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WikiLeaks

Irak | Bilan non définitif


source: Twitter

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La guerre des mondes


photo: (inconnu)

«Les structures auxquelles je m’attaque sont des opposants de taille, mais je ne peux échapper au son de la souffrance. Quand je serai vieux, je trouverai peut-être du confort dans un labo, à discuter doucement avec des étudiants, durant une belle soirée d’été, et j’accepterai la souffrance avec insouciance. Mais pas maintenant. Les hommes au zénith de leur vie, s’ils ont des convictions, se doivent d’agir.»

Julian Assange, fondateur de WikiLeaks


“Collateral murder”

Apache AH-64

source: airforceworld.com

capture d’image sur YouTube

La guerre, c’est parfois facile comme un jeu vidéo. La bavure aussi. Les 39 minutes de vidéo rendues publiques le 5 avril dernier par le site WikiLeaks.org -qui s’est fait une spécialité de révéler les documents que les autorités voudraient garder secrets- en sont la plus éclatante démonstration, avec une scène de la guerre ordinaire à Bagdad, il y a trois ans, au cours de laquelle un hélicoptère américain tire comme des lapins un groupe comprenant deux journalistes de Reuters et deux enfants.


source: WikiLeaks via YouTube

Voici la vidéo intégrale, qui dure 39 minutes et qui se regarde comme un mauvais remake d’ “Apocalypse Now” : les occupants de l’hélico de type Apache lancent des “yeah” de joie quand leurs cibles sont touchées, et n’hésitent pas à ouvrir le feu sur des hommes visiblement désarmés qui viennent s’occuper des victimes du premier engagement.

WikiLeaks a fait un gros coup avec cette vidéo. L’incident, dans les rues de Bagdad, s’est produit en juillet 2007 et a été présenté comme un affrontement avec des insurgés armés, ce que ces images n’accréditent pas, même si la présence d’une ou plusieurs armes semble exacte.


source: dowzocalypse.com

Depuis, l’agence Reuters, dont deux employés irakiens figurent au nombre de la douzaine de victimes de cet incident, tente d’obtenir des explications du département américain de la Défense et a essayé d’obtenir, sans succès, cette vidéo tournée par l’hélicoptère en recourant au Freedom of information Act, la loi qui permet à un citoyen d’accéder à des informations officielles. Ce recours n’a pas abouti, la vidéo étant classée “secret défense”.


source: airforceworld.com

Le ministère de la Défense à Washington a confirmé l’authenticité de la vidéo diffusée par WikiLeaks, qui contredit certaines des informations diffusées à l’époque par ses propres porte-paroles. L’armée américaine avait alors affirmé que l’hélicoptère était intervenu en appui à des troupes au sol engagées dans un échange de tirs avec des insurgés, ce que les images ne confirment absolument pas.


source: dowzocalypse.com

WikiLeaks, qui dit avoir reçu cette vidéo et des documents annexes de la part de “lanceurs d’alerte” (“whistle-blowers”) au sein de l’institution militaire américaine, a ouvert un site spécial dédié à cette affaire, au titre sans ambiguïtés : CollateralMurder.com (“Meurtre collatéral”).

Sur ce site, on peut notamment trouver la “timeline” des échanges verbaux entre l’hélicoptère et son quartier général au sol, qui donne le feu vert pour tirer à deux reprises sur ces petits bonshommes qui bougent sur un petit écran au milieu d’un quartier d’habitations. Les hommes “semblent” détenir une Kalachnikov et un lance-roquettes RPG. Certains échanges sont surréalistes, comme lorsque l’unité terrestre appelée à la rescousse découvre un enfant blessé parmi les victimes et que l’un des intervenants sur le réseau commente : “C’est leur faute s’ils amènent leurs enfants sur le champ de bataille.”


capture d’image sur YouTube

Cette vidéo illustre parfaitement le risque de ce type de situations, où l’insécurité permanente et le risque d’attentats ou d’embuscades conduisent à tirer sans certitudes, sans respect des “règles d’engagement” contrairement à ce qu’avait déclaré le département de la Défense à l’époque des faits. Elle confirme la manière dont le Pentagone mentait tout à fait officiellement sous l’administration Bush (et sous Obama?) pour couvrir ses bavures sur le terrain.

Elle montre surtout la perte d’humanité chez ces soldats qui finissent par trouver du plaisir à toucher leur cible, comme dans un jeu vidéo sans importance, ou à rejeter sur les autres le fait qu’un enfant figure parmi les victimes. Cette déshumanisation est accentuée par la puissance technologique, le fait de vivre la guerre par l’intermédiaire d’un écran.


source: abutamam.blogspot.com

Le site WikiLeaks, une organisation à but non lucratif qui s’est illustrée par quelques scoops retentissants avec la divulgation de documents classifiés, a annoncé récemment qu’il avait des problèmes de financement en raison de la baisse des contributions due à la crise. Le site a pourtant fait la preuve de sa validité en publiant en trois ans d’existence quelque 1,2 million de documents, en révélant quelques affaires délicates, tout en maintenant un niveau élevé de vérification de ses informations. Le site a été récemment qualifié de “menace pour l’armée” par le Pentagone : c’était bien vu !

adapté de: rue89.com

à consulter: collateralmurder.com


Julian Assange: “Person of the year” Poll


source: jetlib.com


Assange pris au filet


photo: Stefan Rousseau

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, recherché par la justice suédoise relativement à des allégations de « viol, d’agression sexuelle et de coercition », a été arrêté mardi par la police britannique. Assange a ensuite comparu devant un juge qui a rejeté sa demande de libération sous caution. Il restera en détention jusqu’au 14 décembre.

Assange nie avec véhémence les allégations dont il est l’objet. Il a déjà soutenu qu’elles étaient sans fondement et a laissé entendre qu’il était victime d’une machination orchestrée par le Pentagone. L’arrestation d’Assange se produit au moment où WikiLeaks révèle au compte-gouttes des notes diplomatiques américaines qui s’avèrent embarrassantes pour Washington.


source: Getty Images

Son avocat a dit s’inquiéter d’une possible extradition de son client vers les États-Unis s’il devait être confié à la police suédoise. De son côté, le procureur suédois en charge de l’enquête pour viol, Marianne Ny, a assuré mardi qu’il n’est nullement question d’extrader Julian Assange. “Je n’ai pas émis un mandat d’arrêt européen contre lui pour qu’il soit extradé vers les Etats-Unis”, a-t-elle dit lors d’une conférence de presse à Göteborg, en Suède, selon l’agence TT.

Jusqu’à nouvel ordre, Assange ne fait face à aucune accusation aux États-Unis. L’homme soupçonné de lui avoir remis les notes diplomatiques, le spécialiste du renseignement militaire Bradley Manning, y est cependant détenu depuis six mois. L’arrestation de Julian Assange est le plus récent épisode d’une saga qui donne lieu à des théories du complot. Le fondateur de WikiLeaks, qui nie tout, a lui-même dénoncé une manoeuvre du Pentagone destinée à détruire le site Internet.

Mark Stephens, l’avocat de Julian Assange, avec les journalistes.

source: Splash News

Tout a commencé le 20 août dernier, lorsque deux femmes âgées de 25 à 35 ans se sont adressées à la police suédoise pour rapporter leur agression, mais sans porter plainte. Les autorités ont cependant jugé les allégations assez importantes pour saisir la justice. Un mandat d’arrêt contre Julian Assange a alors été lancé à la demande de la procureure Marie Häljebo Kjellstrand. Moins de 24 heures plus tard, la procureure générale, Eva Finne, avait toutefois annulé le mandat, faute de preuves. Une des présumées victimes se serait retrouvée avec Julian Assange dans un appartement du quartier Södermalm, à Stockholm. Elle a raconté avoir été victime d’agression. L’autre femme affirmait avoir été violée dans une autre ville dans la même soirée, à Enköping.

En novembre, la procureure chargée du dossier, Marianne Ny, a finalement demandé au tribunal de Stockholm d’arrêter M. Assange en raison de soupçons pesant sur lui. “La raison de cette décision est que nous devons l’interroger”, avait-elle expliqué.


capture d’image du site interpol.int

Un porte-parole de WikiLeaks, Kristinn Hrafnsson, a fait savoir que l’arrestation d’Assange ne changeait aucunement ce qui était planifié. “Tout développement concernant Julian Assange ne modifie en rien les plans que nous avons relativement aux publications d’aujourd’hui et des jours suivants”, a-t-il déclaré.

adapté de: Agence France Presse, Associated Press et Reuters

l’arrestation de Julian Assange racontée par guardian.co.uk


Julian Assange victime de menaces de mort

“Les menaces de mort à notre encontre sont de notoriété publique. Mais nous prenons les précautions adéquates dans la limite de ce que nous sommes capables de faire face à une super puissance.”
Julian Assange


photo: (inconnu)

Le fondateur du site WikiLeaks, Julian Assange, a fait état vendredi dans un forum en ligne de «menaces de mort» à son encontre qui ont conduit son équipe à prendre des mesures de sécurité renforcées.

«Les menaces de mort à notre encontre sont de notoriété publique. Mais nous prenons les précautions appropriées dans la limite de ce que nous sommes capables de faire face à une superpuissance», a expliqué M. Assange lors d’échanges par écrit avec les utilisateurs du site du quotidien britannique The Guardian.

Julian Assange est recherché par la Suède et visé par un mandat d’arrêt d’Interpol dans le cadre d’une enquête pour «viol et agression sexuelle» en 2008 en Suède.

Sa traque coïncide avec la publication par WikiLeaks le site internet spécialisé dans la publication de documents secrets dont il est le fondateur- de milliers de notes diplomatiques américaines.

Pour les nombreux États embarrassés par les révélations de WikiLeaks, Julian Assange et son site font désormais figure d’ennemi public numéro 1.

«J’ai toujours considéré que WikiLeaks était appelé à joué un rôle mondial», a fait valoir le responsable du site créé en 2007. «Je pensais qu’il faudrait deux années et non quatre pour que la reconnaissance de ce rôle soit acquise. Nous sommes donc un peu en retard sur ce calendrier et avons donc encore beaucoup de travail devant nous», a-t-il poursuivi.


illustration: (inconnu)

Le fondateur de WikiLeaks a également assuré que certains des mémos actuellement en la possession de l’équipe du site faisaient référence à la vie extraterrestre, sans fournir d’autres précisions.

«Il faut noter que dans une partie des archives que nous n’avons pas encore publiées, il est fait référence aux Ovnis», a-t-il écrit, en réponse à une question sur ce sujet.

Victime de nouvelles cyber-attaques, WikiLeaks a trouvé refuge vendredi en Suisse alors que Washington cherche à stopper ces fuites qui, selon Moscou, «montrent le cynisme» de sa diplomatie.

L’avocat londonien de WikiLeaks, Mark Stephens, a déclaré à l’AFP que «quelqu’un, probablement un acteur étatique, a pris le contrôle de centaines de milliers d’ordinateurs vulnérables dans le monde, et les fait tous se connecter simultanément» au site afin de le mettre en panne.

Selon lui, ces tentatives «sophistiquées» font partie d’un plan plus général visant à réduire au silence son fondateur, Julian Assange.

L’Australien de 39 ans se trouverait selon plusieurs médias britanniques en Angleterre. Selon son avocat, qui ne confirme pas cette information, la police britannique et les autorités suédoises ont les moyens de le joindre depuis plusieurs semaines.

Agence France-Presse
Londres


“War logs”: la traque U.S. de Wikileaks/Assange


source: Twitter

A barrage of cyber-attacks forced EveryDNS.net withdrew its service to Wikileaks. Wikileaks registered in Switzerland and was back online within hours. EveryDNS.net is an American company that provides domain names for about 500,000 websites.

source: timesofindia.indiatimes.com

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They seek it here, they seek it there, the Americans seek it everywhere, wanting to finish off the website that’s put the diplomatic world in a fearful scare. But like the damned, elusive Scarlet Pimpernel, the whistleblower website keeps surfacing in a new place every few hours after it is ousted from a host, a transparent heaven to some, a ratting hell to others.

While much of the world’s political and diplomatic community is being tortured by the drip-drip-drip of cable leaks from the website, the US is haring after the site in a cat-and-mouse game even as the leaks claimed its first prominent victim on Friday. An aide to the German foreign minister Guido Westerwelle was sacked after it transpired he was the source of some information contained in a leaked cable.

source: timesofindia.indiatimes.com

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photo: Toru Hanai

Serveurs et hébergement

Pour fonctionner, un site Internet a besoin de l’équivalent d’un ou de plusieurs gros disques durs pour pouvoir enregistrer ses données : codes, textes, images, vidéos… Ces disques durs sont appelés “serveurs”. Ces derniers se louent auprès d’hébergeurs, qui abritent jusqu’à plusieurs milliers de serveurs dans des grandes salles nommées “data centers”. Les data centers d’OVH sont situés principalement à Roubaix.

Toutes les pages d’un site n’ont pas forcément besoin d’être abritées par un seul et unique hébergeur, même s’il s’agit de la pratique la plus courante. De même, ce n’est pas parce qu’un site est français qu’il doit obligatoirement être hébergé en France. Chaque internaute est libre d’utiliser les services d’un hébergeur étranger.

source: lemonde.fr

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En France…

La société roubaisienne OVH n’héberge pas la totalité des serveurs de WikiLeaks. D’après ZDNet, ces derniers se partageraient entre la France, la Suède et les Etats-Unis. Plus précisément, la société suédoise Bahnhof a confirmé à ZDNet qu’elle hébergeait deux serveurs de WikiLeaks. “Nous leur fournissons uniquement des ressources et n’avons aucun contrôle sur leur contenu ou la façon dont ils gèrent leur trafic”, a précisé la porte-parole de l’hébergeur. Toujours selon le site spécialisé, Bahnhof héberge la page Collateralmurder.com, qui contient la vidéo d’un hélicoptère de l’armée américaine tirant sur des civils irakiens.

OVH héberge, quant à lui, les pages WikiLeaks.ch et Cablegate.wikileaks.org, qui contient les fameux câbles diplomatiques. Les pages des War Logs (carnets de guerre) d’Irak et d’Afghanistan seraient hébergées aux Etats-Unis par le Massachusetts Institute of Technology, selon ZDNet, qui n’a pas encore pu avoir confirmation officielle de la part de celui-ci. Les pages en question sont actuellement sous le coup d’une cyber-attaque.

En parallèle, des groupes d’internautes à travers le monde se sont mobilisés pour héberger sur leurs propres serveurs des “sites-miroirs” de WikiLeaks, c’est-à-dire la copie exacte du site original. Plusieurs de ces initiatives proviennent de France, comme pour le miroir Wikileaks.fdn.fr.


Julian Assange sur le fil de fer


caricature: PTK

Le 11 juin dernier, Daniel Ellsberg, qui s’est rendu célèbre en publiant en 1971 les « Pentagon Papers » (qui révélèrent comment les États- Unis intensifièrent délibérément la guerre du Vietnam), faisait part de ses craintes pour le journaliste australien Julian Assange: « Lorsque je considère la situation d’Assange, je comprends qu’ils [les hommes du Pentagone, ndlr] craignent qu’il ne révèle d’autres menaces. Il a mis son existence en danger. Et je le dis avec inquiétude. …  À la place d’Assange, je me ferais oublier en n’informant personne de ma nouvelle adresse… »

adapté de: bakchich.info