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religion

Jésus laissé pour compte


caricature: Serge Chapleau


Est-ce un message trop subtil pour certains ?


source: foter.com


Men in black


photo: (inconnu)

Les haredim ou “Craignant-Dieu” (en hébreu חרדים), souvent appelés “ultra-orthodoxes” sont des juifs orthodoxes ayant une pratique religieuse particulièrement forte. En l’absence de toute autorité centralisée dans le judaïsme, ils ont développé un certain nombre de courants, comme le hassidisme, chacun de ces courants interprétant les principes qui leur sont communs avec quelques variantes.


photo: (inconnu)

Depuis la fin du XIXe siècle, ils rejettent partiellement la “modernité”, que ce soit dans le domaine des mœurs ou des idéologies. Du fait de leur méfiance vis-à-vis des innovations sociales, les haredim vivent généralement en marge des sociétés laïques environnantes, même juives, dans leurs quartiers et sous la direction de leurs rabbins, seule source de pouvoir pleinement légitime à leurs yeux. C’est aussi le plus important groupe juif actuel affichant ses réticences face au sionisme, et même parfois son hostilité.


photo: Christoph Kuschnig

Ils sont aujourd’hui fortement implantés en Israël, où ils ont leurs quartiers (et même leurs villes), leurs partis politiques, leurs magasins et leurs écoles. Ils sont également présents dans beaucoup de communautés juives de la diaspora, en particulier en Amérique du Nord et en Europe occidentale.

source du texte: Wikipédia


photo: (inconnu)

Bien que les ultra-orthodoxes ne représentent que 10% de la population israélienne, leur influence est loin d’être négligeable, et grandissante. De par un taux de natalité bien supérieure à la moyenne nationale –sept enfants contre trois-, la communauté haredim ne fera qu’augmenter au fur et à mesure et pourrait atteindre 15% de la population dès 2025 selon une évaluation du Jerusalem Post. Sur certaines lignes des quartiers religieux de la capitale, hommes et femmes sont séparés dans les bus.

“Hommes seulement / L’accès aux femmes est strictement interdit”

photo: (inconnu)

A chacun son trottoir: ici, celui réservé aux hommes, les femmes devant en emprunter un autre qui leur est réservé.

photo: (inconnu)

A Jérusalem, les affiches publicitaires montrant des femmes se font de plus en plus rares, et sont peintes de noir ou déchirées lorsqu’elles sont estimées offensantes. Désormais, les publicités sont adaptées, et le visage des femmes a presque entièrement été banni des murs de la ville.

“Aux femmes & aux filles qui passent dans notre quartier / Nous vous prions de tous nos coeurs / Ne pas passer dans notre quartier avec des vêtements immodestes / Des vêtements modestes incluent: une blouse fermée, avec de longues manches. Une jupe longue, aucun vêtement moulant. / S’il-vous-plaît, ne pas nous affliger en troublant le caractère sacré de notre quartier et notre façon de vivre en tant que Juifs dévoués à Dieu et à sa Torah.
Résidents du quartier”

photo: (inconnu)

En 2010, la communauté ultra-orthodoxe avait contraint les pom-pom girls de l’équipe de basket Hapoel Jérusalem de porter des tenues plus “correctes”. Pour un député, les jeunes femmes “dérangent beaucoup de supporteurs qui veulent voir un match de basket, pas des filles danser en mini-jupe”. Depuis, elles sont vêtues d’un col roulé et d’un corsaire sous leurs robes.

source du texte: parismatch.com


photo: (inconnu)

“Les hommes et les femmes doivent marcher sur des trottoirs séparés et s’asseoir séparément dans les autobus publics (ndlr: les hommes à l’avant et les femmes à l’arrière). Il est interdit aux magasins de vendre de la lingerie ou tout vêtement de couleur rouge, cette couleur étant considérée comme la couleur de la passion. Il est interdit à un magasin de chaussures d’avoir des souliers à talons hauts en vitrine. Une clinique médicale est forcée de retirer le mot “femmes” de son enseigne. Une pizzéria se voit obligée d’avoir des heures séparées pour les clients masculins et féminins. Des pierres sont lancées à des joggeuses et des sacs de couches souillées sont lancés aux commerçants qui refusent de donner suite aux demandes d’une force de “police” de la modestie.


caricature: (inconnu)

Ces histoires ne viennent pas du régime sévère des Talibans en Afghanistan, mais d’une petite ville située non loin de Jérusalem, Beit Shemesh, autrefois une ville tranquille qui attirait peu l’attention, qui est devenue la ligne de front pour la bataille de l’identité juive d’Israël, et dans cette ville, la raison est en train de perdre.”

(traduction libre)
source du texte (et pour lire le texte complet en anglais): ellisshuman.blogspot.com

autre article d’intérêt sur le sujet (Libération): Israël: La révolte contre les hommes en noir


A la lumière d’une mosquée


photo: Stefan Sonntag

La salle de prière de la mosquée Vakil, située à Shiraz (Iran). La mosquée fut construite entre 1751 et 1773.


Les yeux grand fermés

“Journey of the Prophet Muhammad”

(note: où Mahomet est à dos de dromadaire)

Folio tiré du Majma al-Tavarikh (“Compendium of Histories”) de l’historien Perse Hafiz-i Abru (mort en 1430)

Description:

Object Name:
Illustrated manuscript, folio
Date:
ca. 1425
Geography:
Afghanistan, Herat
Medium:
Ink, opaque watercolor, and gold on paper
Dimensions:
16.87 in. high 13.00 in. wide (42.8 cm high 33 cm wide)
Classification:
Codices
Credit Line:
Cora Timken Burnett Collection of Persian Miniatures and Other Persian Art Objects, Bequest of Cora Timken Burnett, 1956
Accession Number:
57.51.9

source: The Metropolitan Museum of Art, New York (metmuseum.org)

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Il y a ce qu’on appelle la loi de Dieu, il y a celle dite la loi des hommes et il y a des lois des hommes que les hommes mettent dans la bouche de Dieu alors qu’Il n’en est pas l’auteur. L’on sait que tout texte religieux comporte ses interprétations, toujours nombreuses, toujours différentes, selon le message que l’on veut transmettre. Ces interprétations sont comme les statistiques que l’on peut analyser et manipuler à notre guise pour en tirer la conclusion que l’on veut afin de cautionner le but que l’on s’est fixé.

Depuis quelques années, les revendications des musulmans s’accumulent afin de ne pas contrevenir au Coran qui, selon eux, interdit toute représentation graphique du prophète Mahomet. Ces revendications s’adressent aux Occidentaux qui ont, d’une part une toute autre conception de la liberté d’expression, et d’autre part ne se sentent pas liés par cette interdiction venant d’une religion autre que la leur. On sait le cirque sinistre que cet affrontement d’idéologies a engendré. Le discours tenu aujourd’hui par les musulmans ne tient toutefois pas la route de l’Histoire ni de l’Art car n’origine pas du Coran mais d’une loi humaine attribuée au prophète.

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source: Jami al-Tawarikh (“The Compendium of Chronicles” or “The Universal History“) de Rashīd al-Dīn Tabīb (historien Perse / 1247–1318).

“Mohammed kaaba”

(note: où Mahomet est au centre)

Cette illustration (ca. 1315) est dans un folio conservé dans la Section des Manuscrits Orientaux de la Librairie de l’Université d’Edimburgh, Collections et Archives Spéciales.

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Le sujet de la représentation picturale de Mahomet est toutefois très controversé, et ce, depuis fort longtemps et chez les musulmans mêmes.Une fatwâ a même été émise au XIIIe siècle par le juriste shaféite Syrien al-Nawawî (1233-1277) afin de définir clairement ce qui pouvait et ce qui ne pouvait pas être représenté de l’homme, d’un animal ou d’un objet quelconque parce que la fabrication (d’une image) “est interdite en toute circonstance, parce qu’elle implique une copie de l’activité créatrice de Dieu”.

Mais à quoi sert-il de dire au XXIe siècle que le Coran interdit la représentation picturale du prophète alors qu’elle a déjà été faite de tous temps, et pas qu’en Occident mais sur les terres mêmes de l’Islam ? A preuve la peinture qui coiffe ce billet, une représentation du prophète Mahomet à dos de dromadaire, qui origine d’Afghanistan et est datée des environs de 1425. Celle-ci n’est pourtant qu’une représentation parmi beaucoup d’autres qui ont été faites au cours des siècles, tout comme l’illustration ci-haut tirée du Jami al-Tawarikh.

sur ce sujet, je vous recommande l’excellent article de Wikipédia “Représentation figurée dans les arts de l’Islam”

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caricature: Delize


Le Christ en 3-D


photo: Douglas Miller via avaxnews.com

Le photographe Britannique Leo Vala montre ici une représentation photographique tridimensionnelle de la figure apparaissant sur le suaire de Turin et attribuée de façon controversée au visage du Christ.


La religion | ou l’art de mêler les cartes


illustration: (inconnu)

La religion a été définie pour la première fois par Cicéron comme « le fait de s’occuper d’une nature supérieure que l’on appelle divine et de lui rendre un culte ». Dans les langues où le terme est issu du latin religio, la religion est le plus souvent envisagée comme ce qui concerne la relation entre l’humanité et Dieu. Dans le Coran, le terme dîn, qui peut être considéré comme équivalent de celui de religion, désigne avant tout les prescriptions de Dieu. En chinois, le terme zōng jiào (宗教), inventé au début du XXe siècle pour traduire celui de religion, est connoté de l’idée d’un enseignement pour une communauté. Enfin, le bouddhisme est considéré comme une religion alors qu’il semble n’y être question ni de Dieu, ni de nature divine.


peinture: Pieter Bruegel

Il n’existe pas aujourd’hui de définition qui convienne à tout ce que l’usage permet d’appeler religion. La religion peut être comprise comme une manière de vivre et une recherche de réponses aux questions les plus profondes de l’humanité, en ce sens elle se rapporte à la philosophie. Mais elle peut aussi être vue comme ce qu’il y a de plus contraire à la raison et jugée synonyme de superstition. Elle peut être personnelle ou communautaire, privée ou publique, liée à la politique ou vouloir s’en affranchir. Elle peut aussi se reconnaître dans la définition et la pratique d’un culte, d’un enseignement, d’exercices spirituels et de comportements en société.


illustration: (inconnu)

La religion fait l’objet de recherches universitaires en sciences humaines. Les disciplines telles que l’histoire, la sociologie, l’anthropologie ou la psychologie, étudient des phénomènes ou des faits dits religieux sans pour autant s’appuyer sur une définition qui correspondrait de manière homogène à tout ce qui est ainsi étudié. Selon Pierre Gisel, la question de savoir ce qu’est une religion est une question ouverte : faut-il se contenter de penser que les religions ont toujours une forme institutionnelle avec un clergé, des pasteurs, des imams, des moines ou des gourous, ou considérer aussi comme de la religion les pratiques de développement personnel touchant des domaines allant du sport à la philosophie, ainsi que ce que les libraires regroupent sous le terme générique d’ésotérisme?


photo: (inconnu)

La question de savoir ce qu’est la religion est aussi une question philosophique, la philosophie pouvant y apporter des éléments de réponse, mais aussi contester les évidences des définitions qui en sont proposées. La notion de religion peut être enfin l’objet d’élaborations théologiques, chaque religion pouvant avoir sa propre appréciation de ce qu’il convient d’appeler religion.

source: Wikipédia


Une papauté aveugle au vent du changement


photo: (inconnu)