “enveloppes brunes ” employées pour distribuer des pots-de-vin, comme le laissent entendre de récents scandales qui lieraient le secteur du bâtiment au Parti libéral.


photo: (inconnu)

La grève étudiante se réglera, d’une manière ou d’une autre, sans doute au détriment de ceux qui se sont le plus investis dans ce mouvement historique. Mais même si les étudiants retournent bientôt en classe, ils auront suffisamment secoué le cocotier québécois pour que, dans les années à venir, les choses ne soient plus tout à fait pareilles. Des politiques injustes n’en restent pas moins injustes parce que les gens “en ont assez”.

La colère s’est implantée dans de nombreux coeurs. Les étudiants, les médias, les responsables politiques, les voisins, les frères et les soeurs, tous ont dû prendre parti et afficher leurs couleurs. Voilà qui ne s’oubliera pas de sitôt. Les Québécois s’impatientent et réclament de pouvoir de nouveau discuter collectivement de leur avenir et de leurs valeurs, qui ne sont peut-être pas exactement celles du libre marché. Ça risque de brasser !

Jean Barbe est l’auteur de plusieurs romans, dont “Comment devenir un Ange” (Actes Sud Leméac, 2006), “Comment devenir un monstre” (Actes Sud, 2007) et “Le Travail de l’huître”, (Leméac, 2008).


Un sujet controversé : le gaz de schiste


source: doddridgenews.com

Depuis 2005, l’eau n’est plus protégée aux États-Unis. Sous l’administration Bush, les lois environnementales ont été abolies pour répondre aux demandes de l’industrie du gaz naturel. On assiste alors à un boum de forages à travers tous les États-Unis. La technique utilisée, la fracturation hydraulique, fissure le sol, projette le gaz à la surface et contamine l’eau des puits. Des gens tombent subitement malades, se retrouvent avec de l’eau du robinet inflammable et voient leurs animaux mourir. L’industrie nie toute responsabilité.


source: centpourcentnaturel.fr

La société Halliburton a développé une technologie de forage, la fracturation hydraulique, qui va permettre aux États-Unis de devenir « l’Arabie Saoudite du gaz naturel ». Mais cette technique est-elle sans danger ? Lorsque le cinéaste Josh Fox reçoit une lettre l’invitant à louer ses terres pour y faire un forage, il va sillonner le pays et découvrir en chemin des secrets bien gardés, des mensonges et des toxines…


source: HBO

Avec Gasland, le réalisateur Josh Fox dresse le portrait effroyable de l’expérience américaine en matière de gaz de schiste. Tout a commencé en 2006 quand le réalisateur a reçu une lettre d’une compagnie lui proposant 100 000 dollars en échange du droit d’installer des puits sur sa propriété. Au lieu d’accepter, Josh Fox a parcouru le pays pour enquêter. Ses découvertes vous marqueront à jamais: Contaminations de l’eau, impacts sur la santé, déréglementation, corruption, destruction des milieux de vie…


captures d’images du film “Gasland”

Quand la nappe phréatique est contaminée par les produits chimiques utilisés lors de l’extraction du gaz de schiste, on en arrive à de tels résultats…

source: fr.wordans.com

Un même combat aux États-Unis, en France, au Québec…

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José Bové : “L’Etat a décidé de l’omerta sur le gaz de schiste”

Dans un chat sur Le Monde.fr, José Bové, député européen, demande à Mme Kosciusko-Morizet “l’annulation de tous les permis d’exploration lancés en France tant que les risques sur l’environnement n’auront pas été évacués”.

Extrait du chat:

Paloma : Pouvez-vous nous expliquer ce qui distingue l’extraction classique du gaz naturel de celle du gaz de schiste ?

Le gaz naturel est exploité en allant chercher des nappes, des poches de gaz dans le sous-sol. En France, par exemple à Lacq, il y a eu une exploitation pendant plusieurs décennies de gaz naturel qui était dans les poches.

Avec le gaz de schiste, le gaz est prisonnier dans la roche. Et pour l’extraire, il faut faire exploser la roche. C’est la technique dite de fracturation, qui se fait en injectant de l’eau sous très haute pression, additionnée de produits chimiques qui permettent d’ouvrir la roche. C’est donc suite à ces fracturations que du gaz peut s’échapper de cette roche. Pour extraire du gaz de schiste, il faut faire des forages très rapprochés, tous les 200 à 500 mètres.


photo: (inconnu)

Stéphane : Quels sont les dommages prouvés ou avérés de ce nouveau type de production de gaz ?

Pour l’instant, les éléments d’étude proviennent des Etats-Unis, mais aussi du Canada. Aux Etats-Unis, notamment dans la région de Pennsylvanie, où ces gaz ont été exploités, et dans d’autres régions, on a vu à la fois des pollutions de nappes phréatiques par la technique de la fracturation, puisque les tuyaux de fracturation se sont lézardés, et l’eau sous très haute pression, chargée de produits chimiques et de gaz, s’est répandue dans les nappes phréatiques. Il y a aujourd’hui, dans certaines communes des Etats-Unis, des milliers de personnes qui n’ont plus accès à l’eau potable.

Un des problèmes majeurs liés à cette pollution des nappes, c’est que les firmes pétrolières ont refusé de donner la liste des produits chimiques utilisés pour la fracturation au ministère de l’environnement des Etats-Unis, sous prétexte de brevet industriel. Ce qui pose évidemment des problèmes pour pouvoir évaluer les pollutions et les conséquences sur la santé publique.

D’autres problèmes existent aussi, en surface : il faut stocker l’eau qui a servi à la fracturation et qui est chargée de produits chimiques (chaque fracturation consomme entre 15 et 20 millions de litres d’eau, et il faut répéter cela plusieurs fois avant d’exploiter). Cette eau polluée, il faut ensuite l’évacuer et la stocker dans des bassins grands comme des terrains de football, car cette eau ne peut pas revenir dans le circuit de traitement des eaux usées.

Autre pollution importante, au niveau des territoires, car il faut forer de manière rapprochée, il faut des routes très larges pour les camions qui doivent accéder à chaque puits pour amener les produits chimiques et l’eau, et pour évacuer les produits chimiques. Pour cela, il faut des routes d’au moins 15 mètres de large, et le problème posé en termes d’infrastructures sera très important, d’autant plus que l’exploitation des puits ne dure pas plus de cinq à six ans.

pour lire le chat complet: lemonde.fr


capture d’image du film “Gasland”


“War logs”: la traque U.S. de Wikileaks/Assange


source: Twitter

A barrage of cyber-attacks forced EveryDNS.net withdrew its service to Wikileaks. Wikileaks registered in Switzerland and was back online within hours. EveryDNS.net is an American company that provides domain names for about 500,000 websites.

source: timesofindia.indiatimes.com

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They seek it here, they seek it there, the Americans seek it everywhere, wanting to finish off the website that’s put the diplomatic world in a fearful scare. But like the damned, elusive Scarlet Pimpernel, the whistleblower website keeps surfacing in a new place every few hours after it is ousted from a host, a transparent heaven to some, a ratting hell to others.

While much of the world’s political and diplomatic community is being tortured by the drip-drip-drip of cable leaks from the website, the US is haring after the site in a cat-and-mouse game even as the leaks claimed its first prominent victim on Friday. An aide to the German foreign minister Guido Westerwelle was sacked after it transpired he was the source of some information contained in a leaked cable.

source: timesofindia.indiatimes.com

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photo: Toru Hanai

Serveurs et hébergement

Pour fonctionner, un site Internet a besoin de l’équivalent d’un ou de plusieurs gros disques durs pour pouvoir enregistrer ses données : codes, textes, images, vidéos… Ces disques durs sont appelés “serveurs”. Ces derniers se louent auprès d’hébergeurs, qui abritent jusqu’à plusieurs milliers de serveurs dans des grandes salles nommées “data centers”. Les data centers d’OVH sont situés principalement à Roubaix.

Toutes les pages d’un site n’ont pas forcément besoin d’être abritées par un seul et unique hébergeur, même s’il s’agit de la pratique la plus courante. De même, ce n’est pas parce qu’un site est français qu’il doit obligatoirement être hébergé en France. Chaque internaute est libre d’utiliser les services d’un hébergeur étranger.

source: lemonde.fr

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En France…

La société roubaisienne OVH n’héberge pas la totalité des serveurs de WikiLeaks. D’après ZDNet, ces derniers se partageraient entre la France, la Suède et les Etats-Unis. Plus précisément, la société suédoise Bahnhof a confirmé à ZDNet qu’elle hébergeait deux serveurs de WikiLeaks. “Nous leur fournissons uniquement des ressources et n’avons aucun contrôle sur leur contenu ou la façon dont ils gèrent leur trafic”, a précisé la porte-parole de l’hébergeur. Toujours selon le site spécialisé, Bahnhof héberge la page Collateralmurder.com, qui contient la vidéo d’un hélicoptère de l’armée américaine tirant sur des civils irakiens.

OVH héberge, quant à lui, les pages WikiLeaks.ch et Cablegate.wikileaks.org, qui contient les fameux câbles diplomatiques. Les pages des War Logs (carnets de guerre) d’Irak et d’Afghanistan seraient hébergées aux Etats-Unis par le Massachusetts Institute of Technology, selon ZDNet, qui n’a pas encore pu avoir confirmation officielle de la part de celui-ci. Les pages en question sont actuellement sous le coup d’une cyber-attaque.

En parallèle, des groupes d’internautes à travers le monde se sont mobilisés pour héberger sur leurs propres serveurs des “sites-miroirs” de WikiLeaks, c’est-à-dire la copie exacte du site original. Plusieurs de ces initiatives proviennent de France, comme pour le miroir Wikileaks.fdn.fr.



Internet et l’anonymat


Eric Schmidt, PDG de Google

photo: Paul Sakuma

Le PDG de Google prédit la fin de l’anonymat sur Internet

LEMONDE.FR | 05.08.10

“Si je regarde suffisamment vos messages et votre localisation, et que j’utilise une intelligence artificielle, je peux prévoir où vous allez vous rendre. Montrez-nous 14 photos de vous et nous pourrons vous identifier. Vous pensez qu’il n’y a pas quatorze photos différentes de vous sur Internet ? Il y en a plein sur Facebook !” Coutumier des déclarations fracassantes sur la vie privée, le PDG de Google, Eric Schmidt, a estimé, mercredi 4 août, lors de la conférence Techonomy, que l’anonymat sur Internet était voué à disparaître et serait remplacé par une “transparence totale”.


photo: (inconnu)

Pour M. Schmidt, le monde “n’est pas prêt pour la révolution technologique qui s’annonce”. Avec l’explosion des données rendues publiques par les internautes, les épidémies ou les crises deviennent prévisibles ; le monde produisant aujourd’hui, selon lui, autant de données en deux jours qu’entre “l’aube de la civilisation et 2003”. Le moteur de recherche a par exemple lancé un outil de suivi de la progression de la grippe A, basé sur les recherches effectuées par les internautes.


photo: (inconnu)

Mais cette explosion du volume de données peut également être mise à profit à des fins moins bénéfiques, juge M. Schmidt. “La seule manière de gérer ce problème est une vraie transparence, et la fin de l’anonymat. Dans un monde où les menaces sont asynchrones, il est trop dangereux qu’on ne puisse pas vous identifier d’une manière ou d’une autre. Nous avons besoin d’un service d’identification personnel. Les gouvernements le demanderont”, assure-t-il.

source: lemonde.fr


La Chine et la pollution chronique


photo: AFP

La pollution de l’air de la Chine s’est aggravée cette année, pour la première fois depuis 2005, en raison des tempêtes de sable, du nombre croissant de voitures et de l’augmentation des chantiers en cette période de reprise. Le nombre de jours où la qualité de l’air est considérée comme bonne dans les 113 principales villes du pays a baissé de 0,3 point de pourcentage sur les six premiers mois de l’année, selon le ministère de l’environnement. Ces villes n’avaient pas connu une baisse depuis 2005, a précisé le ministère.


photo: (inconnu)

Le niveau des particules inhalables, une mesure importante de la pollution, a également crû pendant la même période pour la première fois depuis 2005, du fait des tempêtes de sable du printemps. “Le démarrage de plus de chantiers et de projets industriels cette année en raison de la reprise économique et une augmentation rapide des automobiles en sont également la cause”, a ajouté le ministère.


photo: (inconnu)

PLUIES ACIDES

Par ailleurs, plus d’un quart des eaux en Chine sont polluées et ne peuvent être utilisées que pour un usage industriel ou agricole. Les pluies acides ont également été un problème au premier semestre : sur les 443 villes que le ministère a étudiées, 189 en sont victimes. Et dans huit endroits, dont un quartier de Shanghaï, la pluie qui est tombée était acide en permanence.


photo: (inconnu)

Le ministère de l’environnement a souligné qu’en dépit de certaines améliorations, la Chine fait toujours face à une situation “grave” en matière de pollution. Ce pays est l’un des premiers pollueurs de la planète après trente ans de forte croissance économique. Selon une étude publiée en mars par la revue britannique médicale The Lancet, la pollution de l’air dans le pays asiatique provoque 1,3 million de morts prématurées par an dues aux maladies respiratoires.


photo: AP

source: lemonde.fr


Une philanthropie hors du commun


photo: (inconnu)


Warren Buffett avec Melinda et Bill Gates, à l’origine du projet The Giving Pledge.

photo: (inconnu)

Trente-quatre milliardaires ont répondu présent à l’appel de l’investisseur Warren Buffett et de Bill Gates en promettant de donner au moins la moitié de leur fortune à des œuvres caritatives dans le cadre du programme The Giving Pledge. Parmi ceux-ci on retrouve le maire de New York, Michael Bloomberg, Larry Ellison, cofondateur d’Oracle, Ted Turner, le fondateur de CNN, ou encore David Rockefeller. La liste exhaustive des donateurs, diffusée mercredi 4 août, comprend également le magnat des hôtels Barron Hilton, l’industriel Barry Diller et sa femme Diane von Furstenberg ou encore le cinéaste George Lucas.

The Giving Pledge a été lancé en juin par Bill Gates, considéré par le magazine Forbes comme la deuxième fortune mondiale, avec 53 milliards de dollars, et par Warren Buffett, classé lui troisième homme le plus riche de la planète. En 2006, M. Buffet avait décidé de donner 99 % de sa fortune de 44 milliards de dollars à des œuvres de charité. Depuis, les deux hommes tentent de convaincre des centaines d’autres milliardaires américains de céder la majeure partie de leur fortune de leur vivant ou après leur mort et de faire part publiquement de leur intention dans une lettre d’explication.

“Nous venons juste de commencer mais nous avons déjà obtenu une réponse formidable”, s’est réjoui Warren Buffett, assurant que la plupart des donateurs ont promis des sommes bien supérieures au montant minimum, à savoir la moitié de leur fortune. Les promesses des 40 donateurs jusqu’à présent recensées par The Giving Pledge ne sont pas accompagnées d’obligations juridiques et s’apparentent davantage à des engagements moraux.

source: lemonde.fr (avec AFP et Reuters)

lien: The Giving Pledge