mon regard sur notre monde / pour des éléments d'exploration, d'information et de réflexion

liberté d'expression

Un cocktail explosif


photo: (inconnu)


Le “grand tonnerre” de Montréal


source: Reuters


source: Radio-Canada

Plusieurs de rouge vêtus parmi une foule évaluée entre 200,000 et 300,000 personnes de tous âges et de tous milieux pour appuyer le mouvement de contestation étudiant face à la hausse décrétée par le gouvernement des frais de scolarité universitaire et contre la loi spéciale destinée à restreindre le droit de manifester.


“Un grand tonnerre” | à Montréal le 22 mai 2012


source: YouTube

Toutes et tous à la Place des Festivals, à Montréal, mardi le 22 mai 2012 à 14h00.

Un texte de Christian Nadeau, professeur de philosophie à l’Université de Montréal. Interprété par Christian Bégin et Dominique Leduc.
Montage audio/video: Eric Robertson et Bérénice Steevenson.
Musique: “East Hastings” par Godspeed You! Black Emperor


a posteriori … Liberté à la chinoise


photo: Deng-Yujiao


Déconstruction psychique


source: Reporters sans frontières


Seïf Al-Islam Kadhafi, le fils de son papa


photo: (inconnu)

Dans la vie de tous les jours.


photo: (inconnu)

Dans son déguisement occidental.


capture d’écran: télévision nationale lybienne

Dans le sillage de la folie du père, menaçant “de faire couler des rivières de sang à travers le pays”, lors d’une allocution télévisée, le 20 février dernier.


Un botté bien senti…


photo: (inconnu)


La Libye en crise de démocratie


photo: (inconnu)

Mouammar Kadhafi
Profession: dictateur


source: libyafeb17.com


source: libyafeb17.com


source: libyafeb17.com

Les événements se bousculent rapidement au fil des heures. Les morts et les blessés s’accumulent. Les forces de Kadhafi sont impitoyables avec les manifestants qui sont autant des “gens du peuple” que des juges ou des avocats. Les Libyens n’en peuvent plus de cette dictature vieille de 42 ans. Comme les Égyptiens avant eux. Et les Tunisiens auparavant. Et comme, en même temps, au Yémen, à Bahrein et en Algérie.

Vous ne connaissez pas Mouammar Kadhafi? C’est sur Wikipédia: Mouammar Kadhafi

Pour suivre la situation presqu’en direct: libyafeb17.com

Pour entendre des messages transmis par des Libyens: audioBoo


Liberté de presse


source: Reporters sans frontières

“Commencez à vous battre pour la liberté de presse avant de la perdre.”


Protestation et auto-immolation

photo: (inconnu)

photo: (inconnu)

Heo Se-uk, un Sud-Coréen célibataire de 54 ans, chauffeur de taxi pendant 16 ans et membre d’un syndicat, s’est immolé le 1er avril 2007 à Séoul afin de protester contre l’Accord de libre-échange signé entre les États-Unis et la Corée du Sud. Il a survécu deux semaines à des brûlures au troisième degré (qui couvraient 63% de son corps) avant de décéder d’une infection le 15 avril suivant.

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photo: (inconnu)

Comme forme de protestation, l’auto-immolation n’est pas seulement ancienne, mais d’actualité et toujours dramatique (on pense à Mohamed Bouazizi, en Tunisie, qui s’est immolé le 17 décembre dernier et est décédé le 4 janvier des suites de ses blessures). Le plus vieux cas d’auto-immolation recensé date de 1936.

Pour la période de 1963 à 2002, l’année 1990 a été la pire alors que 227 personnes se sont immolées. Il faut noter que de ce nombre, 223 étaient originaires de l’Inde et que leur geste de protestation concernait l’inéquité exercée envers les castes basses.

Durant la même période, l’Inde a connu le plus grand nombre de gens immolés (47.8% du total), suivie du Vietnam (17.3%), de la Corée du Sud (8.1%) et des États-Unis (5.4%). D’autres pays et peuples se partagent les 114 autres cas sur un total de 533.

sources:
aa-1177.blogspot.com english.hani.co.kr (site internet du journal sud-coréen The Hankyoreh dont la mission journalistique est de représenter les points-de-vue du peuple autant que de défendre la liberté de la presse)

“Making Sense of Suicide Missions”, ed. Diego Gambetta, Oxford University Press, 2005 (données de Michael Biggs)

Wikipédia

sur le même sujet, sur citizen zoo: Le désespoir d’un immigré

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photo: (inconnu)

Les médias du monde arabe font état presque chaque jour de nouvelles tentatives d’immolation par le feu, illustration du désespoir que ressentent nombre de citoyens d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient.

Karim Prakzad, chercheur à l’Institut de relations internationales et stratégiques de Paris, relève qu’on n’a jamais vu une telle vague de tentatives de suicide dans le monde arabe: «Les moines bouddhistes s’immolaient par le feu pendant la guerre du Vietnam. On a aussi vu beaucoup de femmes faire la même chose en Afghanistan. Mais rien de tel dans les pays arabes.»

L’interdit absolu qui frappe le suicide dans l’islam renforce encore la symbolique des tentatives des dernières semaines, note M. Prakzad, qui lie directement ces actes à la révolution tunisienne. Il insiste cependant sur le fait qu’il est impossible de savoir exactement ce qui se passait dans la tête des personnes concernées.


photo: (inconnu)

«Les événements là-bas ont révélé les souffrances d’une grande partie de la population des autres pays arabes en raison de l’exclusion économique, politique et sociale», souligne M. Prakzad.

Dans le quotidien algérien El Watan, une psychologue, Nacéra Sadou, souligne que l’immolation par le feu doit être vue comme une tentative «de se réapproprier le droit d’apparaître, une façon d’exister, de dire «je suis là»» dans une société muselée. L’autodestruction devient la seule manière de «s’exprimer puisque l’accès à la parole est impossible», dit-elle.

Dans la même veine, le président du mouvement citoyen tunisien Byrsa, Selim Ben Hassen, a expliqué que l’immolation constitue un désaveu ultime du gouvernement: «La personne qui se suicide dit qu’elle ne croit même plus à la capacité des dirigeants de l’aider.»

Un désaveu extrêmement puissant politiquement et difficile à contrer, au dire de Rodger Baker, du centre de recherche privé américain Stratfor. «L’immolation renvoie intrinsèquement à l’idée du martyre. Elle signifie que l’on est prêt à s’infliger de grandes douleurs pour les autres ou pour la cause», souligne-t-il.


photo: (inconnu)

Dans un long article publié par Foreign Policy, un chercheur américain rattaché à l’Université de l’Alabama, Adam Lankford, dit qu’il ne faut pas prêter trop rapidement d’intentions politiques précises aux personnes qui ont tenté de s’immoler. Plusieurs d’entre elles, souligne-t-il, n’ont laissé aucun document ou message pour préciser le sens de leur geste. Or, ils l’auraient certainement fait s’ils avaient visé à organiser sciemment une «protestation politique».

Bien que ces actes puissent revêtir après coup une portée symbolique importante, ils peuvent être d’abord et avant tout le reflet de prédispositions suicidaires, selon lui.

Les liens entre politique et suicide demeurent quand même significatifs, dit-il. «Un gouvernement est au moins partiellement responsable de la santé psychologique de sa population. Quand les citoyens perdent foi dans leurs dirigeants, dans le caractère juste et équitable du système, dans leur capacité de surmonter l’adversité, ils perdent espoir, et le désespoir est l’une des causes de suicide les plus fréquentes.»

adapté de: Marc Thibodeau / La Presse


La guerre des mondes


photo: (inconnu)

«Les structures auxquelles je m’attaque sont des opposants de taille, mais je ne peux échapper au son de la souffrance. Quand je serai vieux, je trouverai peut-être du confort dans un labo, à discuter doucement avec des étudiants, durant une belle soirée d’été, et j’accepterai la souffrance avec insouciance. Mais pas maintenant. Les hommes au zénith de leur vie, s’ils ont des convictions, se doivent d’agir.»

Julian Assange, fondateur de WikiLeaks


Assange pris au filet


photo: Stefan Rousseau

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, recherché par la justice suédoise relativement à des allégations de « viol, d’agression sexuelle et de coercition », a été arrêté mardi par la police britannique. Assange a ensuite comparu devant un juge qui a rejeté sa demande de libération sous caution. Il restera en détention jusqu’au 14 décembre.

Assange nie avec véhémence les allégations dont il est l’objet. Il a déjà soutenu qu’elles étaient sans fondement et a laissé entendre qu’il était victime d’une machination orchestrée par le Pentagone. L’arrestation d’Assange se produit au moment où WikiLeaks révèle au compte-gouttes des notes diplomatiques américaines qui s’avèrent embarrassantes pour Washington.


source: Getty Images

Son avocat a dit s’inquiéter d’une possible extradition de son client vers les États-Unis s’il devait être confié à la police suédoise. De son côté, le procureur suédois en charge de l’enquête pour viol, Marianne Ny, a assuré mardi qu’il n’est nullement question d’extrader Julian Assange. “Je n’ai pas émis un mandat d’arrêt européen contre lui pour qu’il soit extradé vers les Etats-Unis”, a-t-elle dit lors d’une conférence de presse à Göteborg, en Suède, selon l’agence TT.

Jusqu’à nouvel ordre, Assange ne fait face à aucune accusation aux États-Unis. L’homme soupçonné de lui avoir remis les notes diplomatiques, le spécialiste du renseignement militaire Bradley Manning, y est cependant détenu depuis six mois. L’arrestation de Julian Assange est le plus récent épisode d’une saga qui donne lieu à des théories du complot. Le fondateur de WikiLeaks, qui nie tout, a lui-même dénoncé une manoeuvre du Pentagone destinée à détruire le site Internet.

Mark Stephens, l’avocat de Julian Assange, avec les journalistes.

source: Splash News

Tout a commencé le 20 août dernier, lorsque deux femmes âgées de 25 à 35 ans se sont adressées à la police suédoise pour rapporter leur agression, mais sans porter plainte. Les autorités ont cependant jugé les allégations assez importantes pour saisir la justice. Un mandat d’arrêt contre Julian Assange a alors été lancé à la demande de la procureure Marie Häljebo Kjellstrand. Moins de 24 heures plus tard, la procureure générale, Eva Finne, avait toutefois annulé le mandat, faute de preuves. Une des présumées victimes se serait retrouvée avec Julian Assange dans un appartement du quartier Södermalm, à Stockholm. Elle a raconté avoir été victime d’agression. L’autre femme affirmait avoir été violée dans une autre ville dans la même soirée, à Enköping.

En novembre, la procureure chargée du dossier, Marianne Ny, a finalement demandé au tribunal de Stockholm d’arrêter M. Assange en raison de soupçons pesant sur lui. “La raison de cette décision est que nous devons l’interroger”, avait-elle expliqué.


capture d’image du site interpol.int

Un porte-parole de WikiLeaks, Kristinn Hrafnsson, a fait savoir que l’arrestation d’Assange ne changeait aucunement ce qui était planifié. “Tout développement concernant Julian Assange ne modifie en rien les plans que nous avons relativement aux publications d’aujourd’hui et des jours suivants”, a-t-il déclaré.

adapté de: Agence France Presse, Associated Press et Reuters

l’arrestation de Julian Assange racontée par guardian.co.uk


Pas touche aux gendarmes!


Louis de Funès – 1964
source: AMLF

Il insulte des gendarmes sur Facebook: trois mois ferme

(AFP) – 1 oct. 2010

BREST — Un homme de 19 ans qui avait insulté des gendarmes sur Facebook a été condamné vendredi à trois mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Brest, a-t-on appris auprès du parquet.

En janvier, à la suite d?un contrôle routier à l’issue duquel il avait dû rentrer à pied, le jeune homme avait publié sur Facebook des propos injurieux envers les gendarmes du Faou (Finistère). Les militaires étaient tombés par hasard sur ces insultes restées en ligne durant trois mois.

Les propos injurieux ont été considérés comme un “outrage public” par le tribunal qui a également condamné l’homme, absent à l’audience, à verser 1.200 euros de dommages et intérêts aux gendarmes.

Internet sans Frontières, association travaillant à la promotion de la liberté d’expression sur internet, a déploré dans un communiqué la “sévérité inédite” de la peine, relevant qu’il s’agit de “la première fois en France qu’un individu est condamné à de la prison ferme pour ce type de faits”.

AFP

Julian Assange victime de menaces de mort

“Les menaces de mort à notre encontre sont de notoriété publique. Mais nous prenons les précautions adéquates dans la limite de ce que nous sommes capables de faire face à une super puissance.”
Julian Assange


photo: (inconnu)

Le fondateur du site WikiLeaks, Julian Assange, a fait état vendredi dans un forum en ligne de «menaces de mort» à son encontre qui ont conduit son équipe à prendre des mesures de sécurité renforcées.

«Les menaces de mort à notre encontre sont de notoriété publique. Mais nous prenons les précautions appropriées dans la limite de ce que nous sommes capables de faire face à une superpuissance», a expliqué M. Assange lors d’échanges par écrit avec les utilisateurs du site du quotidien britannique The Guardian.

Julian Assange est recherché par la Suède et visé par un mandat d’arrêt d’Interpol dans le cadre d’une enquête pour «viol et agression sexuelle» en 2008 en Suède.

Sa traque coïncide avec la publication par WikiLeaks le site internet spécialisé dans la publication de documents secrets dont il est le fondateur- de milliers de notes diplomatiques américaines.

Pour les nombreux États embarrassés par les révélations de WikiLeaks, Julian Assange et son site font désormais figure d’ennemi public numéro 1.

«J’ai toujours considéré que WikiLeaks était appelé à joué un rôle mondial», a fait valoir le responsable du site créé en 2007. «Je pensais qu’il faudrait deux années et non quatre pour que la reconnaissance de ce rôle soit acquise. Nous sommes donc un peu en retard sur ce calendrier et avons donc encore beaucoup de travail devant nous», a-t-il poursuivi.


illustration: (inconnu)

Le fondateur de WikiLeaks a également assuré que certains des mémos actuellement en la possession de l’équipe du site faisaient référence à la vie extraterrestre, sans fournir d’autres précisions.

«Il faut noter que dans une partie des archives que nous n’avons pas encore publiées, il est fait référence aux Ovnis», a-t-il écrit, en réponse à une question sur ce sujet.

Victime de nouvelles cyber-attaques, WikiLeaks a trouvé refuge vendredi en Suisse alors que Washington cherche à stopper ces fuites qui, selon Moscou, «montrent le cynisme» de sa diplomatie.

L’avocat londonien de WikiLeaks, Mark Stephens, a déclaré à l’AFP que «quelqu’un, probablement un acteur étatique, a pris le contrôle de centaines de milliers d’ordinateurs vulnérables dans le monde, et les fait tous se connecter simultanément» au site afin de le mettre en panne.

Selon lui, ces tentatives «sophistiquées» font partie d’un plan plus général visant à réduire au silence son fondateur, Julian Assange.

L’Australien de 39 ans se trouverait selon plusieurs médias britanniques en Angleterre. Selon son avocat, qui ne confirme pas cette information, la police britannique et les autorités suédoises ont les moyens de le joindre depuis plusieurs semaines.

Agence France-Presse
Londres


“War logs”: la traque U.S. de Wikileaks/Assange


source: Twitter

A barrage of cyber-attacks forced EveryDNS.net withdrew its service to Wikileaks. Wikileaks registered in Switzerland and was back online within hours. EveryDNS.net is an American company that provides domain names for about 500,000 websites.

source: timesofindia.indiatimes.com

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They seek it here, they seek it there, the Americans seek it everywhere, wanting to finish off the website that’s put the diplomatic world in a fearful scare. But like the damned, elusive Scarlet Pimpernel, the whistleblower website keeps surfacing in a new place every few hours after it is ousted from a host, a transparent heaven to some, a ratting hell to others.

While much of the world’s political and diplomatic community is being tortured by the drip-drip-drip of cable leaks from the website, the US is haring after the site in a cat-and-mouse game even as the leaks claimed its first prominent victim on Friday. An aide to the German foreign minister Guido Westerwelle was sacked after it transpired he was the source of some information contained in a leaked cable.

source: timesofindia.indiatimes.com

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photo: Toru Hanai

Serveurs et hébergement

Pour fonctionner, un site Internet a besoin de l’équivalent d’un ou de plusieurs gros disques durs pour pouvoir enregistrer ses données : codes, textes, images, vidéos… Ces disques durs sont appelés “serveurs”. Ces derniers se louent auprès d’hébergeurs, qui abritent jusqu’à plusieurs milliers de serveurs dans des grandes salles nommées “data centers”. Les data centers d’OVH sont situés principalement à Roubaix.

Toutes les pages d’un site n’ont pas forcément besoin d’être abritées par un seul et unique hébergeur, même s’il s’agit de la pratique la plus courante. De même, ce n’est pas parce qu’un site est français qu’il doit obligatoirement être hébergé en France. Chaque internaute est libre d’utiliser les services d’un hébergeur étranger.

source: lemonde.fr

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En France…

La société roubaisienne OVH n’héberge pas la totalité des serveurs de WikiLeaks. D’après ZDNet, ces derniers se partageraient entre la France, la Suède et les Etats-Unis. Plus précisément, la société suédoise Bahnhof a confirmé à ZDNet qu’elle hébergeait deux serveurs de WikiLeaks. “Nous leur fournissons uniquement des ressources et n’avons aucun contrôle sur leur contenu ou la façon dont ils gèrent leur trafic”, a précisé la porte-parole de l’hébergeur. Toujours selon le site spécialisé, Bahnhof héberge la page Collateralmurder.com, qui contient la vidéo d’un hélicoptère de l’armée américaine tirant sur des civils irakiens.

OVH héberge, quant à lui, les pages WikiLeaks.ch et Cablegate.wikileaks.org, qui contient les fameux câbles diplomatiques. Les pages des War Logs (carnets de guerre) d’Irak et d’Afghanistan seraient hébergées aux Etats-Unis par le Massachusetts Institute of Technology, selon ZDNet, qui n’a pas encore pu avoir confirmation officielle de la part de celui-ci. Les pages en question sont actuellement sous le coup d’une cyber-attaque.

En parallèle, des groupes d’internautes à travers le monde se sont mobilisés pour héberger sur leurs propres serveurs des “sites-miroirs” de WikiLeaks, c’est-à-dire la copie exacte du site original. Plusieurs de ces initiatives proviennent de France, comme pour le miroir Wikileaks.fdn.fr.


Julian Assange sur le fil de fer


caricature: PTK

Le 11 juin dernier, Daniel Ellsberg, qui s’est rendu célèbre en publiant en 1971 les « Pentagon Papers » (qui révélèrent comment les États- Unis intensifièrent délibérément la guerre du Vietnam), faisait part de ses craintes pour le journaliste australien Julian Assange: « Lorsque je considère la situation d’Assange, je comprends qu’ils [les hommes du Pentagone, ndlr] craignent qu’il ne révèle d’autres menaces. Il a mis son existence en danger. Et je le dis avec inquiétude. …  À la place d’Assange, je me ferais oublier en n’informant personne de ma nouvelle adresse… »

adapté de: bakchich.info


WikiLeaks et quotidiens collaborent


source: Reuters

Plutôt que de tout mettre en ligne comme à leur habitude, les responsables de WikiLeaks ont accepté de se conformer aux «règles du jeu» fixées par les grands journaux qui diffusent, depuis quelques jours, les détails marquants des 250 000 télégrammes diplomatiques américains obtenus par l’organisation.

«Ils savaient qu’ils ne pouvaient rien faire eux-mêmes avec les documents, qu’ils ne pouvaient pas simplement les mettre sur leur site. Ils auraient eu des morts sur la conscience», a expliqué hier Rémi Ourdan, journaliste du Monde chargé de superviser le traitement des télégrammes au prestigieux quotidien français.

Le Monde et quatre autres grands journaux avec lesquels WikiLeaks fait affaire ont obtenu que l’information dont la diffusion pouvait mettre certaines personnes en danger soit retirée des documents publiés.


source: AFP

Ils ont aussi établi que WikiLeaks ne révélerait que le contenu des télégrammes qui serviraient directement de base à leurs articles, à mesure que ceux-ci seraient diffusés.

C’est ce qui explique que seule une poignée des 250 000 télégrammes ait été dévoilée jusqu’à maintenant, contrairement à ce que laissent entendre plusieurs comptes rendus médiatiques, note M. Ourdan.

La publication des articles devrait durer encore «plusieurs jours», souligne sans plus de précision le représentant du Monde, qui insiste sur le caractère exceptionnel de l’exercice journalistique mené pour en arriver là.

«Ça fait 20 ans que je fais ce métier et je n’ai jamais rien vu de tel. Il y a eu un partage d’information incroyable», relate-t-il.


source: AP

120 journalistes

Environ 120 journalistes, dont une vingtaine du Monde, ont étudié les documents pendant «plusieurs semaines» pour en extraire les données importantes et écarter les renseignements peu sérieux tout en veillant, au besoin, à en protéger les sources, souligne M. Ourdan.

Le Monde, qui a pris grand soin d’expliquer longuement sa démarche dans son numéro d’hier, a insisté sur le fait qu’il relevait de sa mission de prendre connaissance et d’analyser «avec responsabilité» les documents de WikiLeaks.

L’annonce de la divulgation du contenu des télégrammes diplomatiques américains a néanmoins suscité une véritable levée de boucliers dans la classe politique française, tant à gauche qu’à droite.


source: AFP

Le porte-parole du gouvernement, François Baroin, a déclaré que les actions de Wikileaks portent atteinte «à l’autorité des États» et «mettent en danger des hommes et des femmes qui travaillent à la sécurité de leur pays».

Les médias français se montrent aussi, en large majorité, des plus critiques. Le Figaro, dans un éditorial paru hier, dénonce la «tyrannie de la transparence» imposée par Wikileaks, faisant écho aux propos du gouvernement.


source: CBS

Discours «hypocrite»?

M. Ourdan note que le Figaro est assez «hypocrite» puisque, dans sa livraison d’hier, il critique durement WikiLeaks en éditorial et en première page, mais reprend largement les révélations du Monde dans ses pages intérieures.

Une large part des réactions négatives que l’on entend en France repose sur l’idée que les 250 000 télégrammes émanant du réseau diplomatique américain viennent d’être diffusés en ligne sans autre considération, ce qui n’est pas le cas, répète-t-il.

«Je pense que, après quelques jours, l’attention accordée au côté «pirate» de WikiLeaks va s’estomper et que les gens vont voir que ce qui est important, c’est le traitement fait par les journaux», souligne le journaliste du Monde.

Marc Thibodeau
La Presse

site: WikiLeaks


Julian Assange | l’homme par qui vit la vérité


photo: Mark Chew

Julian Assange est l’homme qui se cache derrière WikiLeaks, le site qui a rendu publics les 92 000 rapports de mission sur la guerre en Afghanistan [cette information fait, ce 26 juillet, la une du New York Times, du Guardian et du Spiegel]. C’est lui qui a fondé l’autoproclamé “service de renseignement du peuple”, qui a publié plus d’un million de documents confidentiels, d’informations militaires top secret jusqu’au courrier électronique piraté de Sarah Palin.


photo: Mark Chew

Lancé début 2007, avec pour mission de changer le monde en abolissant le secret officiel, le site a diffusé les SMS des personnes qui allaient périr dans les attentats du 11 septembre 2001, les échanges controversés entre les scientifiques spécialisés dans le changement climatique à l’université d’East Anglia et la vidéo dite du “meurtre collatéral” montrant des soldats américains en train de tuer des civils non armés à Bagdad. A la pointe du journalisme numérique, il peut revendiquer “plus de scoops en trois ans d’existence que le Washington Post en trente”, si l’on en croit le gourou d’Internet Clay Shirky.

A la différence des médias traditionnels, WikiLeaks a jusqu’ici échappé à la censure en s’installant en Suède, pays où des lois très strictes protègent les personnes qui dénoncent les abus. Ainsi, les documents relatifs aux activités du courtier en pétrole Trafigura [condamné dans l’affaire des déchets toxiques du Probo-Koala, en Côte d’Ivoire], que The Guardian s’est vu empêcher de publier, ont fini peu après sur WikiLeaks.


photo: Mark Chew

Non que les gouvernements et les grandes entreprises n’aient pas tenté de fermer le site – Assange assure avoir remporté plus de 100 procès intentés contre WikiLeaks depuis son lancement. “Pour repousser ces attaques et pour garantir la sécurité de nos sources, nous avons dû disséminer nos biens, tout crypter et déplacer souvent les systèmes de télécommunications et notre personnel un peu partout dans le monde”, confie-t-il.

Cet Australien à la voix douce, aux cheveux blancs en bataille, est un homme discret. Il n’évoque jamais son parcours – il est né en 1971, a grandi à Melbourne et a été condamné pour piratage informatique quand il était adolescent – et on ne sait pas où il habite. Il se réfugierait volontiers au Kenya, en Suède ou en Islande.


photo: Mark Chew

Assange a dû se cacher, il y a quelques mois, après l’arrestation d’un analyste de renseignement américain ayant affirmé avoir envoyé sur son site 260 000 télégrammes incendiaires du département d’Etat à propos des guerres d’Irak et d’Afghanistan. WikiLeaks assure que ses fondateurs comprennent des dissidents chinois, des hackers, des programmeurs informatiques et des journalistes, mais Assange en reste l’élément moteur. Son site a remporté le prestigieux prix Amnesty Media pour avoir révélé les centaines de meurtres qu’aurait commis la police kényane. Aujourd’hui, il aide des députés islandais à établir un bastion de la liberté de la presse dans le monde.

Les Etats et les grandes entreprises ne sont pas seuls à attaquer ce site. D’aucuns lui reprochent de manquer de discernement et de n’être soumis à aucun contrôle. Ce à quoi Assange répond : “Quand les Etats cesseront de torturer et de tuer des gens, et quand les grandes entreprises cesseront de violer les lois, alors peut-être pourra-t-on se poser la question de savoir si les militants de la liberté d’expression doivent rendre des comptes.

source du texte: courrierinternational.com / 26.07.2010 / traduit de guardian.co.uk

site: WikiLeaks

Mise à jour:

WikiLeaks divulgue cette fois 251 287 communications échangées entre 270 antennes diplomatiques américaines et le département d’État à Washington. Elles sont rendues publiques durant toute la première semaine de décembre 2010.


Vers quoi?


photo: Emeric Lhuisset


Iran: le choix de l’espérance


photo: (inconnu)


Quand on est potes…


caricature: (inconnu)


OverBlog et l’anonymat des blogueurs


source: over-blog.com

Merci à OverBlog pour sa prise de position face à notre anonymat. citizen zoo appuie entièrement le mouvement d’opposition qu’il a créé. Il serait intéressant que WordPress intervienne dans le même sens…


Chers blogueurs,

Il y a quelques jours, le sénateur Jean-Louis Masson a déposé une proposition de loi visant à imposer à tous les blogueurs de ne plus écrire sous un pseudo mais sous son vrai nom, avec une obligation d’afficher ses coordonnées. Une “solution” abusive, qui ne repose sur aucune donnée concrète ni aucune étude, face à un problème qui s’attaque encore une fois à la liberté d’expression sur Internet.

Ayant toujours mis un point d’honneur à défendre, avec conviction, vos droits de blogueurs, OverBlog a réagit rapidement en publiant une lettre ouverte au sénateur Masson pour lui signifier les raisons de notre opposition.

Une pétition initiée par les principaux acteurs de la blogosphère (Wikio, Mozilla, OverBlog, Blogspirit, Canalblog, la Quadrature du Net, Reporters Sans Frontières et TypePad) a été lancée et peut être signée par tous chez Wikio.

Nous vous invitons à lire notre lettre ouverte et cet appel (pétition) pour la défense du droit à l’anonymat sur Internet, afin de mieux comprendre cette situation et notre réaction. Merci à tous ceux qui souhaiteront y prendre part pour défendre ce droit qui est le votre !

>> Lire également la réaction de Frédéric Montagnon, PDG d’OverBlog, sur son blog

source: over-blog.com


Life as in Tehran | December 26, 2009


source: YouTube via iran.blog.lemonde.fr

Voici une vidéo intéressante prise depuis un bus qui nous montre le grand nombre de forces de l’ordre, à pied et en moto, présentes aujourd’hui dans le centre de Téhéran. Puis, en apercevant un manifestant se faire arrêter, les passagers du bus commencent à huer, et scandent :
“Ce mois est celui du sang, Yazid est renversé”
source: iran.blog.lemonde.fr


26 décembre 2009: suivez en direct les manifestations en Iran


photo: (inconnu)

Aujourd’hui et demain ont lieu en Iran les commémorations religieuses de Tassoua et de l’Ashoura, en hommage à la mort en martyr de l’Imam Hossein il y a 1300 ans, Imam adulé en Iran et symbole de la résistance contre le despotisme. Une nouvelle fois, l’opposition iranienne à la réélection du présidence Ahmadinejad a décidé de détourner cette événement officiel en manifestation contre le gouvernement iranien. D’autant plus qu’aujourd’hui, cette date tombe en même temps que le 7è jour suivant la mort du Grand Ayatollah dissident Montazeri, jour célébré dans l’Islam chiite. Ses funérailles, lundi dernier, avaient donné lieu à des affrontements entre opposition et forces de l’ordre. Je vous propose donc de suivre en direct, comme si vous y étiez, les manifestations qui frappent aujourd’hui le pays.
source: iran.blog.lemonde.fr

lien en direct: Dentelles et tchador