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Californie

Adieu, Ravi Shankar | शांति गुरु में आराम करो, अपनी आत्मा को अपनी नई यात्रा पर तेजी से हो सकता है.नमस्ते. (Rest in peace master, May your soul be speedy on its new journey. Namaste.)

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photo: (inconnu)

Le maître Indien du sitar, Ravi Shankar, qui a influencé de nombreux artistes occidentaux, dont les Beatles (par George Harrison) et les Rolling Stones (par Brian Jones), est décédé à l’âge de 92 ans en ce 12 décembre 2012.

@Brian Roylance
Ravi Shankar, le maître, et George Harrison, l’élève.

photo: Brian Roylance

Père de la chanteuse de jazz Norah Jones, Ravi Shankar est décédé dans un hôpital de San Diego (Californie) où il s’était rendu pour subir une opération chirurgicale.

Ravi Shankar, qui vivait en Californie, était né dans la ville sacrée de Bénarès, sur les bords du Gange, le 7 avril 1920. Il venait d’une famille de brahmanes, la plus haute caste dans la société hindoue.

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Ravi Shankar et George Harrison

photo: (inconnu)

George Harrison, des Beatles, devint son élève dans les années 1960 et tous deux collaborèrent ensuite sur plusieurs projets, notamment lors d’un concert pour le Bangladesh en 1971.

texte adapté de l’Agence France-Presse


source: YouTube

Ravi Shankar au centre, accompagné d’un joueur de tabla (à gauche) et d’une femme jouant avec un tanpura, à droite.

Démonstration de l’art du sitar par Ravi Shankar dans le cadre du Dick Cavett Show. Une pièce musicale courte, pour l’occasion, les pièces jouées habituellement par le maître ayant facilement plus de 15 minutes.

On comprendra la complexité de jouer de cet instrument quand on sait que le sitar utilisé par Ravi Shankar comporte 20 cordes, réparties comme suit:
– 13 cordes sympathiques accordées selon les notes du râga.
– 4 cordes de jeu, dont 3 cordes de jeu (MA SA PA) accordées pour permettre le jeu sur trois octaves, et une quatrième qui permet des effets sur une quatrième octave basse (kharaj).
– 3 cordes de bourdon rythmique (cikârî).

source des infos techniques: Wikipédia

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source: raincitymusic.com

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source: raincitymusic.com

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Le temps qui passe


1982


1987


1992


1997


2002


2007


2012

photos: courtoisie de John Wardlaw

Cinq copains photographiés sur la même plage à Copco Lake (Californie), à cinq années d’intervalle, de 1982 à 2012. Et ils comptent continuer ce rituel jusqu’à leur mort.

Toujours de gauche à droite: John Wardlaw, Mark Rumer, Dallas Burney, John Molony et John Dickson.

L’histoire (en anglais) de cette amitié sur CNN



Des armes qui ne tueront pas… ou plus


photo: Thierry Vivier

Par l’entremise d’un programme mis sur pied par la ville de Los Angeles (Californie) en mai 2010 appelé “Gun Buyback Program”, les citoyens se voient remettre des bons d’achat d’une valeur de 100.00$ (75 euros) pour chaque arme rapportée. Lors de cette journée du samedi 8 mai 2010, 1,698 armes à feu, dont plus de 100 fusils d’assaut, ont été données à la ville. Mais combien restent encore en circulation? Selon les estimations, il y aurait environ 250 millions d’armes en circulation aux États-Unis.

D’autres initiatives du même genre ont eu lieu dans d’autres villes à d’autres moments: “Gun Buyback Program” sur Wikipedia (en anglais)

adapté de: dailynews.com


source: gunspictures.net

Mais malgré ce programme, combien d’armes restent encore en circulation?

– Selon plusieurs études, il y a au moins 200 millions d’armes en circulation aux États-Unis pour 300 millions d’habitants. Et environ 45% des foyers américains en possèdent au moins une.

– En 2008, les fabricants d’armes américains ont produit 1,4 million de pistolets, 432,000 revolvers, 1,6 million de carabines, 753,000 fusils et 176,000 autres armes à feu. Seules 245,000 de ces armes ont été exportées, selon les statistiques les plus récentes du Bureau fédéral de l’alcool, du tabac et des armes à feu (ATF).

– Les armes à feu sont responsables d’environ 30,000 décès chaque année aux Etats-Unis (dont plus de la moitié de suicides, et plus de 10,000 meurtres). Selon la Brady Campaign (anti-armes), 300 personnes sont blessées ou tuées chaque jour par une arme à feu. Parmi elles, 67 mineurs sont touchés et neuf tués chaque jour. La National Rifle Association (NRA, pro-armes) conteste ce chiffre et affirme que le risque qu’un enfant meure d’un coup de feu accidentel est d’un sur un million.

– Selon la Brady Campaign, les armes coûtent 100 milliards de dollars à la société américaine chaque année en revenus perdus à la suite des décès, frais médicaux pour soigner les blessés et frais de justice et de détention pour punir les criminels.

– Depuis 1994, une loi fédérale impose aux armuriers de vérifier les antécédents de toute personne acquérant une arme. Elle en interdit l’achat aux condamnés pour crime, aux toxicomanes, aux auteurs de violences conjugales, aux individus souffrant de déficiences mentales.

– Les réglementations varient d’un État à l’autre. Certains, mais pas tous, interdisent la vente aux mineurs, ou imposent un délai de réflexion avant l’achat pour limiter les geste passionnels. D’autres prévoient un entraînement spécial ou l’inscription sur un registre avant d’autoriser le port d’arme.

source: Agence France-Presse


Le vertige? Connais pas.


photo: Chin Jimmy

Le rocher El Capitan dans le parc de Yosemite Valley (Californie). C’est la falaise entière la plus haute du monde. Elle s’élève à plus de 1,000 mètres au-dessus du fond de la vallée.


Quand le feu frappe… – 1


photo: (inconnu)

… en Australie …


photo: Eduardo Contreras

… en Californie …


photo: Chris Carlson

… encore en Californie …


photo: David McNew

… de nouveau en Californie …


photo: (inconnu)

… dans un quartier anonyme …


photo: (inconnu)

… en Espagne …


photo: (inconnu)

… ou n’importe où …


photo: Kevork Djansezian

… il ne reste plus grand chose …


photo: David McNew

… sinon rien.


Robert Doisneau sous le soleil de la Californie

autoportrait: Robert Doisneau

Exposition à Paris d’un reportage oublié du grand photographe dans l’Amérique des milliardaires.

Doisneau, le poète de la banlieue, chez les milliardaires du Nouveau Monde… « Pourquoi m’a-t-on envoyé à Palm Springs, Californie ? Pour faire des photos de golf. Je sais tout juste qu’il faut envoyer très loin, sur le gazon vert, une petite balle blanche dans un trou à peine assez grand pour la recevoir» , note dans son livre de souvenirs ce «Parisien de proximité» qui fit l’hommage du petit peuple, le «gentil de Gentilly» comme le baptisent ses fans. Mirage dans l’objectif ! «On vient ici de très loin, même les palmiers sont venus du Mexique par la route, et les graines de gazon, qui avaient tendance à s’envoler au vent de la nuit, ont été fixées au sol grâce à une pluie de colle tombée des hélicoptères. »


Les cygnes gonflables © atelier Robert Doisneau

Le 19 novembre 1960, Robert Doisneau, reporter photographe, débarque en Amérique pour le magazine Fortune. Cette première transatlantique tout en couleurs devrait créer une onde de choc.


© atelier Robert Doisneau

Pilier de la Fiac, Claude Bernard expose dans sa galerie 50 photos inédites. «Doisneau porte un regard un peu étonné, enfantin, amusé, sur cette Amérique gâtée, sur ces femmes engoncées dans leurs chinchillas en pleine chaleur du désert, poursuit Claude Bernard. Il y a toujours sa malice et son empathie pour l’être humain. Il y a aussi une note gouailleuse et mélancolique, un côté Piaf appliqué au Nouveau Monde.» À l’occasion de cette exposition, des tirages de ces photos oubliées ont été réalisés à dix exemplaires chacune et sont mis en vente de 3 000 à 5 500 euros. Cette opération laisse circonspects les puristes qui ne jurent que par les tirages d’époque, les vintages.


La voiture bleue © atelier Robert Doisneau

«Tombé sur la planète Mars»

«Robert s’est envolé pour la Californie, peu ravi d’apprendre qu’il devait d’abord aller photographier les milliardaires de Palm Springs et Jerry Lewis à Hollywood», a raconté dans ses carnets, son ami, le violoncelliste Maurice Baquet. «Sur les terrains qui bordaient les espaces verts, note Doisneau le soir venu, on avait bâti des résidences qui allaient du chalet suisse à la pagode chinoise, comme autant de fantasmes et de souvenirs de voyage. À l’intérieur, des couples âgés, très riches, qui s’ennuyaient.  Je revois ce septuagénaire mélancolique qui avait réalisé le rêve de sa vie : après avoir travaillé avec quatre téléphones sur son bureau, il possédait non pas une mais deux piscines, séparées par une glace. L’une pour l’été, l’autre pour l’hiver (…) Les rhumatismes étaient venus le jour de la mise en eau.» Observateur moqueur, il est plus bienveillant qu’un Martin Parr dont il annonce la palette saturée et la verte critique sociale.


Les balcons © atelier Robert Doisneau

Drôle de mandat pour ce photographe engagé – jamais inscrit au Parti communiste – qui travailla pour La Vie ouvrière jusqu’à son entrée à l’hôpital en 1993. «Ce n’est pas antinomique , répond sans faux-semblants sa fille Francine Deroudille, qui gère avec sa sœur, Annette Doisneau, l’Atelier Doisneau. Il répondait aux commandes, sans penser un seul instant faire une œuvre. Son personnage de photographe social est un peu caricatural. À Palm Springs, il a eu le sentiment d’être tombé sur la planète Mars. C’était une population qu’il n’avait pas l’habitude de photographier. Mais il a été séduit par leur gentillesse, leur décontraction. Même si, ne parlant pas un mot d’anglais, la communication était réduite.»


Détente pastelle © atelier Robert Doisneau

«Photographier, c’était d’abord un boulot pour Doisneau. Un métier qu’il faisait avec sa démarche modeste, sans prétendre jouer les artistes», rappelle en photographe de terrain Olivier Beytout qui vient d’exposer ses images d’Haïti à l’Hôtel-de-Ville de Paris. «C’est un autre visage de Doisneau, renchérit l’experte Agnès de Gouvion Saint-Cyr. Il a su magnifier l’homme ordinaire par son objectif et jouer de la simplicité comme d’un atout.» Cette globe-trotteuse de la photo reste plus sensible aux «images poignantes à la tristesse contenue» comme Mademoiselle Anita, assise les bras croisés au fond d’un bar. Doisneau, il y en a, en fait, pour tous les goûts.


La grande rue © atelier Robert Doisneau

Du noir et blanc à la couleur

Difficile d’imaginer Doisneau en couleurs. «Je ne connaissais pas cette série que j’ai découverte par hasard, en prenant l’avion, dans le portfolio d’Air France Magazine », raconte Agnès Sire, directrice de la Fondation Cartier-Bresson où l’exposition Doisneau a accueilli 40 000 visiteurs déjà. En bon inspecteur général pour la photographie, Agnès de Gouvion Saint-Cyr les connaissait, mais c’est la série des « tatouages » en noir et blanc qu’elle a fait entrer dans les collections du Cnap (Centre national des arts plastiques).


La piscine aux parasols © atelier Robert Doisneau

«Mon père adorait la couleur, souligne sa fille cadette, Francine Deroudille. Il était excité par ce nouveau médium, mais deux facteurs ont freiné son enthousiasme, comme d’ailleurs celui de Boubat ou d’Izis : le coût dissuasif pour ces reporters désargentés et la pérennité de leurs images. Ils avaient le sentiment de travailler sur du sable.»


source: 20minutes.fr

Doisneau a utilisé trois appareils – un Rolleiflex, un Leica et un Hasselblad – pour son reportage californien. Et surtout, deux types de pellicules, l’Ektachrome, qui a viré avec les ans, et la Kodachrome qui est restée parfaite et qui a servi à l’étalonnage des tirages. «Nous avons scanné l’Ekta, poursuit Francine Deroudille, puis nous l’avons travaillée au scan pour retrouver le code couleurs de Doisneau.»


Les bigoudis du peintre © atelier Robert Doisneau

«Tous les photographes de cette époque ont fait un peu de couleur pour répondre aux commandes des journaux, y compris Cartier-Bresson, explique Agnès Sire. Après, ils ont décidé ou non que ces images feraient partie de leur œuvre.À la mort de HCB, il a été décidé d’arrêter tout tirage.»


La veste rouge © atelier Robert Doisneau

Exposition du 1er avril au 1er juin 2010  à la galerie Claude-Bernard (7-9, rue des Beaux-Arts, Paris 75006). Le livre «Palm Springs 1960», avec les textes de Jean-Paul Dubois, est publié par Flammarion (30 €)

Par Valérie Duponchelle
Grand reporter service Culture, Le Figaro Nouveaux Médias

Quand brûle la Californie – 3

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photo: (inconnu)

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photo: (inconnu)

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photo: (inconnu)

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photo: (inconnu)

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photo: (inconnu)

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photo: Gabriel Bouys

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photo: (inconnu)